‹ Cours élémentaire de philosophie à l'usage des établissements d'éducationChapitre 217 sur 243 · Deuxième partie. Principales règles de la méthode · texte numérisé non relu

Deuxième partie. Principales règles de la méthode

Il arriva que Descartes, étant en Allemagne libre de tous soins, passait des journées entières, enfermé seul, à s'entretenir avec ses pensées, entre lesquelles une des premières fut qu'il s'avisa de considérer que souvent il y a moins de perfection dans les ouvrages composés par plusieurs que dans ceux qui sont dus au travail d'un seul, comme on voit qu'un édifice qui est le produit de la pensée d'un seul architecte est ordinairement plus régulier que s'il eût été l'ouvrage de plusieurs. Il soupçonna donc qu'il y aurait de l'avantage à entreprendre d'exclure de son esprit les opinions qu'il avait reçues jusqu'alors, et à en remettre d'autres meilleures, ou bien les mêmes, après les avoir fait passer par le niveau de la raison. Là-dessus Descartes fait sui-ueusenient remarquer que la résolution de se défaire de toutes les opinions reçues n'est pas un exemple que chacun doive suivre, et qu'une telle entreprise ne peut convenir qu'à un très-petit nombre d'esprits ; il n'ose même conseiller à personne de l'imiter. Lui-même ne fut amené à cette entreprise que parce qu'ayant étudié les opinions les plus diverses, il n'en avait pas trouvé qui dût être préférée aux autres.

Mais, comme un homme qui marche dans les ténèbres, il se proposa d'aller si lentement et d'user de tant de circonspection, que, s'il avançait fort peu, il se gardât bien au moins de tomber. Il avait étudié la logique telle qu'on l'enseignait de son temps, mais il n'avait pas tardé à s'apercevoir que cette science, dans la plupart de ses enseignements, sert plutôt à expliquer aux autres les choses qu'on sait soi-même, ou même, comme l'art de Lulle l, à parler sans jugement de celles qu'on ignore, qu'à les apprendre ; ce qui fut cause qu'il songea à créer une méthode qui tût exempte de ces défauts, et il s'arrêta aux quatre règles suivantes :

1' Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, qu'il ne la connût évidemment telle ;

1 Voir plu? haut, p 612.

\Ji2 HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE.

2° I)i . i -f-r chacune des difficultés qn'il examinerait en autant le parcelle?: qu'il se pourrait, et qu'il serait requis pour les mieux résoudre ;

3° (Conduire par ordre, ses pensées, en commençant par les oliji sis les plus simples et les plus aisés ;ï connaître, pour monter peu à peu, comme par degrés*, jusqu'à la connaissance des plu- composés ;

4° Faire partout des dénombrements si entiers, et des revues si générales, qu'il fat assuré de ne rien omettre.

(Ges règles peuvent se résumer ainsi : 1" évidence, 2° analyse, 3° ordre naturel des pensées, i° dénombrement complet.)

Apre- avoir éprouvé cette méthode, en l'appliquant à l'algèbre avec un grand succès, il se promit de l'appliquer aussi aux. autres sciences, en commençant p:ir la philosopbie, à laquelle doivent être empruntés les principes de toutes les sciences. Mais il pensa, vu que c'était la chose du monde la plus importante, qu'il ne devait pas l'entreprendre avant d'avoir atteint un âge plus mûr que celui de viri'jf-tmis ans qu'il avait alors, et sans s'y être pn longtemps.

Troisième partie. Quelques principes de conduite tirés de la méthode. — Afin de ne pas demeurer irrésolu en ses actions pendant que sa raison l'obligerait à l'être en ses jugements, Descartes se forma une morale par provision. consistant en trois ou quatre maximes de conduite. La première ('-lait (Vobéir aux lois et aux coutumes de son pays, retenant constamment la religion en laquelle Dieu lui avait l'ait la grâce d'être instruit, se gouvernant en toutes choses suivant les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l'excès, opinions communément mises en pratique par les hommes ies plus sensés. Descartes mettait au nombre des excès toute promesse par laquelle on retranche quelque chose de sa liberté, sans prétendre blâmer les vieux ou contrats perpétuels qui se font pour de bonnes raisons. Il se proposa en second lieu d'être le plus ferme et le plus résolu en ses actions qu'il se pourrait, et de ne pas suivre

moins constamment les opinions les plus douteuses, lorsqu'il s'y serait une l'ois déterminé, que si elles eussent été très-assurées. La raison qu'il en donne, c'est que les actions de Ja vie ne souffrant aucun délai, c'est une vérité très-certaine que, lorsqu'il n'est pas en notre pouvoir de discerner les opinions les plus vraies, nous devons suivre les plus probables. La troisième maxime était de tâcher plutôt de se vaincre que la fortune, de chercher plutôt à changer ses désirs que l'ordre du monde, et généralement de s'accoutumer à croire qu'il n'y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir que nos pensées, et, pour le reste, de savoir se résigner à la nécessité. Enfin, pour conclusion de cette morale, il passe en revue les diverses occupations des hommes en cette vie, et trouve qu'il n'en est pas de meilleure pour lui que de continuer ce qu'il a commencé, c'est-à-dire d'employer toute sa vie à cultiver sa raison.

