‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 51 sur 169 · CHOC DB UEUX CORPS · texte numérisé non relu

CHOC DB UEUX CORPS

par le choc; elle redescend , sous Faction de la pesanteur, et vient choquer la bille A : alors elle s'arrête, la bille A remonte jusqu'au point d'où on l'avait laissée tomber précédemment, et le mouvement se continue ainsi indéfiniment, jusqu'à ce qu'il soit détruit par les résistances provenant de l'air et da mode de suspens/on des billes.

Si, au lieu de deux hilleSy on en suspend w plus grand nombre a côté l'une de l'autre, sept par exemple, et <Joon écarte la première de sa position à équilibre, /î(^. 468, le choc qu'elle produira, en retombant, donnera lieu à un effet fwnarquable. D'après ce qu'on vient devoir, lechoc de la première bille sur la seconde, sil n'y en avait pas d'antres, ferait passer dans cette seconde ^ille toute la vitesse de la première , qui se trouverait par là réduite >u repos ; admettons qu'il en soit encore ainsi. Dès lors la seconde I^He, que ce premier choc fait passer brusquement de l'état de repos ^ létal de mouvement, va choquer la troisième, et lui transmettre la totalité de sa vitesse. A la suite de ce second choc, la seconde bille se ■prouvera donc en repos ; elle n'aura été en mouvement que pendant ' intervalle de temps, excessivement court, qui sépare le premier fhocdu second. On verrait de même que la vitesse passera de la iroisième bille dans la quatrième ; de la quatrième dans la cin- ^éme; et qu'enfin elle sera transmise à la septième, qui, ne rencontrant pas d'obstacle à son mouvement, se mouvra en tournant aniour de son point de suspension. C'est en effet ce qu on observe : en laissant tomber la première bille dune certaine hauteur, on la vo\i s arrêter dès* que le choc a eu lieu, et aussitôt la septième bille P^rt, pour s'élever à la hauteur dont on avait laissé tomber la prei^iére. La dernière bille, en retombant, produit à son tour un choc ^

Fig. 167.

qui la réduit au repos, et qui met en même temps la première bilie

en mouvement, et ainsi de suite. Dans celte expérience, on voit It^^

Flg. 1C8.

cinq billes intermédiaires rester immobiles ; elles ne servenl qu a j transmettre le mouvement de la première bille à la septième, et réciproquement ; et ces deux billes extrêmes se meuvent, comme s'il n'y en avait pas d'autres entre elles.

Cette expérience fait voir , d'une manière bien positive , l'exactitude de ce que nous avons dit sur la communication succe§^ive du mouvement. Si, au moment où la première bille choque la seconde, le mouvement se communiquait instantanément aux six billes qui étaient en repos, les choses se passeraient de même que si la pre-

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