MOULINS A FARINE
ont été pendant longtemps mises en mouvement par des hommes ou des animaux. Maintenant elles sont toujours mues, soit par l'eau, soit par le vent, soit par la vapeur. Les /ij/. 206 et 207 représentent la disposition d'un moulin à eau. Une roue hydraulique est mise en mouvement par une chute d eau. Nous ne nous arrêterons pas sur cette roue, sur laquelle nous reviendrons plus loin, pour nous rendre compte de la manière dont l'eau la fait tourner. L'arbre A de la roue hydraulique, /ig. 206, pénètre à 1 intérieur du bâtiment qui renferme le moulin, et communique son mouvement de rotation à un arbre vertical B, à l'aide de roues d'angle. Sur l'arbre B est fixée une grande roue dentée horizontale C ; et cette roue peut communiquer son mouvement à deux meules, par l'intermédiaire de deux autres roues dentées plus petites D,E, /îgf. 207. Chacune de ces deux roues peut glisser le long de l'arbre vertical
Fig. 207.
sur lequel elle est montée, et lorsqu'on l'a amenée ainsi dans la [•osition où elle doit rester, on la fixe sur son arbre à l'aide de coins qu'on introduis entre elle et l'arbre, dans des rainures pratiquées à «•et effet. De cette manière, les roues D, E, peuvent être placées à la hauteur de la grande roue C, afin d'engrener avec elle ; ou bien
â06 APPLICATION A l'ÉTCDÏ DE QUELQUES MACHINES. '
on peut les abaisser au-^lessous de cette roue, pour supprimer la communication de mouvement. La fig. 207 montre la roue D placée i de manière à tourner sous l'action de la roue G; tandis que la roueË, n'engrenant pas avec cette roue C, n'en reçoit aucun mouvement. On peut donc, à volonté, faire marcher les deux meules à la fois, ou bien n'en faire marcher qu'une seule, suivant les besoins. La/îg. 207 montre les deux paires de meules qui correspondent aux deux roues D, £ : mais elle ne les montre pas de ia même manière. La portion de gauche de cette figure est une coupe destinée à faire voir la disposition relative des deux meules, entre lesquelles le grain est broyé. La portion de droite, au contraire, est une élévation qui montre l'enveloppe octogone de bois, à l'inléneur de laquelle se trouvent les meules, ainsi que l'appareil placé au-dessus, et destiné à leur fournir le grain.
L'arbre F, sur lequel est montée la roue E, traverse une première meule qui reste fixe, et qu'on nomme meule dormante ;îii s'élève un peu au-dessus, et supporte sur sa tète la seconde meule, ou meule courante. Cette seconde meule n'a pas d'autre point d'appui; son centre de gravité doit être tellement placé, que sa fac« inférieure se maintienne horizontale, afin qu'il 'existe tout autoat une même distance entre les deux meules. Pour satisfaire à celte condition, c'est-à-dire pour équilibrer la meule courante, on ajoute du plâtre en divers points de sa face supérieure, jusqu'à ce qu'elle ne penche pas plus d'un côté que de l'autre. Pour que les deux meules aient entre elles une distance convenable, on élève ou l'oû abaisse la meule courante ; on y parvient en faisant monter oa descendre, à l'aide d'une vis, la crapaudine sur laquelle repose le pivot inférieur de l'arbre F.
Le grain qui doit être soumis à l'action des meules est placé dans une trémie 1 ; a la partie inférieure de cette trémie, existe une ouverture dont la grandeur peut être réglée à volonté. Immédiatement au-dessous est suspendue une petite auge inclinée L, son mode de suspension lui permet d'osciller facilement, sous l'action des oreilles K, fixées à un prolongement de l'axe qui supporte la meule courante. Lorsque la meule tourne, ces oreilles K viennent successivement choquer latéralement l'auge L, et déterminent l'écoulement d'une petite quantité du grain contenu dans la trémie. Le grain qui tombe ainsi, peu à peu, pénètre dans une ouverture centrale de la meule courante, ouverture qui n'est interceptée qu'en partie par la pièce de fer qui sert à suspendre la meule sur la tête de l'arbre F; il arrive, de cette manière, au centre delà face supérieure de la meule dormante, et s'engage entre les deux