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COURROIE SANS FIN

Umbour, qu'on désigne souvent sous le nom de poulie folle, n'est pas fixé à l'arbre qui le traverse, et peut, au contraire, tourner librement sur cet arbre; la courroie le fait donc tourner seul, sans que l'arbre participe à son mouvement , et la meule s'arrête.

Lorsqu'on voudra remettre la meule en mouvement, on n'aura qu'à pousser vers la droite l'extrémité G du levier CDE, la courroie se replacera comme elle était d'abord, et obligera la meule à tourner.

Afin de nous

rendre compte de la manière dont les forces agissent, par l'intermédiaire des courroies sans fin, nous imaginerons qu'on veuille faire monter un poids P, fig, 70, attaché aune corde qui s'enroule sur un treuil A, Pour cela on agit sur la F^' manivelle B, qui fait tourner le tambour C, et le mouvement de rotation se communique au treuil, par la courroie MN.

La courroie doit être tendue dans toute sa

longueur, afin qu'il se produise, entre sa face intérieure et les surface des tambours, une adhérence qui l'empêche de glisser sur ces surfaces : mais la tension n'est pas la même partout. Pour que le

56 MACHINES A l'État d'équilibre.

poids P soit soulevé , il faut que le brin M , qu'on nomme le brin moteur, soit plus tendu que le brin N : l'excès de la première tension sur la seconde est une force qui agit tangentiellement au tambour D, et qui fait équilibre au poids P. D'une autre part, ce même excès de tension est une résistance, appliquée tangentiellement au tambour C, et qui doit être vaincue par la force F, appliquée à la manivelle. Si lô bras de la manivelle est double du rayon du tambour C, la différence des tensions des brins M et N sera double de la force F ; cette différence de tensions, agissant sur le tambour D, produira donc le même effet qu'une force égale à F agissant sur une manivelle B', dont le bras serait double du rayon du tambour D. Ainsi, que la force F agisse sur la manivelle B, pour faire tourner le treuil par l'intermédiaire de la courroie, ou bien qu'elle agisse sur la manivelle B', de manière à le faire tourner directement , elle sera capable de vaincre exactement le môme poids P.

Remarquons maintenant que les longueurs des bras des manivelles B et B' sont dans le même rapport quo les rayons des tambours C et D, et nous verrons que l'emploi de la courroie sans fin , comme intermédiaire , produit le même effet , pour l'action de la force F, qu'une augmentation du bras de levier de cette force, dans le rapport des rayons dos tambours C et D. En sorte que, si le rayon du tambour D est double, triple, quadruple, etc., du rayon du tambour C, la force F sera capable de soulever un poids P double, triple, quadruple, etc., de celui qu'elle soulèverait , si elle agissait sur la même manivelle B, appliquée directement au treuil. Il n'est pas nécessaire d'ajouter que, si le rayon du tambour D était plus petit que celui de l'autre tambour, la force F ferait équilibre à un poids plus faible que si elle agissait directement sur le treuil, à l'aide de la même manivelle.

§ 59. Roues dentéesy on Enffrenai^es. — Les roues dentées sont destinées, comme les courroies sans fin, à transmettre le mouvement de rotation d'un arbre à un autre ; on les emploie dans le cas où les deux arbres, étant parallèles, sont suffisamment rapprochés l'un de l'autre, et aussi lorsque les arbres ne sont pas parallèles.

Pour communiquer le mouvement d'un arbre tournant à un autre arbre qui lui est paral- Fig. 71. lèie, et qui en est très voisin, on pourrait se

contenter d'adapter à ces deux arbres deux tambours dont les surfaces se touchent, fig. 74 . Si ces deux tambours étaient sufBsamment serrés l'un contre l'autre, il se produirait, entre leurs surfaces,

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