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PHILOSOPHIE DES PÈUES DE L'ÉGLISE

Une différence fondamentale distingue la philosophie des Pères et des Docteurs de l'Église, des systèmes de toutes les autres écoles : c'est qu'étant fondée sur la révélation divine et sur la parole même de Dieu, et ayant pour base une autorité infaillible, elle est à l'abri de ces incertitudes et de ces variations qui aboutissent trop souvent au scepticisme. La philosophie des Pères de l'Église peut se partager en deux sections : la philosophie des Pères grecs, et la philosophie des Pères latins.

i I. Philosophie des Pères grecs.

Lés premiers philosophes chrétiens que l'on rencontre suivant l'ordre chronologique sont SS. Qdadrat et Aristide, d'Athènes. Le premier présenta une Apologie delà religion chrétienne à l'empereur Adrien, vers l'an 126. Il ne nous en reste qu'un fragment conservé par Eusèbe2 : saint

' Lab. I.

2 Bût. ecclésiasl.,1. IV, ch. m.

Jérôme ■ affirme que ce fut en considératiou de cette apologie qu'Adrien fit cesser la persécution. Le second présenta la sienne au même empereur vers le même temps. Cette apologie n'est point parvenue jusqu'à nous : mais nous savons, par saint Jérôme 2, que l'auteur y tirait parti de ses connaissances philosophiques -.Apologeticum proChristianis obtulit, contexlum philosovhorvm sententiis. — Après eux se présente le martyr saint Justin. Né vers l'an 103 en Palestine, et païen de religion, il se livra à l'étude de la philosophie, et s'attacha d'abord, comme il le rapporte lui-même, à un stoïcien qui ne put le satisfaire sur la nature de Dieu, puis à unpéripatéticien qu'ilquitta bientôt, parce que celuici, l'ayant gardé quelque temps, lui demanda un jour son salaire, demande qui lui parut peu digne d'un philosophe. Il s'adressa ensuite à un pythagoricien, qui ne voulut pas le recevoir, parce qu'il ne savait pas la musique, l'astronomie et la géométrie, que ce philosophe jugeait être des préliminaires indispensables à l'étude de la sagesse ; puis enfin à un platonicien, sous lequel il fit les progrès les plus rapides dans la théorie des idées. La contemplation des idées semblait lui donner des ailes pour s'élever jusqu'à la plus haute sagesse. Tandis qu'il se berçait de vaines espérances, il fit un jour la rencontre d'un vénérable vieillard, sur les bords de la mer, et la conversation qu'il eut avec lui surles matières religieuses le détermina à lire les écrits des Prophèteset des Apôtres, où il reconnut la véritable philosophie, la seule qui procure à l'homme une entière certitude sur son origine, sur ses devoirs et sur sa destinée 3. Saint Justin composa deux Apologies de la religion chrétienne, adressées l'une à Antonin le Pieux, l'autre au sénat romain. Vers le même temps, Athénagore, philosophe chrétien d'Athènes, adressait aux empereurs une défense du christianisme Legatio pro christianis , en ces termes : «Aux empe-

i Epist. 83 (aliàs 84).

