DU JUGEMENT
Dans la conception , comme dans toute perception, l'unie est à la fois passive et active ; l'idée se produit sous l'iufluencede différentes causes, et l'âme la saisit par son activité.
Lorsque l'entendement conçoit, des rapports entre les choses, comme des ressemblances ou des différences, etc , la conception présuppose une comparaison et doit aboutir à une affirmation, c'est-à-dire à un jugement.
Lorsque l'entendement conçoit les genres et les espèces, la conception s'idenlilie avec la généralisation.
Lorsque l'entendement conçoit les vérités nécessaires et absolues, ce sont les conceptions de la raison pure ou li s idées dans leur expression la plus haute.
Ces divers points de vue de la raison seront mis en lumière dans les paragraphes qui doivent suivre, et à l'article de la formation des idées.
\ III. Du jugement et de la comparaison.
La comparaison et le jugement sont deux, opérations qui ODt entre elles une liaison si intime, qu'il ne serait guère possible de les traiter tout à fait à part l'une de l'autre : en effet, le jugement est le but de la comparaison, et la comparaison est une condition nécessaire pour un très-grand nombre de jugements ; nous considérerons donc ces deux opérations dans leurs rapports réciproques, en même temps que dans leur nature propre.