‹ Cours élémentaire de philosophie à l'usage des établissements d'éducationChapitre 98 sur 243 · DU SYLLOGISME COMPOSÉ · texte numérisé non relu

DU SYLLOGISME COMPOSÉ

Les syllogismes dont il a été question jusqu'ici constituent ce que l'on appelle des raisonnements catégoriques, raisonnements ainsi nommés parce que leur majeure est une proposition catégorique, c'est-à-dire une proposition dans laquelle on énonce positivement que tel attribut appartient ou n'appartient pas à tel sujet ; il reste à faire connaître trois sortes de syllogismes qui ont une majeure, soit conditionnelle, soit disjonctive, soit copulative-négative. Ces trois espèces de syllogismes ont cela de commun, que leur majeure renferme expressément toute la conclusion. On les comprend sous la dénomination commune de syllogisme composé : ce sont le syllogisme conditionnel, le syllogisme disjonctif et le syllogisme copulatif.

Syllogisme conditionnel. — Le syllogisme conditionnel ou hypothétique est celui dont la majeure est conditionnelle, c'est-à-dire que dans cette majeure un attribut n'est affirmé ou nié d'un sujet qu'en supposant une certaine condition déterminée. Exemple :

Si la terre tourne sur elle même en vingt-quatre heures, le mouvement du soleil n'est qu'apparent ; Or la terre tourne sur elle-même en vingt-quatre heures : Donc le mouvement du soleil n'est qu'apparent.

La partie de la majeure qui contient la conjonction conditionnelle se nomme antécédent, et l'autre conséquent.

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