‹ Cours élémentaire de philosophie à l'usage des établissements d'éducationChapitre 210 sur 243 · ADVERSAIRES DE L'ARISTOTÉLISME ET DE LA SCOLASTIQUE · texte numérisé non relu

ADVERSAIRES DE L'ARISTOTÉLISME ET DE LA SCOLASTIQUE

La réaction commencée contre la méthode scolastique prenait de jour en jour de nouveaux développements. Un des plus habiles antagonistes du péripatétisme au sezième siècle fut Pierre Ramus, proprement La Ramée, né d'une famille pauvre, dans la Picardie, en 1515. Ramus, jeune encore, osa se prononcer avec force contre le péripatétisme dans une thèse publique, et s'attira ainsi une persécution des plus violentes de la part des péripatéticiens, qui dominaient dans l'Université de Paris. Il fut enveloppé dans le massacre de la Saint-Barthélémy par l'un de ses principaux adversaires, l'aristotélicien Charpentier. L'opposition de Ramus contre le péripatétisme, se fondant beaucoup plus sur le dégoût des vaines subtilités de l'école que sur une connaissance approfondie d'Aristote, portait l'empreinte d'une grande exagération. Il composa une nouvelle logique, conçue dans les termes de cette délinition : Ars bene disserendi l. — Il faut compter encore parmi les adversaires de la scolastique l'Allemand Nie. Taurellus, l'antagoniste de Césalpini, Jacûbus Faber Stapulensis, Jacques Lefèvre, d'Étaples, en Picardie, et en général les auteurs de nouveaux essais philosophiques, tels que Telesio, Patrizzi, Bruno, Campanella, etc.

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