2 Epist. 83 (al. 84).

3 Dialogue arec le juif Tryplton, n-viii.

reurs Marc-Aurèle Antonin et Luc. Aurel. Commode, vainqueurs des Arméniens, des Sarmates,et, ce qui est plus grand, philosophes. » On a délai un traité de la Résurrection des morts. Tatien, Assyrien de naissance, s'étant converti au christianisme, fut d'ahord disciple de saint Justin. Après le martyre de ce saint, Tatien quitta Rome pour retourner en Orient. Là, faisant un mélange des dogmes du christianisme, qu'il comprenait mal, avec les principes philosophiques tantdela Grèce que de l'Orient, il imagina un système rempli d'erreurs analogues à celles des gnostiques. Il ne nous reste de lui que son Discours aux Grecs, ouvrage qui a précédé sa chute, bien qu'il ne soit pas exempt d'erreurs sous le rapport de l'orthodoxie. Il y prouve la vérité du christianisme par l'antiquité des monuments sur lesquels il s'appuie, par les grandes idées qu'il donne de Dieu et par la pureté de sa morale. Vers le même temps parut un petit ouvrage très piquant, attribué généralement à Hekmias, écrivain peu connu, et intitulé : Gentilium philosopliorum irrisio, ou les Philosophes raillés. — Saint Irénée, Grec de nation, né dans la première moitié du second siècle, fut disciple de saint Polycarpe, évoque de Smyrne. Etant venu dans les Gaules, il fut élevé sur le siège épiscopal de Lyon, et termina sa vie par le martyre. Irénée avait étudié à fond les systèmes des philosophes. Il nous reste de ses œuvres cinq livres Contre les hérésies, oii il fait preuve d'une connaissance approfondie des erreurs qu'il combat. Il s'attache surtout à réfuter les extravagances des gnostiques.

Vers la lin du deuxième siècle, vivait Clément d'Alexandrie, que saint Jérôme 1 appelle le plus savant des Pères, omnium eruditissimus.lSé de parents païens, il devint, après sa conversion, l'un des plus illustres interprètes de la science chrétienne. Ses principaux écrits sont une Exhortation aux Gentils, et le plus célèbre de ses ouvrages intitulé Slromates ou Tapisseries. Ce dernier ouvrage est un recueil dematériaux rassemblés presque sans ordre, et qu'il

1 Epist. 83 (alias 84).

se réservait de coordonner dans les loisirs de sa vieillesse. Il y énonce une opinion, qui d'ailleurs lui est commune avec les autres Pères de la primitive Église, savoir, que plusieurs philosophes de l'antiquité, comme Pythagore, Platon, etc., dans leurs voyages en Egypte et dans la Palestine, y avaient recueilli leurs idées les plus saines, et qu'ils avaient emprunté aux Hébreux les plus grandes vérités qui se rencontrent dans leurs écrits >. On remarque encore, dans les Stromates de Clément 2, qu'il professait une sorte d'éclectisme chrétien. « Ce que j'appelle philosophie, ditil, ce n'est pas celle des stoïciens, ni celle de Platon, d'Épicure ou d'Aristote, mais un choix de ce qui a été dit par chacune de ces sectes de conforme à la justice et à la religion. » — Après Clément, ce fut Origène qui dirigea l'école chrétienne d'Alexandrie. Il était né en cette ville, l'an 185 de notre ère. Le mérite extraordinaire de ses leçons lui attira une si grande réputation, que les païens et les philosophes eux-mêmes accouraient pour l'entendre. Le nombre prodigieux de ses ouvrages a fait dire à saint Jérôme 3 qu'il en a plus écrit qu'un autre n'en pourrait lire. Le plus important, après ceux qu'il a composés sur les saintes Ecritures, c'est le traité Contre Celse, philosophe épicurien, auteur d'un écrit intitulé Discours véritable, rempli d'injures et de calomnies contre la religion. Ce traité d'Origène est regardé comme l'apologie du christianisme la plus complète que nous ayons de l'antiquité. Le désir qu'avait Origène de concilier toutes les doctrines le fit tomber dans plusieurs erreurs, déduites en grande partie du platonisme alexandrin. Ces erreurs se trouvent presque toutes dans le célèbre ouvrage d'Origène intitulé Des principes, lispi Ap^wv, ouvrage que nous ne connaissons que par une traduction latine : l'auteur de cette traduction, Piufin, avoue lui-même avoir fait des additions et des retranchements au texte. — Outre Clément et Origène, qui sont les plus illustres représentants

1 Liv. I, art. m, et liv. II, au commencement.

- Liv. I, art. n.