Après s'être assuré de ces maximes, et les avoir mises à part avec les vérités de la foi, il jugea que, pour tout le reste de ses opinions, il pouvait librement entreprendre de s'en défaire. Il resta neuf ans sous la direction de ces maximes, voyageant en divers lieux, observant le monde, et tâchant d'être plutôt spectateur qu'acteur dans toutes les comédies qui s'y jouent. Non qu'il imitât les sceptiques qui ne doutent que pour douter, et affectent d'être toujours irrésolus ; car, au contraire, tout son dessein ne tendait qu'à s'affermir sur sa base, et à rejeter la terre mouvante et le sable pour trouver le roc ou l'argile.

Quatrième partie. Raisons par lesquelles il prouve l'existence de Dieu et de l'dme humaine, qui sont le fondement de sa métaphysique. — Descartes, procédant à l'application de sa méthode, rejette tout ce qui lui permet le moindre doute. Ainsi, parce que nos sens nous trompent quelquefois, parce qu'il y a des hommes qui se méprennent en leurs raisonnements, même dans les plus simples matières de géométrie, il résolut de supposer que toutes les cboses qui lui étaient entrées dans l'esprit n'étaient pas plus vraies

que les illusions de ses songes. Mais aussitôt il s'aperçu t que. pendant qu'il voulait ainsi penser que tout est faux, il fallait nécessairement que lui, qui pensait, fût quelque chose, et, remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, est si ferme et si assurée, que les plus extravagantes suppositions des sceptiques ne sont pas capables de l'ébranler, il jugea qu'il pouvait la recevoir pour le premier principe de lu philosophie qu'il cherchait. En effet, examinant avec attention sa nature, il vit qu'il pouvait supposer qu'il n'avait point de corps, et qu'il n'en existait aucun autour de lui ; mais il vit aussi qu'il ne pouvait révoquer en doute sa propre existence ; et qu'au contraire, de cela même qu'il pensait à douter de la vérité des autres choses, il suivait très-évidemment et très-certainement qu'il était ; « en sorte, ajoute-t-il, que ce moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est. »

Après cela, il chercha ce qui doit être requis en général, pour qu'une proposition soit vraie et certaine. Ayant donc remarqué qu'il n'y a rien qui l'assure qu'il dit la vérité lorsqu'il énonce cette parole : je pense, donc je suis, sinon qu'il voit très-clairement que pour peuser il faut être, il jugea qu'il pouvait « prendre pour règle générale, que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies, mais qu'il y a seulement quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement. • (Cette conception claire et distincte est ce qu'on appelle Vèvidence.)

Ensuite, réfléchissant sur son propre doute et en tirant la conséquence que son être n'était point parfait, puisqu'il voyait clairement que c'était une plus grande perfection de connaître que de douter, il reconnut évidemment qu'il ne pouvait avoir reçu l'idée de quelque chose de plus parfait que lui-même, que d'une nature qui fût en effet plus parfaite. Il vit manifestement qu'il ne pouvait tenir cette idée,

ni du néant, ni de lui-même, parce qu'il répugne que le plus parlait soit une suite et une dépendance du moins parfait : il restait donc à conclure qu'elle avait été mise en lui par une nature qui fût véritablement plus parfaite qu'il n'était, et même qui eût en soi toutes les perfections dont il pouvait avoir quelque idée, c'est-à-dire qui fût Dieu.

Descartes comprit ensuite que la grande certitude que tout le monde attribue aux vérités géométriques est fondée sur ce qu'on les conçoit évidemment, mais qu'il n'y a rien en elles qui assure de l'existence de leur objet : car, par exemple, on voit bien que, supposant un triangle, il faut que ses trois angles soient égaux à deux angles droits, mais on ne voit rien pour cela qui assure qu'il y ait au monde aucun triangle, au lieu qu'en examinant l'idée que l'on a d'un être parfait, on trouve que l'existence y est comprise de la même manière qu'en un triangle l'égalité de ses trois angles à deux droits, ou même encore plus évidemment, et que par conséqueut il est pour le moins aussi certain que Dieu existe, qu'aucune démonstration de géométrie le saurait être.

