‹ Cours élémentaire de philosophie à l'usage des établissements d'éducationChapitre 148 sur 243 · DE LA DISTINXTION DU BIEN ET DU MAL · texte numérisé non relu

DE LA DISTINXTION DU BIEN ET DU MAL

Ed mille circonstances, on est guidé tout d'abord par une première impression spontanée, par une sorte de tact moral, au moyen duquel on sent d'une certaine manière ce qu'il faut faire on ce qu'il faut éviter, en même temps qu'on le comprend par sa raison.

En reconnaissant, par la conscience, des phénomènes ou laits moraux, c'est-à-dire certaines actions bonnes et d'autres mauvaises, les unes dignes d'éloge , les autres dignes de blâme, nous concevons et nous sentons que nous devons faire les unes et nous abstenir des autres : c'est ce qui constitue en nous la notion et le sentiment du devoir, c'est-à-dire de ce qu'on est obligé de faire ou d'éviter. Ces jugements de la conscience et cette notion du devoir supposent évidemment que tout n'est pas indifférent dans les actions humaines ; autrement il n'y aurait pas de raison de faire ou d'éviter les unes plutôt que les autres, ni de juger les unes bonnes et les autres mauvaises. Cette différence morale entre nos actions, saisie par la conscience, est ce que l'on appelle la distinction du bien et du mal.

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