‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 156 sur 315 · ET I M'.KI.I.K · texte numérisé non relu

ET I M'.KI.I.K

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l'antre, sont recouvertes d’une couche d’éther. Un pince une petite bille B à la bouche du mortier. Si l’une des liges est en communication avec le sol et si l’autre est mise en contact avec une machine électrique, l’étincelle jaillit au milieu de l’éther et la bille est lancée au loin.

Dans l’expérience de Kinnerslev (fig. 273), un phénomène analogue a lieu. Le thermomètre de Kinnèrsley est formé de deux vases de verre, qui composent un système de vases communiquants, à moitié pleins d’eau; l’un d’eux fermé à la partie supérieure est large, l’autre ouvert par le haut est étroit. Dans le vase large se trouvent deux tiges, dont l’une communique avec le pied métallique du vase ; l’autre est approchée à volonté d’une machine électrique. L’eau ne s’élevant pas au-dessus de la boule inférieure, si l’on vient à faire jaillir une étincelle, on voit le niveau du liquide monter dans le vase étroit, et la hauteur à laquelle il s’élève est d’abord assez grande; elle diminue après que l’étincelle a passé.

089. Combinaison» produite» par l*£llncelle. — Les effets chimiques produits par l’étincelle sont nombreux ; aussi leur étude a-t-elle nécessité des expériences très-variées. Toutefois, dnus la plupart des cas. il est difficile de dégager les phénomènes purement électriques de ceux qui sont produits par la chaleur que l’étincelle développe. Sans entrer dans îles distinctions de ce genre, toujours fort délicates. nous donnerons simplement toutes les espèces d’effets observés, qui se rapportent nécessairement àdeux.

ordres de phénomènes : ceux de combinaison et ceux de décomposition.

Comme exemple de combinaison. il convient d’abord de citer celle de l’oxygène et de l’hydrogène : l’eudioniètre est l’appareil qui convient le mieux pour la réaliser. Il se compose d’une éprouvette de verre E (fig. 274). à parois très-épaisses, dont le fond

Fig. 212. Fig. 213.

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ËI.KCTHICITË.

supérieur est traverse par une garniture métallique B terminée à l'extérieur par un boulon et pénétrant à peine dans l'intérieur. Latéralement une tige traverse la paroi, elle se termine en crochet G eu dehors de l’éprouvette et à l'intérieur elle aboutit tout près de la garniture métallique. L'appareil plein de mercure est renversé sur la cuve : on introduit alors 1 volume d'hydrogène et 2 volumes d’oxygène et l'on bouche l’ouverture de l’eudiomèlre. On voit la combinaison s’opérer avec dégagement de lumière, au moment où un corps électrisé quelconque est approché du bouton. Il faut toutefois, pour que l’étincelle jaillisse au sein de ce mélange, que le crochet soit relié à une chaîne de métal communiquant avec le sol.

689 bis. Pistolet de v oit*. — L’expérience de la combinaison de l’oxy gène et de l’hydrogène sous l’influence de l'étincelle électrique, a été répétée au moyen de toutes sortes d’instruments. Avec le pistolet de Voila {fi g. 275), on peut combiner des quantités de gaz considérables et produire une forte détonation. Ce pistolet v consiste en un vase de métal dont la paroi est traversée par une lige métallique isolée à l’aide d’un tube de verre et terminée en boule à ses deux extrémités. L’une des boules B est à l’extérieur, l’autre A à l’intérieur cl tout près de l’un des points de la paroi. L’appareil plein du mélange et fermé par un bouchon est tenu à la main et porté à une petite distance d'une machine électrique, de telle façon que la boule B vienne en contact ou presquc.cn contuct avec la machine : la lige æ charge d’électricité et entre elle et la paroi une étincelle jaillit. La combinaison des deux gaz a lieu sous l’influence de l’étincelle, et la vapeur d'eau qui se forme à une température élevée chasse vivement le bouchon en produisant une explosion. »

690. ladammatloa de divers corps combustible*. — Des phénomènes

de mémo espèce se produisent, quand on fait jaillir une étincelle au-dessus de l’éther contenu dans une cuiller (fig. 270). L’étincelle met le feu au

l'ig. 'il 7.

Le phénomène fut rendu produisit l'inflammation

M A C II l N E S E I. E CT R I Q L1 E S.

mélange explosif formé par l’air et la vapeur d'éther, et l’éther liquide continue alors à brûler. La même expérience réussit avec ht résine eu poudre dont on saupoudre du colon (fiij. 277), l’anneau métallique qui porte le coton est approché de la machine électrique, l’étincelle jaillit, la résine prend feu. L’expérience de riullammatiou de l’éther a été accueillie, la première fois qu'elle fut faite, comme un des phénomènes les plus extraordinaires; ou ne |k>iivail cesser d’admirer le feu (pii sortait du métal, encore plus merveilleux par Klingeuslierun qu au moyen d'une aiguille de glace (fi ij. 278) tenue à la main. Mis eu rapport avec la machine électrique et se tenant isolé sur un gâteau de résine, l’opérateur formait avec l’aigu i lie déglacé comme un prolongement du conducteur de la machine. Dès que l'aiguille était voisine de l’éther, le liquide prenait feu.

601. Formation d’acide ay.otiqur. — Caveildisll provoqua, ail Uloyeil de l’étincelle, la combinaison de l'azote et de l'oxvgène. Les deux gaz sont introduits dans le tube à siphon T (fiij. 279) dont chaque branche contient du mercure et plonge dans le mercure d’un vase de verre : en présence de ces gaz se trouve de l'eau ou mieux une dissolution de fiotassc. L'un des vases étant mis, par la tige B, en communication avec une machine électrique, l'nulre, avec le sol, par la chaîne C, des étincelles jaillissent à travers le mélange gazeux, quand la machine est en activité, et l’ocide azotique se forme.

