ÉTINCELLE
08-1. PriHinrttun île iVtinrriic. — Quand d’un corps fortement électrisé on approche un conducteur (/?y. 270), une étincelle jaillit entrp les deux corps avant que le contact ait eu lieu. Si le conducteur est isolé, on remarque qu'après l'étincelle , il se trouve chargé , comme s’il avait été mis en contact avec le corps électrisé, mais cependant il est chargé moins fortement. Quant au corps
électrisé, il a perdu une quantité d’électricité égale à celle que le conducteur a prise. Cela montre que l'étincelle n’est autre chose que la réunion à travers l’air, corps mauvais conducteur, des deux électricités de noms contraires, qui se trouvent en présence, par suite des phénomènes d’influence exercés sur le conducteur.
L'étincelle jaillit à plusieurs décimètres de distance, lorsque la charge du corps électrisé est considérable; elle diminue de longueur à mesure que la charge est moins forte, l’n bâton de résine, d’une grosseur ordinaire, ne donne pas d’étincelles visibles au grand jour; mais ces étincelles apparaissent très-bien dans l'obscurité.
68î>. tu p<-rt de rttinrelle — Lorsque l'étincelle est d’une longueur
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assez considérable, on observe que su forme est celle d’une ligne brisée en zig zags. Dans l'air soumis à une forte pression, elle forme un Irait de feu, dont les dimensions en largeur sont très-petites. A mesure que l’air se raréfie, elle s’élargit, et dans un tube de verre où l’on a fait le vide, elle se répand en produisant une lueur pâle et violacée qui occupe toute In largeur du tube. Il en est de meme dans le globe de verre analogue h l’œufélectrique que représente la figure 271 . I,es deux tiges métalliques terminées |«r des boules en regard sont mises en relation l’une avec la machine éleelriqite, l’autre avec le sol, apres toutefois que le vide a été fait dans l’appareil. On voit alors nue lueur pâle, d’une teinte violacée, qui va de l’une des boules à l'autru et qui s'épanouit en prenant une forme semblable à celle de l’œuf lui-même.
G8ti. Lorsque l’électricité s’échappe d’une pointe, elle prend l’aspect d’une aigrette peu lumineuse, qu’il faut observer dans l’obscurité de la chambre noire. L'aigrette se réduit à des dimensions très-petites, presque à un point, si l'électricité qui s’échappe est négative; elle est large, quand l’électricité est !71- positive.
B87. Chaleur «le l’étincelle. — La lueur, que donne l’étincelle, est accompagnée de chaleur; mais aucune démonstration directe n'a pu être donnée de ce fait. Un thermomètre, placé sur le trajet d’étincelles nombreuses , ne s’échauffe pas. M. Becquerel n’a pu observer aucun signe de chaleur envoyé à une pile de Melloni, disposée à une |>eiile distance des conducteurs, entre lesquels jaillissait l’étincelle, fies insuccès dépendent, sans nul doute, de la courte durée du phénomène; car si la lumière produite est analysée par des procédés, qui seront donnés en optique, on reconnaît qu'elle contient des parcelles des métaux qui forment les conducteurs entre lesquels elle jaillit, et que ces métaux sont portés aux plus hautes températures.
I>88. Puut« «le l’étlneelle à travers les eorps mauvais eosducteur*.
— Ouand l’étincelle jaillit au milieu de corps mauvais conducteurs, elle les brise et en disperse? les fragments de tous côtés : on le prouve en se servant du mortier électrigiif (fig. 272), qui n'est autre qu'un petit mortier d’iVoire M. an fond duquel deux |ietites liges T.T, en regard l'une de