‹ Cours élémentaire de philosophie à l'usage des établissements d'éducationChapitre 6 sur 243 · COURS · texte numérisé non relu

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Le nom de philosophe se donnait dans l'antiquité aux hommes qui se livraient à la recherche de la vérité et à l'étude de la science. La philosophie, c'est-à-dire selon l'étymologie du mot, l'amour de la sagesse ou de la science en général, embrassait alors l'universalité des connaissances humaines. Dieu, l'homme et la nature : tel était l'objet de la philosophie. Le mot est resté constamment en usage ; mais il n'a pas conservé dans tous les temps une signification identique.

Les diverses branches des connaissances humaines peuvent, malgré leur immense variété, se ranger en deux classes : les sciences de la nature matérielle ou du monde, ou les sciences cosmologiques, et les sciences de l'esprit et de la pensée ou les sciences noologiques : c'est à ces dernières principalement qu'appartient la philosophie, telle qu'on l'entend aujourd'hui. Le mot philosophie ne signifie plus, comme autrefois, la science universelle : les développements extraordinaires qu'ont reçus dans ces dernier.

temps surtout diverses branches de qos connaissances les ont l'ait classer à part. Aujourd'hui, la science qui a conservé spécialement le nom de philosophie a pour ohjet la pensée et l'être pensant, ou les intelligences considérées ni elles-mêmes, et dans leurs rapports, soit entre elles, soit avec la nature. La philosophie étudie d'abord l'être intelligent tel qu'il existe dans l'homme, c'est-à-dire l'âme humaine ; puis elle remonte jusqu'à la cause suprême de toutes choses, jusqu'à l'esprit créateur ou Dieu, afin d'expliquer l'homme lui-même et l'univers. Dans un cours de philosophie, l'esprit humain se pose à lui-même ces graves questions: « [)ac suis-je ? d'où viens-je? où vais-je ? » c'est-à-dire qu'il s'interroge sur sa nature, sur sou origine et sur ses destinées. La philosophie, entendue comme on vient de l'expliquer, peut se définir, la science des cires spirituels considères en eux-mêmes et dans leurs rapports. Nous entendons par êtres spirituels les êtres intelligents et libre-. Ce n'est pas à dire pour cela qu'un cours de philosophie doive embrasser tout ce qui concerne les êtres spirituels, sous tous les rapports, puisqu'il existe d'autres sciences, comme celle de l'histoire, celle du droit, etc., ayant pour ohjet principal des faits qui s'accomplissent par de- êtres doués d'intelligence cl de liberté. Cependant la philosophie est la science noologique par excellence, en ce qu'elle considère les êtres spirituels dans ce qui les constitue comme tels, c'est-à-dire dans leur nature et leurs propriétés les [ilus intimes.

Il doit être bien entendu que la philosophie est la science des êtres spirituels, selon les lumières de la raison humaine ; car il existe une science qui résout, d'après la révélation divine, un grand nombre de questions que se pose la philosophie : cette science se nomme Théologie.

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