3 Epist. 41 (alias 63).

de l'école chrétienne d'Alexandrie, on compte encore saint Dents, qui, après avoir tenu avec distinction l'école d'Alexandrie, devint patriarche de cette ville ; et Didyme, d'Alexandrie, qui, devenu aveugle dès l'âge de cinq ans, acquit une vaste érudition en se faisant lire les écrits des philosophes et en écoutant leurs leçons. La direction de l'école d'Alexandrie lui ayant été confiée, il enseigna au milieu d'un grand concours d'auditeurs, parmi lesquels on distinguait saint Jérôme, déjà avancé en âge, et d'autres personnages du plus haut mérite.

Le livre, de la Préparation évangéliquc, d'EusÈBE de Césarée, et son traité Contré Hiéroclès, appartiennent aussi à L'histoire de la philosophie. Eusèbe s'était attaché à recneillir, dans les écrits des anciens philosophes, un grand nombre de témoignages en faveur des vérités de tradition primitive, conformes à l'enseignement des saintes Écritures. On trouve dans ces livres d'Eusèbe, de précieux fragments d'un grand nombre d'ouvrages de l'antiquité que nous n'avons plus.

On ne peut se dispenser de faire mention, à l'article de la philosophie des Pères grecs, des œuvres de saint DENTS l'Aréopagite, sous les titres suivants : 1° de la Hiérarchie céleste; 2° de la Hiérarchie ecclésiastique ; 3° des Noms divins ; 4° de la Théologie mystique. L'authenticité de ces livres a été contestée; mais tout le monde convient qu'ils remontent au moins au quatrième siècle. On ne peut nier qu'ils ne soient d'une importance réelle, soit pour leur valeur intrinsèque, soit parce qu'ils ont été très-souvent rites et commentés dans les siècles suivants. Ces livres, dont l'orthodoxie n'est pas douteuse, sont écrits dans un style analogue à celui des platoniciens d'Alexandrie.

§ II. Philosophie des Pères latins.

Le? Pères latins, en général, étaient peu favorables à la philosophie grecque; on voit cependant, par leurs ouvrages,

que cetle philosophie ne leur était pas inconnue, et même que plusieurs en avaient fait une étude approfondie.

Tertullien, né en Afrique vers le milieu du second siècle, est remarquable surtout par l'inimitable énergie de son style. On distingue parmi les œuvres de Tertullien, au point de vue philosophique: 1° le traité de Testimonio animse, où il s'attache à prouver que la plupart de nos dogmes fondamentaux trouvent leur témoignage au fond de l'âme humaine, et particulièrement l'unité de Dieu et l'immortalité de l'âme ; 2° le livre contre les gnostiques valentiniens ; 3° le traité de Anima. Ses ouvrages les plus célèbres sont Y Apologétique et le traité des Prescriptions contre les hérétiques. Lui-même, entraîné par l'orgueil et la violence de son caractère, tomba dans les plus graves écarts ; mais ses erreurs se rapportent plus à la religion qu'à la philosophie : cependant son traité de Anima est loin d'être exempt d'erreurs. — Minucius Félix, avocat romain, est l'auteur cPun dialogue intitulé Octavius. La conférence se tient sur le bord de la mer. Les interlocuteurs sont au nombre de trois : Gécilius, qui défend le paganisme ; Octavius, qui lui répond et venge éloquemment la religion chrétienne ; eniin Minucius, qui est choisi pour arbitre. Mais Cécilius ne lui laisse pas le temps de se prononcer, et se déclare de lui-même convaincu par les raisonnements d'Octavius. — Arnobe et Lactange, tous deux africains, appartiennent à la fin du troisième siècle et au commencement du quatrième. Tous les deux enseignèrent l'éloquence. Arnobe, païen converti, signala son entrée dans le christianisme par son ouvrage Contre les Gentils (Disputationes advenus gentes). Cet ouvrage, quoique d'un rare mérite, est cependant inférieur aux Institutions divines de Lactance, son disciple, surnommé le Cicéron chrétien. Lactance avait déjà publié auparavant, peu de temps après sa conversion, le livre de l'Œuvre de Dieu (de Opifwio Dei), ouvrage purement philosophique, mais digne d'un philosophe chrétien.

