‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 57 sur 169 · INDICATION · texte numérisé non relu

INDICATION

(lu frottement à la pression

dos surfaces en contact.

au dëparl.

pendant leniouvenicut

Bois sur bois, sansenduit, moyennement

» avec enduit de savon sec id.

OJi

» avec enduit de suif. . . id.

Bois sur métaux, sans enduit . . . id.

» avec enduit de suif. . . id.

Courroie sur bois, sans enduit. . . i.d.

» mouillée d'eau id.

Métaux sur métaux, sans enduit. . id.

li avecenduitd'huiled'olive id.

§ 1 27. Késifltance an roulement. — Lorsqu'on cherche à faire rouler un corps cylindrique sur une surface plane et horizontale, on éprouve une résistance : cela provient de la déformation qu'éproH-

vent le corps et la surface sur laquelle il s'appuie , en raison de la pression qui s'exerce aux points de contact. Le cylindre s'aplatit, la surface qui le supporte se àèprime en forme de sillon, et, pour produire le roulement, il faut, pour ainsi dire, à chaque instant, faire monter le cylindre sur un plan incliné .

Coulomb a fait également des expériences , pour déterminer les lois de cette résistance au roulement. Il s'est servi, pour cela, du j moyen suivant. Deux madriers horizontaux, placés à côté l'un de l'autre , laissaient entre eux un 1 espace vide, fig. 178 , un rouleau cylindrique était posé Iransversa- | lemcnt sur ces madriers , et /a pression qu'il exerçait pouvait élro augmentée à volonté, à l'aide de , ticelles a, a, portant des poids égaux à leurs extrémités; enfin, une

Fis. 178.

Fig- 179.

ROiDECR DES CORDES. 16j

ficolle &, enroulée au milieu du rouleau, se terminait par un plateau c, dans lequel on pouvait mettre différents poids. Dans chaque expérience, Coulomb mettait dans )e plateau c des poids suffisants pour produire le roulement : ces poids pouvaient servir de mesure a la résistance au roulement.

Pendant un temps très court, on peut regarder le corps qui roule comme tournant autour de la ligne droite par laquelle il s'appuie. La résistance dont nous nous occupons s'oppose à ce que ce mouvement de rotation se produise, et le corps ne peut se mouvoir qu'autant que la force P, fig. 479, fait équilibre à celte résistance : on voit que la force P agit, pour

cela, à l'extrémité du bras de -Ç-

levier AB. On pourrait faire lexpérience autrement , en remplaçant le poids P par m poids Q qui tirerait le rouleau horizontalement au ]K)int C, à l'aide d'une corde passant sur une poulie : ce poids 0, agissant sur un bras (lu le\ier AC, qui est double lie AB, devra n'être que la moitié do P, pour mettre le rouleau en mouvement, puisque la résistance à vaincre est la môme dans les deux cas. Une force qui agirait sur un bras de levier autre que AB et AC, et qui ferait équilibre à la même résistance au roulement, aurait une valeur différente de Pet de Q, qui dépendrait de la grandeur de son bras de levier. Il résulte des expériences de Coulomb que la force capable de vaincre la résistance au roulement , force que nous supposerons agir toujours sur un même bras de levier, est :

4» Proportionnelle à la pression; 3<> Indépendante du diamètre du rouleau. Celte force varie d'ailleurs suivant la nature de la surface du corps qui roule, et de celle du plan sur lequel se produit le roulement.

II est bien évident que, si la force qui détermine le roulement, au lieu d'agir toujours sur un même bras de levier, était dans tous les cas appliquée horizontalement au centre du rouleau, ou bien a lextrémité supérieure de son diamètre vertical, elle serait inversement proportionnelle à ce diamètre.

§ 428. Roldenr des cordes. — On peut se rendre compte de 'l»*u\ manières différentes do la résistance occasionnée par la roi-

deur des cordes. li est clair d'abord que cette résistance tient à c que, pour enrouler une corde sur une poulie ou sur un tambou! pour lui donner la courbure convenable à cet enroulement, il fai employer une certaine force; une portion de la puissance applique à la machine sert à produire cet efiFet, et est entièrement perdm puisqu'elle ne peut vaincre aucune résistance utile. Mais on pei l'expliquer encore en observant que les deux brins de la corde m sont pas exactement dans les mêmes conditions. Le brin qui s'enroul ne prend pas brusquement la courbure de la poulie; il secourbepro grossi vement, et il en résulte que la portion de ce brin qui est encor rectiligne n'est pas dirigée suivant une tangente à la circonférenc de la poulie, /i{/. 1 80. La direction de la force résistante, à laquelle! puissance doit faire équilibre, passe don* plus loin du centre de la poulie , que s la corde était parfaitement flexible ; celt< force agit sur un plus grand bras de levier, et il en résulte que la puissance doit être plus grande qu'elle n'aurait été sanji cela.

La portion de la puissance qui est abn sorbée par l'effet de la roideur d'une cordel augmente en même temps que la tension de la corde ; mais elle n'augmente pas proportionnellement à cette tension. EHp varie d'ailleurs avec la nature et la gro^'l senr de la corde.

Les courroies sans fin , qui passent sur des tambours, donnent lieu à des résistances du même genre.: § 4 29. Késistatiee des fluides. — Lorsqu'un corps se meut dans un fluide, il éprouve, de la part de ce fluide, une résistance qui tend constamment à diminuer sa vitesse ; cela lient, comme nous l'avons déjà dit, à ce que le corps communique ?onj mouvement aux molécules du fluide qu'il rencontre.

Si l'on compare cette résistance à celle qui est occasionnée par le frottement, on verra qu'elles sont essentiellement différente.^ l'une de l'autre. Lorsqu'on cherche à faire glisser un corps sur une surface, on éprouve une résistance avant que le glissement | ait commencé; cette résistance subsiste pendant le glissement, mais elle est très souvent moindre qu'elle n'était d'abord, et elle ne varie pas d'ailleurs avec la vitesse du corps qui glisse.

Il n'en est pas de même de la résistance des fluides : tant que le corps qu'on considère n'est pas en mouvement, elle ne se ft''

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