DE LA GÉNÉRALISATION
du lion, du cheval, etc., on trouvera, au milieu des différences les plus nombreuses, quelque chose de commun à toutes ces espèces, savoir l'organisation, la vie, la locomotion, qui caractérisent le genre animal, comprenant les diverses espèces d'animaux.
Nous pouvons réunir, dans les classes que nous formons, un nombre plus ou moins considérable d'êtres aux caractères communs. C'est pour cela que nous concevons des notions générales de divers degrés, rentrant les unes dans les autres. L'être est le genre suprême, au-dessus duquel, l'esprit n'en peut concevoir d'autre. Dans l'échelle des genres et des espèces, dont l'être occupe le sommet, et par laquelle on descend aux individus, chaque degré intermédiaire peut être genre à l'égard d'un degré inférieur, et espèce à l'égard d'un degré supérieur. Chaque classe prend le nom d'espèce, quand on la compare à une classe plus générale dans laquelle elle est comprise, et le nom de genre, quand, on la compare à une classe moins générale qu'elle comprend. Ainsi Yarbre, espèce par rapport au végétai, est genre par rapport au chêne. Il arrive souvent, dans les classifications, que chaque degré de Fécbelle porte un nom particulier, comme dans l'histoire naturelle, où l'on distingue des règnes, embranchements, classes, ordres, familles, tribus, genres et espèces ; mais ces diverses dénominations désignent seulement différents degrés de la même nature ; ce sont toujours des idées générales, des genres ou produits de la généralisation.
Deux points de vue sont à distinguer dans nos idées, spécialement dans les idées générales : la compréhension et l'extension. La compréhension, c'est ce qui constitue la notion même que nous nommons une idée, soit qu'elle contienne plusieurs éléments, comme l'idée complexe, ou qu'elle n'offre qu'une conception unique, comme l'idée simple. Par exemple, une âme raisonnable et un corps organisé forment la compréhension de l'idée d'homme; c'est ce que l'on comprend lorsqu'on l'entend énoncer. L 'extension est le nombre des êtres auxquels une idée est ap-
plicable, c'est l'étendue de l'idée: ainsi Pierre, Paul, etc,, eu au mot, tous les individus du genre humain, forment l'extension de l'idée d'homme. Les idées formées en classes par la généralisation peuvent avoir plus ou moins d'extension, et c'est par là qu'elles sont plus ou moins générales les unes que les autres. Plus une idée est générale, plus elle a d'extension, mais aussi en même temps moins elle a de compréhension. L'idée d'être, la plus générale des idées, a pour extension tout ce qui est, c'est-à-dire l'universalité des êtres, tant matériels qu'immatériels; mais elle n'a pour compréhension que la simple notion de l'être. L'idée de corps n'a pour extension que la classe des objets matériels, mais elle a pour compréhension toutes les propriétés qui appartiennent à l'essence de la matière. On trouverait de même que l'idée de végétal a moins d'extension que celle de corps, mais qu'elle en a plus que celle d'arbre, et, à mesure que l'on verrait décroître l'extension, on verrait croître la compréhension.
Abstraire et généraliser sont deux opérations tout à fait distinctes, bien qu'elles aient entre elles la connexion la plus intime. L'abstraction considère à part les propriétés des êtres, la généralisation réunit ces notions abstraites pour en former des classes d'après certains rapports communs. De là il est aisé de comprendre que l'on peut bien abstraire sans généraliser, mais qu'on ne peut généraliser sans abstraire. Les propriétés communes à une classe d'objets peuvent, dans certains cas, s'ériger en lois, à l'aide de l'induction. C'est ainsi qu'ayant remarqué constamment que les objets matériels tombent vers la terre s'ils ne sont pas soutenus, on généralise cette propriété, et en même temps l'on constate l'existence d'une loi, celle de la gravitation.
