DEUXIÈME PÉRIODE DE LA PHILOSOPHIE
Ce n'est pas dans le Bas-Empire qu'il faut chercher le développement philosophique du moyen âge. La décadence.
des études y suivit la décadence de l'Empire, tandis que, dans l'Occident, elles présentaient un mouvement presque continu de développement et de progrès. Cependant l'empire grec renfermait encore un plus grand nombre d'hommes instruits que l'empire latin, du moins au commencement de cette époque ; mais ils s'y bornaient à conserver quelques débris de la science passée. Toutefois on y rencontre de loin en loin quelques noms vraiment remarquables. On connaît la célèbre Bibliothèque de Photius. Ce sont des extraits raisonnes, avec des notes critiques, de deux cent quatre-vingts ouvrages de l'antiquité, d'un grand nombre desquels il ne nous reste pas autre chose que ces extraits de Photius.Léon le Philosophe appartient àla môme époque. On compte, au douzième siècle, Michel Psellus, auteur de commentaires sur Aristote et sur Porphyre. Au treizième siècle, on distingue Nicéphore Blemmydas, abréviateur de la Logique d'Aristote et les commentateurs George Pachymère et Théodore Métochitès.