Celui des Pères latins qui a le plus écrit sur les matières

philosophiques est sans contredit saint Augustin. Il était né à Tagaste, en Afrique, l'an 354, d'un père païen et d'une mère chrétienne, sainte Monique, dont le nom ne se sépare pas du sien. Dans sa jeunesse, il s'attacha à l'hérésie des manichéens ; mais dans la suite, gagné définitivement à l'Église catholique par saint Amhroise, il en devint l'un îles plus illustres docteurs. Il mourut évêque d'Hippone, en 430, pendant que les Vandales assiégeaient cette ville. Outre ses nombreux ouvrages théologiques, où l'on reconnaît toujours le métaphysicien supérieur, on remarque, entre ceux de ces écrits qui offrent plus particulièrement le caractère philosophique : 1° ses dialogues Contre les Académiciens ; 2° le traité de Immortalitate animœ ; 3° de Quantiiate animœ, où saint Augustin a pour but de faire voir que l'âme, bien qu'elle soit quelque chose de grand par son action et par ses facultés, n'est pas une grandeur comme celle des corps, qu'elle n'est pas une quantité divisible comme les quantités corporelles ; 'r le traité de la Cité de Dieu, que l'on regarde comme son chefd'œuvre. Dans cet ouvrage, saint Augustin, examinant les doctrines des Grecs, préfère Platon à tous les autres philosophes, comme s'écartant moins des enseignements de la religion révélée; mais en môme temps il réfute ce qu'il y a d'erroné dans les doctrines de l'école platonicienne, et spécialement dans celle de Porphyre et autres néoplatoniciens *. La pensée qui domine dans ce livre, c'est que tous les événements humains ne sont que l'accomplissement du plan de la Providence, qui fait concourir à ses lins toutes les volontés humaines, sans détruire leur liberté. Les manichéens anéantissaient la liberté humaine, le pélagianisme méconnaissait l'influence de la volonté divine, ou de la grâce; dans ses écrits contre les hérétiques, saint Augustin établit la nécessité d'admettre simultanément la liberté des volontés finies et l'action de la volonté infinie. Dans ses Confessions, ouvrage unique en son genre, à de simples récits d'une onction touchante se

1 Liv. VIII, IX etX.

trouvent associées des considérations profondes sur des sujets de la plus haute métaphysique. Possidius, disciple de saint Augustin, a écrit sa vie et tonné la collection de ses œuvres. — Claudien Mameht, prêtre à Vienne, dai Gaules, vers 470, composa un traité De statu animœ,ot il prouve l'immatérialité de l'âme, question résolue également par saint Augustin. Salyiex, prêtre de Marseille, est connu par son Traité de la Providence, ouvrage qui fut composé vers l'an 450.

Nous n'avons parlé que de ceux des Pères qui se sont le plus directement occupés des matières philosophiques. Pour mentionner sans exception tous ceux dont les écrits appartiennent d'une manière plus ou moins éloignée à l'histoire de la philosophie, il aurait fallu nommer saint Athaxase, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse, saint Jean Chrysostome, saint Ambroise, saint Jérôme, Théodoret, etc.

La philosophie des Pères de l'Église, considérée en général, avait pour principal objet de prouver la nécessité de prendre la révélation pour règle des spéculations rationnelles, et de les faire ainsi concorder avec les dogmes révélés. Leurs travaux ne renferment pas seulement la simple exposition des vérités de la foi, mais ils se rapportent encore à l'accord de la foi et de la raison, et ils ont constamment pour fin un but pratique, considérant toujours la science dans son rapport avec la vertu.

Transition de la philosophie ancienne à la philosophie du moyen âge.

L'espace de temps qui s'écoule depuis le sixième siècle jusque vers la fin du huitième forme la transition de la philosophie ancienne à la philosophie du moyen âge. Le commencement de cette époque est marqué par l'interruption des études philosophiques, déterminée par les invasions des barbares.