Sans généralisation, il n'y aurait pas de sciences, car les sciences consistent principalement à rattacher les faits individuels à des principes généraux, à des lois. Les idées générales entrent pour la plus forte part dans la composition du discours; car, le plus souvent, le sujet des propo-
DE LA MÉMOIRE. Tô
silionscst un terme général, ou, s'il est individuel, l'attribut est abstrait et muge le sujet dans une classe. Par exemple, dire d'un homme qu'il est bon, c'est lui attribuer la qualité abstraite de bonté, et le mettre au rang des êtres bons.
§ VI. De la mémoire et de l 'association des idées.
Nous rangeons ces deux procédés de l'entendement sous une division commune, parce que l'association, bien que distincte, comme procédé, du simple fait de la mémoire, ne donne cependant pour résultat qu'une modification dans l'ordre de conservation et de retour des notions acquises.
1° De la mémoire.
La faculté de connaître serait extrêmement bornée, presque nulle même, dans son développement et dans ses produits, si l'àme n'était douée du pouvoir de conserver et de se rappeler au besoin les connaissances qui lui ont été présentes successivement. Ce pouvoir de l'âme, c'est la mémoire, que l'on peut définir : la faculté de retenir et de se rappeler les connaissances acquises. Ces notions se conservent et nous reviennent sous la forme que leur donnent les mots du langage, et aussi, pour les objets sensibles, sous la forme d'images de ces objets.
La plupart de nos facultés ont des rapports nécessaires avec la mémoire. Les facultés dont l'exercice suppose une pluralité de phénomènes et une durée successive quelconque, telles que le jugement précédé d'une comparaison, le raisonnement, la généralisation, l'association des idées, ne peuvent pas avoir lieu sans quelque degré de mémoire. Quant à celles qui n'ont besoin que d'un instant pour se produire, comme la perception et l'attention, elles se réduiraient, sans la mémoire, à nous donner la connaissance d'un seul objet, celui qui serait actuellement présent à l'esprit. Il n'y a de passé pour nous que par la mémoire, et
sans la mémoire nous ne connaissons que le point précis du temps où nous sommes, où nous pensons.
On définit la mémoire, la faculté de se rappeler des connaissances, phénomène intellectuel, bien que l'on ait coutume de dire aussi que nous nous rappelons nos sentiments, nos volitions : la raison en est que, quand nous nous rappelonsnos sensations ou les déterminations de notre volonté, ce ne sont pas les phénomènes sensibles ou volontaires eux-mêmes que nous faisons revenir par la mémoire; seulement nous en reproduisons l'idée. Ainsi, lorsque nous nous souvenons d'une douleur que nous avons ressentie précédemment, le seul fait du souvenir ne nous fait pas sentir de nouveau cette douleur, mais seulement il remet en lumière l'idée qui nous en était restée.
Le mot de mémoire désigne deux faits distincts : la conservation et le retour des connaissances. Le retour des notions peut avoir lieu de deux manières, ou spontanément ou volontairement. Dans la mémoire spontanée, les idées nous reviennent; dans la mémoire volontaire, nous les rappelons. Ce qui distingue les phénomènes de la mémoire des phénomènes de simple connaissance, c'est qu'à la réapparition de quelque idée par la mémoire nous reconnaissons cette idée comme l'ayant eue précédemment. Ce n'est que par la reconnaissance que nous pouvons juger que des notions se sont conservées et se sont reproduites en nous; car sans la reconnaissance, toutes nos idées précédentes seraient pour nous comme des idées toutes nouvelles, et il n'y aurait point, à proprement parler, de mémoire.
