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GRUE

que de 20"^ . Observons enfin que l'axe du pi^on porte deux manivelles, une à chaque bout ; si deux hommes agissent ensemble sur ces deux manivelles, chacun d'eux n'aura à exercer qu'une pression do 4 0" .

On voit aisément que, d'après la disposition de cette chèvre, les tensions des haubans, qui maintiennent la partie supérieure du mât, ne sont jamais très grandes.

§ 62. Grue. ~ La grue est destinée, comme la chèvre, à élever des corps très pesants; elle se compose, de même, d'un treuil et d'une ou plusieurs poulies. Une corde s'enroule sur le treuil, s'en détache, passe sur les poulies, puis descend verticalement pour saisir le fardeau à élever; ou bien encore elle passe sous la gorge dune poulie mobile qui supporte ce fardeau, et vient ensuite, en remontant, s'attacher à un point fixe. Mais en outre, toute la machine peut tourner autour d'un axe vertical ; en sorte que, lorsque le fardeau a été élevé à une hauteur convenable, on peut le faire mouvoir horizontalement, en faisant tourner la grue.

La/îgf. 80 représente une grueconstruiterécemmentparM. Gavé pour le port de Brest. La fig.S\ montre le mécanisme de cette gruo vue par derrière, et à une échelle plus grande. A est le treuil sur lequel s'enroule la corde. B est une roue dentée fixée à l'axe du treuil, et qui tourne en même temps que lui ; elle porte 66 dents. Un pignon C engrène avec cette roue; il porte 4 4 dents. A l'axe de ce pignon est fixée une roue dentée D, de 54 dents, qui est presque complètement cachée dans la fig. 80. Un pigjion E, de 9 dents, en • grène av^ la roue D. Enfin une roue dentée F, également de 54 dents, est fixée à l'axe de ce pignon. Les axes des roues D et F sont placés au même niveau, en sorte que le second cache le premier, sur la fig. 81. Au-dessous de ces deux roues, on aperçoit un axe GH, qui passe en avant de la partie inférieure de la roue D, et en arrière do la partie inférieure de la roue F : cet axe, muni d'r.ne manivelle à chacune de ses extrémités, porte deux pignons K, L, de chacun 9 dents, qui, dans la position actuelle, n'engrènent avec aucune des deux roues D et F. Si on le fait glisser dans le sens de sa longueur, vers la droite, le pignon K engrènera avec la roue D ; si au contraire on fait glisser cet axe vers la gauche, le pignon L engrènera avec la roue F. L'axe GH est maintenu dans chacune de ces trois positions différentes par un levier à contre-poids M, qui peut tourner autour du petit axe N, et dont l'une des extrémités, recourbée en forme de crochet, vient s'engager entre des saillies disposées à cet eflet sur l'axe GH. Dans la position actuelle des pignons K, L, si l'on fait tourner les deux manivelles, le mouvement ne se transmettra à au-

cune roue, et le treuil ne tournera pas. Lorsque le pignon K engrènera avec la roue D, les manivelles feront tourner le treuil; par l'intermé-

Fig. 81. Fig. 80. {Échelle de 1 centimètre pour mctre,)

diaire des roues B, D, et des pignons C, K; le pignon E et la roue F tourneront, mais sans servir à rien : les choses se passeront comme si ce pignon et cette roue n'existaient pas. Enfin lorsque le pignon L engrènera avec la roue F, les manivelles feront tourner le treuil, par l'intermédiaire des roues B, D, F, et des pignons C, E, L. Voyons comment on pourra trouver la grandeur de la force qui devra être appliquée à chaque manivelle, pour soulever un fardeau d'un poids connu. Nous admettrons pour cela que le bras de chaque

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