MÉTAPHYSIQUE ET COSMOLOGIE
Plusieurs livres d'Aristote qui se trouvèrent classés dans la collection de ses œuvres, sans aucun titre particulier, à la suite des traités de physique, furent désignés ainsi: ■j.i-x ri yjrjv/.v., lYst-â-dire les iivres qui viennent après ceux qui traitent des sciences physiques, et c'est de là que s'est formé le mot de métaphysiqu e. La métaphysique générale, ou la philosophie première, est la science de l'être en soi, la science de l'être absolu. Dans sa Métaphysique, Aristote définit d'abord la sagesse ou la philosophie, rrcAx,
1 De l'Ame, I, m. 13-15.
»Itf.,I, IX.
3 ld., Il, III.
* n<77Tîo h -jov.'j.'j.a.-ii'ji oj pujosv xmipyet l-j-ù.iyûv. yîyoauaî'vov. De. l'Ame. III, ' v.
5 De l'Ame, III, v et vi.
la science des causes ou des principes ; puis, après avoir exposé l'opinion des philosophes sur les premiers principes, il y traite de notions ontologiques, comme celles de l'être, de l'unité, de la substance, de la nature, de la puissance, de la perfection, etc., et il s'élève à la notion du premier être, ou Dieu, ô Osiç J ; il se propose diverses questions, et donne des solutions sur tous ces points. Pour Aristote, le monde est éternel ; mais il est nécessaire qu'il y ait un premier moteur, qui ne soit point mû lui-même, to tt/hStot xivoûv y./.hr-oj 2. Le moteur éternel, immuable, n'est pas une cause purement physique ; c'est une intelligence, voûç, possédant par essence la suprême félicité3.