Les premiers actes de la mémoire sont spontanés : la volonté ne s'y montre pas d'abord, car il est nécessaire, pour que la volonté s'exerce sur un objet, que l'on ait présente à l'esprit une idée quelconque de cet objet. Mais bientôt nous dirigeons notre attention sur les souvenirs incomplets que produit la mémoire spontanée, et la mémoire devient alors volontaire. La comparaison, le raisonnement et les autres facultés, nous mettent sur la voie pour ressaisir d'une manière claire et retrouver dans toute leur intégrité les no-
tions que nous savons s'être conservées en nous, et n'attendre qu'un acte d'attention de notre part pour être mises en lumière. Tout le monde sait, néanmoins, que ce pouvoir de la volonté sur la mémoire n'est pas absolu, et que souvent elle nous fait défaut en ce que nous croyions le mieux savoir. Quoique la mémoire entre d'abord en exercice d'une manière spontanée, ce n'est pas à dire qu'elle n'y soit pas sollicitée par quelque cause; au contraire, c'est ordinairement à l'occasion de quelque fait intérieur ou extérieur qui donne l'éveil à l'activité de l'esprit, que nous voyons apparaître la mémoire spontanée, laquelle est souvent suivie de la mémoire volontaire, mais volontaire seulement en ce que la volonté provoque le retour des notions, sans qu'il dépende absolument d'elle que ce retour ail lieu.
Les phénomènes qui nous reviennent à la mémoire se reproduisent sous la même forme qu'ils s'étaient montrés d'abord, mais le plus souvent d'une manière imparfaite. Il est rare qu'un phénomène complexe, dont on a eu connaissance, reparaisse tout entier dans la mémoire, même volontaire et réfléchie, parce que les circonstances de peu de valeur, auxquelles nous n'avons donné qu'une attention légère, s'effacent le plus souvent de notre souvenir. On conçoit cependant que les circonstances, même les plus légères, des faits qui se renouvellent habituellement, finissent par se graver dans la mémoire. C'est aussi, parce qu'elles se représentent constamment à nos regards, que les qualités communes des individus de la même espèce se retiennent beaucoup plus facilement que les qualités qui sont propres à chacun d'eux.
Le nom de mémoire se donne plus particulièrement à la faculté; et celui de souvenir, au phénomène ou produit de la faculté. Le renouvellement incomplet d'une notion qui semblait presque effacée se nomme une réminiscence. La réminiscence est quelquefois si faible et si indécise, que l'on a de la peine à la distinguer d'une idée nouvelle ou d'un fait de pure imagination.
C'est à l'aide de la mémoire que se forment en nous les idées de durée, de commencement, de fin, de succession, etc. Il est sûr aussi que le seul fait de l'existence de la mémoire suppose nécessairement Yidentilè personnelle du moi, ainsi qu'on l'expliquera au chapitre de la nature de l'âme.
Essais d'explication de la mémoire. — On a cherché à expliquer de quelle manière notre âme conserve le souvenir des notions qu'elle a acquises. En quel état, s'est-on demandé, les impressions se conservent-elles en nous, sans que nous en ayons la conscience, et comment reparaissent-elles, dans l'occasion, comme des notions renouvelées ? Voici, en peu de mots, les principales explications qu'on a imaginées pour répondre à cette question.
