TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE
cédera à l'action du ressort qui tend constamment ît léloigner de réleclro-aimanl. En établissant et interrompant successivement plusieurs fois de suite le courant à Paris, on donnera lieu à un mouvement de va-et-vient de la pièce de fer, qiii est en présence de rélectro-aimant à Rouen, et l'on pourra se servir de ce mouvement pour produire les signes qu'on voudra. Tel est le principe de la télégraphie électrique.
Les appareils destinés à appliquer ce principe sont très divers. Nous décrirons, comme exemple, le télégraphe à cadran, qui est assez employé. La^g. 635 représente un télégraphe de ce genre disposé spécialement par M. Froment, de manière à en faciliter la démonstration. Le cadran de droite est installé dans le lieu où se trouve la pile qui fournit l'électricité ; celui de gauche est placé dans le second lieu, avec lequel on veut correspondre. Les deux fils fl, 6 sont en communication avec les deux pôles de la pile, le premier a avec le pôle positif, et le second h avec le pôle négatif. Lorsque le courant est établi, il part du pôle positif, passe par le fil a, et vient se rendre dans le montant métallique c; de là il traverse la roue d, descend par le montante, et quitte le premier appareil par le fil f. Ce couratnt pénètre dans le second appareil par le fil /■', suit ce fil qui s'enroule autour d'un électro-aimant situé en arrière, vient passer en g, puis retourné en traversant la pièce h, ■ et quitte le second appareil par le fil k. Enfin il revient en k^ dans le premier appareil, traverse la pièce \, et aboutit au pôle négatif de la pile par le fil &.
Pour établir et interrompre successivement le courant, il suffit de* faire tourner la roue d, en saisissant le bouton m que porte l'aiguille fixée à son axe. Cette roue est garnie de dents qui viennent successivement rencontrer des espèces de cames fixées aux extrémités des montants c, e ; elle ne peut tourner qu'autant que ses dents repoussent les cames, en faisant fléchir les pièces c, e. Les choses sont disposées de manière que la roue d touche toujours la pièce c par une de ses dents, quelle que soit la position qu'on lui donne; tandis que la came de la pièce e se trouve entre deux dents de la roue d, sans toucher ni l'une ni l'autre, chaque fois que l'aiguille correspond à une des lettres que porte le cadran. Il en résulte que le courant électrique ne passe pas le long du fil, tant que l'aiguille est arrêtée sur une des lettres, puisqu'il y a solution de continuité entre la roue d et le montant e. Lorqu'on fait tourner l'aiguille, pour l'amener d'une lettre à la suivante, de la lettre X à la lettre Y par exemple, une des dents de la roue vient toucher la came de la pièce e, puis l'abandonne presque aussitôt; ce contact
690 EMPLOI DE l'Électricité comme moteur.