‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 19 sur 169 · CABESTAN · texte numérisé non relu

CABESTAN

rement sur son contour. La chaipente qui porte les deux coussinets, el qui est simplement posée sur le sol, doit rester immobile pendant la manœuvre du cabestan : à cet effet elle est reliée par des cordes à des piquets so- •lidement enfoncés en terre. Comme ( le tour est ordinairement • très peu élevé, et que le câble sur lequel on doit exercer une force de traction est souvent 1res long, il serait difficile d'opérer, comme on l'a dit ^'^^' ^^'

dans le paragraphe précédent, en enroulant le câble de plus en plus sur la surface du tour : aussi agit-on autrement. On fait faire au câble deux ou trois fois le tour du cylindre, puis on en remet l'extrémité libre entre les mains d'un homme , fig. 66 , qui la tire avec une force suffisante pour empêcher le câble de glisser. De cette manière, lorsque des hommes agissent sur les extrémités des leviers, pour faire tourner le cabestan, le câble est entraîné par simple adhérence, et tandis qu'il s'enroule d'un côté, il se déroule de l'autre ; il n'y a donc jamais que la même quantité de câble qui soit enroulée. Pour faciliter l'adhérence du câble sur la surface du tour, et présenter un plus grand obstacle à ce qu'il puisse glisser, on pratique souvent des cannelures longitudinales sur celte surface.

Quant à la relation qui existe entre la résistance vaincue et la force appliquée à l'extrémité d'un des leviers, pour vaincre cette résistance, on la trouvera de même que lorsqu'il s'agissait d'un tour à axe horizontal. On observera seulement que la force de traction exercée par Thomme qui tient la partie du câble qui se déroule fait équilibre à une portion égale de la résistance totale à vaincre ; l'excédant de cette résistance sera mis en équilibre par une force 8, 10 ou 42 fois plus petite, agissant à l'extrémité d'un des leviers, si ce levier est 8, 10 ou 4 2 fois plus long que le rayon du tour. Si, au lieu d'un seul homme agissant sur un des leviers, il y en a plusieurs qui poussent autant de leviers , ils n'auront à eux tous à exercer que la même pression totale ; c'est-à-dire que la somme des forces qu'ils appliqueront aux différents leviers sera égale à là force que devrait appliquer un seul homme pour vaincre la même résistance.

§ 57. BoveAehevniM. — Pour extraire des pierres de carrières souterraines qui communiquent par des puits verticaux avec la surface du sol, on emploie fréquemment des treuils, sur lesquels on

Fig. 67,

agit à l'aide de grandes roues à chevilles, au lieu de leviers, fig. 67. On voit un grand nombre de ces roues aux environs de Paris. Pour manœuvrer cette machine, plusieurs ouvriers montent sur

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