Divers philosophes ont essayé de rendre raison d'une grande partie de ces phénomènes par certaines dispositions du cerveau. Descartes ' et son école appliquaient à la mémoire leur théorie physiologique, bien imparfaite, du reste, comme on le sait. Dans ce système, un fluide formé des parties les plus subtiles du sang monte continuellement du cœur au cerveau, pour se répandre dans l'intérieur de cet organe et de là dans les nerfs ; ce fluide, auquel on donne le nom d'esprits animaux, forme dans le cerveau des traces ou empreintes qui correspondent aux diverses idées, et, lorsqu'il coule de nouveau clans les traces déjà formées, les mêmes idées se reproduisent. On explique d'après les divers degrés de mollesse du cerveau, ainsi que par la nature et les dispositions des empreintes qui y sont formées, pourquoi les jeunes gens apprennent plus vite que ceux qui sont avancés en âge; pourquoi l'on se rappelle mieux ce que l'on apprend avec ordre ; comment les uns ont la mémoire tenace, tandis que chez les autres les souvenirs s'effacent promptement, etc. Ce n'est pas que Des artes juge la mémoire essentiellement dépendante du
1 L'Homme et Lettres (passimL
cerveau, puisqu'on lit dans une de ses lettres ' que ceux qui meurent passent dans une autre vie avec la souvenance du passé : « Car je trouve en nous, ajoute-t-il, une mémoire intellectuelle qui est assurément indépendante du corps ; » mais, ordinairement, il raisonne sur ce sujet d'après ce qui domine en nous par suite de l'union de l'àme à un corps
« Voilà deux merveilles également incompréhensibles, dit sur le même sujet Fénelon : l'une que mon cerveau soit une espèce de livre où il y ait un nombre presque infini d'images et de caractères... La seconde, que mon esprit lise avec tant de facilité tout ce qu'il lui plaît dans ce livre 2. »
Un écrivain de notre époque, M. Géruzez 3, propose un double mode d'explication, en admettant deux manières dont nos connaissances se conservent par la mémoire, et cela d'après la nature de ces connaissances. Dans ce système, les idées métaphysiques ou les notions générales, nécessaires et absolues, les lois, les principes, comme les idées de justice, d'ordre, de cause, d'infini, etc., adhèrent à l'intelligence comme une partie intégrante de la vie de l'àme, et comme le principe de ses jugements, lors même qu'elles sont inaperçues pour la conscience, et de temps en temps elles sont remises en lumière en face de Fume qui les reconnaît. Quant aux idées des choses sensibles et formant image, comme sont les objets de la nature matérielle, on pourrait supposer que le cerveau s'assimile, en quelque sorte, le monde sensible, et que, dans le fait du souvenir sensible, cet organe devient visible à l'âme. Ce serait un moyen d'expliquer l'objectivité des perceptions dans les songes, dans certaines folies, etc. « Nous ne connaissons pas les lois de cette optique cérébrale, dit M. Géruzez ; mais, après tout, elle n'est pas plus mys-
1 Tome VIII, p. 634 (édil. V. Cousin).
2 De l'Existence de Dieu, partie I, en. n, n° 49.
3 Noiiveau Cours de Philosophie, n° XIV.
térieuse que L'optique physique, dont les miracles ne nous étonnent plus, quoique nous n'en ayons pas le secret. »
On comprend assez que ces explications ne peuvent être que d'ingénieuses hypothèses, puisque nous n'avons aucun moyen de constater l'existence des traces ou des images que l'on suppose empreintes dans le cerveau.
Quoi qu'il en soit de ces hypothèses, il est toujours certain que la mémoire se montre en général très-dépendante de Y état du corps, comme on en peut juger par les effets de l'âge et de certaines maladies. Il faut remarquer cependant que l'affaiblissement de la mémoire occasionné par l'état du corps tombe beaucoup plus sur les objets sensibles et sur les mots, que sur les pensées ou conceptions de l'esprit.
Ce qui n'est pas moins incontestable, c'est que la mémoire dépend singulièrement, pour son développement et ses divers degrés de perfection, de plusieurs causes intellectuelles, comme Y attention et Y exercice, et aussi les dispositions naturelles de chaque esprit.
C'est de l'attention surtout que dépendent la durée et la force de nos souvenirs. Une attention soutenue grave les objets plus profondément dans la mémoire, qui en conserve alors plus fidèlement l'empreinte. Quoique l'attention soit gouvernée généralement par la volonté, il est certain aussi que, naturellement et sans interveniion expresse de la volonté, elle se fixe plus ou moins d'elle-même sur les objets, selon l'intérêt ou la passion qui l'excite, et selon les habitudes que l'on a contractées ; on peut ajouter : et selon la tournure d'esprit de chacun ; car il est d'expérience que chaque esprit s'assimile plus spécialement dans les objets de ses études ce qui répond à sa trempe particulière et à son goût dominant ; le resfe ne fait que l'effleurer, pour ainsi dire. Enfin l'exercice ou la eulture de la mémoire est très-efficace pour développer et augmenter cette faculté, pour en stimuler la lenteur et en ranimer l'énergie.