On trouve d'abord, au commencement de cette époque de transition, Marcianus Gapella, auteur d'un abrégé sur ce que l'on appelait les sept arts libéraux, savoir : Grammatica, Rhetorica, Dialectica, Arithmetica, Musica, Geomctria, Astronomia, que Boëce appelle le Trivium et le Quadrivium. — Les deux sénateurs romains Boëce et Cassiodore sont les noms les plus célèbres de cette période; tous deux associaient l'étude de Platon à celle d'Aristote, et formaient une espèce d'éclectisme chrétien. BOEGE, né à Rome, en 470, d'une famille illustre, peut être considéré comme le lien principal de la philosophie de l'antiquité avec celle du moyen âge. Il traduisit quelques parties de la Logique d'Aristote, et commenta la traduction qu'avait faite le rhéteur Victorinus de VIsagoge de Porphyre. Enfin il révéla son génie propre dans son livre de Consotationc philosophie, ouvrage mêlé de vers et de prose, qui eut une grande autorité dans les siècles suivants. Boëce le composa à Pavie, au fond d'un cachot où il avait été jeté, sur de faux soupçons, par Théodoric, roi des Ostrogoths, et qu'il ne quitta que pour aller à la mort, l'an 525. — Cassiodore, né en Calabre vers 480, eut le bonheur de se retirer à temps de la cour de Théodoric, et d'éviter ainsi le sort funeste de Boëce, son ami. On distingue dans ses œuvres philosophiques le livre de Septem disciplinis, et un traité de l'Ame. Cassiodore passa les dernières années de sa vie dans un monastère, où il avait recueilli à grands frais une nombreuse bibliothèque. Il faisait copier des livres à ses moines, et en copiait luimême. Ce fut à son exemple qu'un grand nombre d'autres monastères formèrent également des collections de livres et sauvèrent ainsi les monuments de la science antique. — Saint Isidore, archevêque de Séville au septième siècle, rendit un véritable service aux études par son répertoire de mots et de faits intitulé : Isidori Hispalensis originum seu etymologiarum libri XX. Le vénérable Bède, né en Angleterre en .672, se rapporte au commencement du huitième siècle. Bède savait le grec, chose qui commençait à

devenir rare, Il composa, outre son Histoire ecclésiastique des Anglais, divers A brégés sur la grammaire, l'art poétique, la météorologie, l'astronomie, le calendrier, etc., ouvrages qui furent d'un grand secours pour l'enseignement dans les siècles suivants.

En Orient, Jean Philopon, et surtout saint Jean de Damas, exercèrent dans le monde philosophique la même intluence que Boéce et Cassiodore dans l'Occident. Jean, surnommé Philopon, ou Ami du travail, enseignait à Alexandrie, lorsque cette ville fut prise par les musulmans. Il avait d'abord obtenu d'Amrou que la célèbre bibliothèque de cette ville fût préservée du pillage ; mais on sait qu'un ordre du calife Omar la ht livrer aux flammes. On a de Philopon des commentaires sur Aristote et un traité de la Création contre Proclus. — Saint Jean de Damas ou Damascène, né en 676, fut honoré de la confiance du calife de Damas, qui le prit pour son premier ministre ; mais il quitta volontairement celte charge pour se retirer dans un monastère près de Jérusalem, où il mourut vers l'an 760. Saint Jean Damascène est le premier qui rédigea un cours régulier de théologie, dogmatique surtout, sous le titre de Ex8o<7t; ày.p&fc ta; 6<o9éoo?oy tïî<j-îzm; * : en y démontrant par la raison l'existence et les attributs de Dieu, il unit cette science à la philosophie. Outre ses traités théologiques, on a de lui une Dialectique et une Physique, selon les principes d'Aristote. Ses ouvrages ont servi longtemps de manuel dans les écoles.

• Édit. du P. Lequien, t. I, p. 123.

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