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EFFETS DES VOLANTS

Si l'on considère le temps qui s'écoule, depuis le moment où la machine commence à marcher, jusqu'au moment où son mouvement est devenu régulier, on trouvera que le travail moteur est plus ?rand que le travail résistant ; l'excès du premier sur le second a été employé à donner à la machine le mouvement quelle possède à la fin de cet intervalle de temps. Pendant tout le temps de la marche régulière de la machine, le travail moteur sera prédsément égal au rravail résistant. Mais, lorsque la machine quittera son mouvement ré<m]ier pour passer à l'état de repos , le travail résistant deviendra plus grand que le travail moteur, et il le surpassera de toute la quantité dont il en avait été surpassé pendant les premiers instants de la marche de la machine; en sorte que, comme nous l'avons déjà dit, le travail moteur, produit pendant toute la durée du mouvement, est égal au travail résistant correspondant.

§ 435. Effets des volants. — Toutes les fois que le travail moteur est plus grand que le travail résistant, l'excès du premier sur ie second se transforme en mouvement, et il y a accélération dans la vitesse de la machine ; c'est pour que cette accélération ne devienne pas trop grande qu'on emploie les volants. Mais si un volant diminue l'accroissement de la vitesse, il ne diminue pas pour cela l'effet que peut produire cet accroissement. Le surcroît de mouvement, qui est occasionné par la prépondérance du travail moteur sur le travail résistant , se répartit sur une plus grande masse que si le \olant n'existait pas, et c'est ce qui fait que la vitesse ne change pas autant; mais ce surcroît de mouvement, qui s'accumule en grande partie dans la masse du volant, sans que la vitesse de la machine en soit bien sensiblement modifiée, n'en est pas moins capable de (ionner lieu à la production de la même quantité de travail résistant. Sous ce point de vue, on peut dire qu'un volant est vn réservoir de irarail. Lorsque le travail moteur l'emporte sur le travail résistant, le^cès du premier sur le second s'emmagasine dans le volant, sous forme de mouvement; et lorsque l'occasion s'en présente, ce travail, mis en réserve, donne lieu à la production d'une quantité égale de travail résistant.

Si une machine est munie d'un volant, il faudra une plus grande Ibrce pour la mettre en mouvement, et lui faire acquérir une vitesse l'onvenable, que si le volant n'existait pas ; l'excès du travail moteur surietravail résistant, pendant lescommencementsdelamarchedela machine, doit être plus grand qu'il n'aurait été sans cela. Mais nous a\ons vu que cet excès de travail moteur n'est pas perdu ; il est utilisé dans les derniers moments de la marche de la machine, et donne '''iijnnrs lieu à la production d'une quantité égale de travail résistant.

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