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INTRODUCTION

pourra plus reprendre exaclemenl sa forme primitive lorsque lefTort cessera : on dit alors qu'on a dépassé la limite (k l'èlanUcité, Tous les corps solides sont élastiques, mais à des degrés très différents. II en est qui le sont tellement peu, qu'il est difficile de leur appliquer un effort assez faible pour ne pas dépasser la limite dont on vient de parler, et quon peut les regarder comme étant complètement dépourvus d'élasticité : tel est, par exemple, le plomb. D'autres, au contraire, sont très élastiques, tels que lacicr, le caoutchouc.

§ 6. Li«|iiides9 ou flaides iBComprcssibles. — Dans les liquides et les gaz , les molécules sont extrêmement mobiles les unes par rapport aux autres ; le moindre effort les déplace. Cette propriété fait qu'on les confond ensemble sous le nom de fluides.

Si l'on comprime un liquide dans un vase fermé, on éprouve une très grande résistance, et l'on a peine à reconnaître une légère diminution dans le volume du liquide. Cette diminution est tellement faible, qu'on a douté pendant longtemps qu'elle existât réellement: aussi a-t-on désigné les liquides sous le nom de fluides incompressibles. Nous conserverons celte idée de l'incompressibilité des liquides, quoiqu'elle ait été démontrée inexacte, paoce qu'il ne peut pas en résulter d'erreur appréciable dans les applications.

§ 7. Gaz, on fluides élastiiiues. — Si l'on éprouve une très içrande difficulté à diminuer le volume d'un liquide d'une quantité insiofnifiante, par la compression, il n'en est pas de môme d'un gaz. In faible effort suffit pour comprimer, d'une manière trè.s sensible, nn s:az conlenu dans une enveloppe fermée. Une vessie pleine d'air, et dont l'ouverture a été hermétiquement fermée, diminue vi.^iblenent de volume lorsqu'on la serre entre les deux mains. Si, dans »n tube de verre, pg. \y fermé par un bout, on introduit un piston. tnpable de remplir complètement l'ouverture du /^/^^^ :^y^

ti'be, lair conlenu à fin- \j^—-Mr--J~'^:^-^§^^ ^^nf^f l* rieur ne trouvera pas pjg, l,

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lorsqu'on enfoncera le piston dans le tube : en exerçant une pression sur la tige du piston, on verra le volume de cet air diminuer de plus en plus, et l'on pourra ainsi le réduire à une faible fraction ^f ce qu'il était primitivement. Lorsqu'ensuite on abandonnera le piston, lair le repoussera jusque vers l'extrémité du tube en reprenant son premier volume. L'air est donc éminemment compressible et élastique. 11 en est de même de tous les gaz, qui, pour cette raison, ont reçu le nom de fluides élastiques. Lorsque l'air est fortement comprimé, comme dans l'expérience

fi INTRODUCTION*.

qu'on vient d'indiquer, sa température s'élève beaucoup, et si l'on a mis un peu d'amadou sur la face intérieure du piston, il est assez échauffé pour prendre feu. C'est pour cela que l'appareil représenté par Idi fig. 4 se nomme briquet pneumatique, ou briquet à air.

Un litre d'eau étant réduit en vapeur, par l'ébullition dans un vase ouvert, produit 4 696 litres de vapeur, c'est-à-dire que cette vapeur serait capable de remplir un cube dont le côté serait de près do 4 2 décimètres (un cube de 4 2 décimètres de côté contient 4 728 litres; . Si la masse d'eau avait primitivement la forme d'un cube, son côte» aurait été d'un décimètre : on peut concevoir que, dans lepassajço de l'état liquide à l'état gazeux, les molécules de l'eau se soient simplement éloignées les unes des autres, en consenant leurs dispositions relatives ; et puisque le côté du cube doit devenir ainsi de près de 42 décimètres, il en résulte que, dans la vapeur d'eau, les molécules sont près de douze fois plus éloignées les unes des autres que dans l'eau. On voit donc que les dimensions de chaque molécule doivent être très petites relativement aux distances qui les séparent. Il on est de môme pour trus les corps gazeux.

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