Enfin, s'il y a des nommes qui ne soient pas assez persuadés de l'existence de Dieu et de leur âme, Descartes veut qu'ils sachent que toutes les autres choses dont ils se pensent peut-être plus assurés, comme d'avoir un corps, et qu'il y a des astres et une terre, sont moins certaines ; car nous ne sommes assurés que les perceptions de l'état de veille sont plutôt vraies que celles de nos songes, et même que l'évidence est une règle sûre, que parce que Dieu existe, et qu'il est un être parfait qui ne saurait tromper.

Cinquième partie. Ordre des questions de physique que l'auteur a examinées. — Descartes, toujours ferme en sa résolution de ne supposer aucun autre principe que celui dont il s'était servi pour démontrer l'existence de Dieu et de l'âme, expose sommairement quelques idées qui lui semblent être des vérités découvertes au moyen de sa méthode.

G-iU JUST01RE DE LA PHILOSOPHIE.

1° (Cosmogonie.) Afin de pouvoir dire plus librement ce qu'il pense sur l'origine des choses, Descartes prend la forme d'une supposition, et. parle seulement de ee qui arriverait si Dieu créait actuellement, dans les espaces imaginaires, assez de matière pour composer un monde nouveau, et qu'il agitât diversement les parties de cette matière, de manière à en former un chaos, et qu'ensuite il ne fit que prêter son concours ordinaire à la nature, et la laisser agir selon les lois qu'il a établies. Alors il expose ses idées sur le développement successif des diverses parties de la nature, non qu'il veuille en inférer que ce monde a été créé de la façon qu'il le propose, maifi parce que la nature des êtres est plus facile à concevoir, lorsqu'on les voit naître peu à peu, que lorsqu'on les considère tout formés. 1" (Physiologie.) De la description des corps inanimés et des plantes, Descartes passe à celle des animaux, et particulièrement à celle des hommes. Il suppose que Dieu crée un corps organisé entièrement semblable au nôtre, et que d'abord il ne lui unit pas une âme raisonnable, mais qu'il y excite seulement une espèce de feu intérieur, par l'action duquel ce corps exécute toutes les fonctions qui pourraient avoir lieu en nous sans que le principe pensant y contribue : ces fonctions sont celles en quoi l'on peut dire que les animaux sans raison nous ressemblent. Mais quant à celles qui, dépendant de la pensée, sont les seules qui nous appartiennent, en tant qu'hommes, Descartes ne les y trouve qu'après avoir supposé que Dieu, créant une àme raisonnable, l'a unie à ce corps.

Comme exemple de sa manière de procéder, il propose une explication du mouvement du cœur et des artères, et de la formation des esprits animaux, qui, par leur distribution dans les muscles, donnent le mouvement à tous les membres. Les corps organisés, dit-il, ces machines merveilleuses sorties des mains de Dieu, surpassent incomparablement tout ce que pourraient exécuter les automates les plus admirables qui ne seraient dus qu'à l'industrie humaine. Alors il expose comment ii comprend la diffé-

rence de nature entre l'âme des hommes et colle des animaux, et il conclut que les différences que l'on observe entre ces deux classes d'êtres ne prouvent pas seulement que les animaux ont moins de raison que l'homme, mais qu'ils n'en ont pas du tout. Par là, ajoute-t-il, on comprend mieux que notre àme est d'une nature tout à fait indépendante du corps, et par conséquent qu'elle n'est pas sujette à mourir avec lui.

Sixième partie. Ce que l'auteur croit être requis pour avancer dans la recherche de la vérité, et les raisons qui font fait écrire. — Au lieu de cette philosophie purement spéculative qui s'enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique qui nous apprenne, par exemple, les propriétés du feu, de l'eau, de l'air et de tous les corps qui nous environnent, d'une manière qui les fasse servir à nos usages, et nous rende comme maîtres de la nature, surtout dans l'intérêt de la conservation de notre santé, qui est le fondement des biens de cette vie, car l'esprit même dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps, que, s'il est possible de trouver quelque moyen de rendre communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois, dit-il, que c'est dans la médecine qu'il faut le chercher. Descartes forme donc le dessein de s'appliquer à cette science. Il indique l'ordre qu'il a suivi dans ses études physiques. Premièrement, il a lâché de trouver, en général, les principes ou premières causes de ce qui est ou peut être dans le monde, puis quels sont les effets les plus ordinaires qui se déduisent de ces causes. Mais, lorsqu'il voulut descendre aux choses qui sont plus particulières, il s'en présenta un si grand nombre de différentes, qu'il ne crut pas possible de rien déterminer sans avoir recours à des expériences particulières.

