‹ Cours élémentaire de philosophie à l'usage des établissements d'éducationChapitre 134 sur 243 · BONTÉ DE DIEU · texte numérisé non relu

BONTÉ DE DIEU

La bonté, dans son acception la plus générale, est la qualité d'être quelque chose de bon. c'est-à-dire la qualité d'être quelque chose, car tout degré d'être est un bien, étant meilleur que le néant : en ce sens la bonté n'est pas distincte de la perfection et de l'être. La bonté considérée comme une qualité spéciale dans les êtres intelligents, c'est l'amour de ce qui est bien. Dieu est bon dans le premier sens, parce qu'il est parfait ; il l'est aussi dans, le second. d'abord pour la même raison ;en second lieu, parce que l'a-, mour du bien, c'est-à-dire en Dieu l'amour de son être, et de ce qui est à son image, est une conséquence nécessaire de la connaissance qu'il a de lui-même et de ses amabilités infinies.

La bonté prend différentes dénominations suivant le rapport sous lequel on envisage ce qui est bien. Elle est sagesse, si elle a pour objet le bien en tant qu'il résulte de l'ordre entre les choses ; justice, si c'est le bien qui consiste à traiter chacun selon son mérite; sainteté, si elle s'applique au bien considéré spécialement comme moral : cet attribut est opposé directement au mal moral ou péché; véracité, si elle a pour objet le bien qui résulte du vrai ; enfin, bonté purement et simplement, si elle se manifeste en faisant du bien. Il n'est pas besoin de prouver que toutes ces perfections appartiennent à la nature de Dieu, puisqu'elles font la perfection de l'âme humaine ; il suffit de remarquer

qu'elles ont en Dieu, comme les autres attributs divins, le caractère de l'infini.

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