692. ncrom position rhimiqne. — L’étincelle produit encore des phénomènes inverses des précédents, c’est-à-dire des phénomènes de décomposition. Oue I ou place dans l’eudiomèlrc de l'ammoniaque seule et que l’on fasse passer une série d'étincelles électriques, le gaz se déconqmseen azote et en hydrogène, et double de volume. Les gaz décomposés par

Fig. ZÎ'J.

ÉLECTRICITÉ

letincello électrique ne «sont pas nombreux : le plus souvent même la décomposition n’est que partielle. .

M A C H I H K S Él. KC.TRIQl ES

693. Harhinf d’Otto de «inerlcke. — La première machine qui servit à obtenir de l’électricité, par un moyen préférable à celui que nous avons donné jusqu’ici, consistait en un globe de soufre (fiy. 280) auquel ou don-

Fig. 280.

nail un mouvement de rotation. Les mains bien sèches étaient appliquées à la surface du globe et maintenues ensuite immobiles; un frottement avait lieu, dès qu'on donnait au globe un mouvement de rotation. L'électricité développée était recueillie sur un conducteur voisin soutenu par des fils de soie.

694. Machine électrique à plateau. — La machine employée le plus souvent pour nos expériences est la machine à plateau de verre. Elle se compose d’un plateau de verre circulaire P (fiy. 281 ). que l’on fait tourner à l'aide d'une manivelle M, autour d’un axe qui le traverse en son centre et perpendiculairement à sa surface. Ce plateau en tournant frotte entre deux paires de coussins K, K’ qui sont en contact avec lui par une large surface, mais sans exercer une très-forte pression. Par le frottement produit, les .coussins se chargent d’électricité négative, que l’on ne conserve pas : elle disparail à mesure qu’elle est développée, car les coussins sont en communication avec le sol par des lames de métal M, M, réunies à la chaîne TT. Quant au plateau, il prend l’électricité positive que nous allons utiliser pour charger les conducteurs de la machine.

MACHINES ELECTKIQLES. 3»3

Ces conducteurs C et C' sont de grands cylindres métalliques creux.

Kig. 281.

qui sont [»rtés sur des pieds de verre Y, vernis à la gomme luq extrémité voisine du plateau porte des pièces recourbées F et F' I fit/. 822), qui s’appellent les mâchoire », et sont années de dents ou mieux de pointes, dont les extrémités se terminent Irts-près de chacune des faces du plateau. Lorsqu’une partie du plateau se place en regard des pointes, un phénomène d’inlltieuce se produit. Le fluide (tosilif. dont le plateau est chargé, agit sur le fluide neutre des mâchoires et des conducteurs, attire le fluide négatif (pii. s’écoulant parles pointes, neutralise le fluide positif du

plateau :

ÉLECTHICITK.

qiiant au ilnirie repoussé par cotte influence, il reste et charge les conducteurs. Ainsi la machine est chargée d’électricité de même nom que celle du plateau tournant; mais ce n’est pas l’électricité du verre, qui est venue sur les conducteurs : ceux-ci n’acquièrent de l’électricité libre qu’à la suite d'une décomposition et d’une recomposition de fluide neutre.

11 semble que si l’on ne cesse |»as de faire tourner le plateau de verre de la machine, la décomposition par influence doit se continuer sur le conducteur et que ce dernier, par suite, doit prendre une charge croissante. Il n’en est rien ; la elinrge est, dans tous les cas, limitée. Il suffit, pour le concevoir, de remarquer, qu’à chaque nouveau tour, le plateau arrive à l'intérieur des mâchoires, avec une charge toujours la même; l'action répulsive que le fluide positif du plateau exerce sur une molécule du fluide positif, appartenant au fluide neutre du conducteur, est donc constante. Mais d’autre part, cette même molécule est soumise à l'action répulsive toujours croissante du fluide libre, qui s’accumule sur le conducteur. Il arrive donc nécessairement un moment où cette dernière force, (pii agit en sens inverse de la première, lui est égale ; alors la molécule considérée sera en équilibre et la décomposition par influence aura atteint sa limite. En réalité, la limite de charge dépend surtout de l'état de l’atmosphère dans le voisinage du conducteur; dans les temps très-humides, la |>ertc par les supports et pur l'air est considérable et la charge-limite faible.

Il est très-important, quand on veut tirer le meilleur parti possible d’une machine électrique, de sécher, avec le plus grand soin. le plateau, les supports de verre, les conducteurs eux-mêmes ; aussi place-t-on habituellement, sur la table de l’appareil, un fourneau rempli de charbons allumés.

(Î95. Machine d'Ai-ncii-niiir. — On doit à Armstrong la construction d’une machine, où le frottement de gouttelettes d’eau a été utilisé dans des conditions très-avanlagelises. Les effets, qu'elle donne, sont incomparablement supérieurs à ceux que l’on avait obtenus par les machines électriques précédemment connues. Une chaudière (fig. 283) laisse échapper par des orifices a la vapeur, qui s’v trouve portée à une haute tension. Mais l'cnscmblc des conduits, par lesquels la vapeur est obligée de passer, est refroidi et une condensation partielle a lieu; si bien que des orifices a sort en réalité de la va|icur chargée de gouttelettes liquides. Par suite du frottement rapide et énergique de cea gouttelettes, que la va- |>eur entraine en sortant, la chaudière se charge d'électricité négative et un peigne v, soutenu par un pied isolant et disposé au-devant des orifices, prend l’électricité des gouttelettes d’eau, électricité qui est positive. Une telle machine donne, presque d’une manière continue, des étincelles de plusieurs décimètres de long. : ’■

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