Enfin, Descaries expose les motifs qui l'avaient empêché, à une époque précédente, de publier un traité qu'il avait composé, et il termine enindiquant les raisons qui l'ont d écidé à écrire et à livrer au public au moins une partie de ses écrits.

6iS HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE.

Ouvrages divers. — Les Méditations métaphysiques, au nombre de six, turent d'abord publiées en latin, sous le litre de Meditationes de prima philosophie. Il en parut à Paris, quelques années après, une traduction française par M. le duc de Lu y nés, revue et corrigée par Descartes, qui fit quelques changements au texte latin. Dans les Méditations, l'œuvre la plus importante de Descartes, se trouvent des développements plus étendus et plus approfondis sur les principales questions esquissées dans le Discours sur la méthode dont nous venons de donner l'analyse, telles que l'existence de Dieu, l'existence des eboses matérielles, la distinction de l'âme et du corps, les caractères de l'évidence. On y trouve aussi (3e Méditation) sa tbéorie sur l'Origine des idées (Voir ce qui a été dit là-dessus dans la Psychologie, p. 89-95). On sait qu'il admettait dans l'âme des idées innées ou naturelles. Pour lui, la pensée est un attribut essentiel de l'âme de même que l'étendue forme l'essence de la matière.

Les autres écrits de Descartes sont un recueil de Lettres, 1rs Principes de la philosophie, le traité des Passions de l'âme, V Homme, la Dioptrique, les Météores, la Géométrie, etc.

Observations. — On doit distinguer dans la philosopbie de Descartes sa Méthode et les Doctrines ou opinions qu'il a émises.

La méthode de Descartes offre deux points de vue bien distincts : 1° la suspension provisoire de son adhésion, ou le doute méthodique ; 2° le moyen de sortir du doute, savoir, Vévidence ou la clarté des idées.

Quoique le doute universel de Descartes ne soit guère autre chose pour lui qu'une méthode, on ne doit pas se dissimuler que c'est une méthode d'une application dangereuse, parce qu'il est bien difficile que le doute ne devienne pas réel à quelque degré: c'est ce que Descartes parait avoir senti lui-même, puisqu'il prend soin de remarquer (Discours..., IIe partie] que la résolution de se défaire de toutes les opinions reçues n'est pas un exemple que chacun doive

suivre, et qu'une telle entreprise ne peut convenir qu'à un très-petit nombre d'esprits. Ajoutons que s'il ne se trouve rien autre chose dans cette entreprise qu'un simple procédé méthodique, tel qu'un examen, une observation, une étude, on ne voit pas pour quelle raison on l'appellerait ud doute.

Quant à ce qui concerne le fondement de la certitude, il faut bien reconnaître qu'il n'y a pas d'autre critérium possible de la vérité pour notre raison que Yévidcnce, nonseulement toutefois l'évidence des idées en elles-mêmes, sur laquelle seule insiste Descartes, mais aussi l'évidence des motifs ou raisons d'adhérer à une vérité, comme, par exemple, à des faits attestés par le témoignage humain (Voir dans la Logique, p. 197-204).

Lorsque le cartésianisme parut, l'enseignement philosophique, fondé principalement sur Aristote, était impuissant pour lutter contre le matérialisme qui commençait à se propager. La philosophie cartésienne se présentait avec des doctrines éminemment spiritualistes,%\ en même temps elle donnait, par des vues pleines d'originalité, une force toute nouvelle aux preuves métaphysiques de l'existence de Dieu : ce sont là sans doute les causes principales du triomphe de cette philosophie auprès des hommes religieux. Cependant l'abus de la méthode cartésienne est facile, et JBossuet avait déjà quelque pressentiment des conséquences que l'on tirerait, pour combattre l'autorité de l'Église, des principes de cette philosophie, à son avis, toutefois, mal entendus, comme il le déclare expressément '.

On peut signaler dans la philosophie de Descartes quelques lacunes, que nous trouvons caractérisées de la manière suivante par un juge compétent en ces matières - : « L'impossibilité de douter ou l'évidence immédiate s'ëtendant à plus de choses qu'à l'existence de la pensée, on peut dire que la base de la philosophie cartésienne, quoique très-

1 Lettres diverses, CXXXtX.

5 M l'abbé Maret : Philosophie et Religion, p. 145.

Bolide, est peut-être trop étroite. Il faut reconnaître aussi que l'élément de croyance naturelle ne joue presque aucun rôle dans la philosophie cartésienne, et cependant il a sa juste part dans la connaissance humaine. Enlin , quoique l'évidence cartésienne ne soit que la lumière de la vérité universelle, elle revêt trop, chez Descartes, les apparences et les allures d'un fait individuel ; et son caractère nécessaire et universel n'y ressort pas assez. »

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