On doit compter aussi, parmi les moyens tle perfectionner la mémoire, les méthodes de rnnèmolechnie, ou mémoire artificielle, méthodes qui consistent le plus souvent à associer dans la pensée des objets que l'on retient avec peine à d'autres objets que l'on retient plus aisément.
Variétés de la mémoire. — La mémoire varie d'individu à individu, et, avec l'âge, dans la même personne. Ces variétés de la mémoire ont lieu, soit par rapport aux objets de nos souvenirs, soit selon la manière dont elle agit. On distingue, sous le premier point de vue :d'un côté, la mémoire physique et la mémoire des mots ; de l'autre, la mémoire métaphysique et la mémoire des pensées ou des choses. La première reproduit plus facilement les idées acquises par les sens, comme celles des formes, des couleurs, et les signes qui les expriment : c'est surtout la mémoire de l'enfance. L'autre reproduit les idées métaphysiques, et les pensées plutôt que les mots ; c'est plus particulièrement la mémoire de l'âge mûr. Ces différences de la mémoire ne coïncident pas toujours avec la différence des âges : elles dépendent aussi de la nature des esprits et des caractères. Par rapport à la manière dont la mémoire se produit en nous, on distingue la mémoire facile ou prompte, la mémoire présente, c'est-à-dire nous retraçant les objets aussitôt que nous le voulons, et la mémoire tenace ou fidèle. Ces trois qualités de la mémoire se trouvent assez rarement réunies dans la même personne. La mémoire est sujette à l'erreur, et il n'est personne qui n'ait été trompé dans l'usage de cette faculté. Cependant il y a un grand nombre de cas où l'on se rappelle les choses avec une clarté et une précision qui ne laissent rien à désirer, et où l'on est entraîné irrésistiblement à y croire sans éprouver la plus légère crainte d'erreur : c'est là le signe ordinaire de la certitude. Hors les cas de ce genre, il faut savoir suspendre son jugement définitif, car l'on n'a rien autre chose qu'une probabilité plus ou moins grande.
2" De l'association des idées.
Non-seulement l'esprit humain est doué du pouvoir de conserver d'une manière quelconque les notions qu'il a acquises, mais il y a plus encore : c'est que ces notions conservées par la mémoire s'unissent entre elles ordinairement suivant un certain ordre, d'après des rapports fondés, soit sur leur nature, soit sur diverses circonstances, ou même établis par la volonté : c'est ce qu'on appelle ['association des idées. L'association des idées peut se définir, une faculté par laquelle certaines idées se lient entre elles dans notre esprit. D'ordinaire, lorsque l'une de ces idées se présente à la pensée, les autres y reviennent aussi en même temps, soit d'elles-mêmes, soit par un léger effort d'attention.
La faculté d'association s'exerce d'abord spontanément, mais la volonté peut en diriger l'exercice. Le plus souvent, les associations sont naturelles et spontanées, comme celles qui naissent des divers événements de la vie ; d'autres fois, elles sont volontaires et artificielles, comme dans un cours d'étude, dans une méthode mnémotechnique. Si l'association se fonde sur des rapports rationnels, comme par exemple ceux de cause et d'effet, elle est dite logique ; autrement, c'est une association accidentelle : telles sont les nombreuses associations d'idées qui se fondent sur l'esprit de parti, sur les préjugés de l'éducation, etc. Il y a aussi des associations de nature mixte : ce sont des groupes d'idées associées, les unes logiquement, les autres accidentellement.
On distingue dans l'association d€S idées, comme dans la mémoire, la conservation et le rappel des notions, mais avec cette différence que, dans le cas de l'association, ce sont des notions coordonnées entre elles qui se conservent et reviennent à l'esprit : ce qui suppose en outre l'application d'une loi particulière de notre constitution, en vertu de laquelle les idées se sont associées. L'association des