BALANCE
qu'une balance cal sensible au milligramme, uu demi-milligramme, etc., lorsque des poids égaux étant placés dans les deux bassins et l'horizontalité du fléau existant, celui-ci s’incline d’une quantité appréciable, pour l'addition. dans l'un des plateaux, d’un milligramme ou d'un demi-milligramme. L'angle a, on le voit, est indépendant, dans les conditions où nous nous, sommes placés, de la charge totale 2P. 11 n’eu serait [ioinl ainsi, nous allons le montrer, si les trois poiuts m, A. /«' n’étaient jais eu ligne droite»
Supposons d 'abord {fig, 31) le point d’appui situé au-dessous de la ligne mm'. mXm' repré- Ml scnlcra toujours le fléau Oiiiind l’égalité de charge existera, la ligne mm' sera horizontale et la résultante 21* appliquée uu milieu 0 de mm' sera détruite par la résistance du poinld'nppm. Mettons uu petit excédant de charge p dans le Iwssiu de droite, le fléau s’iucliqe et tend à prendre une position d’équilibre
stable. Or, la résultante 21’ toujours appliquée au milieu 0' de lu droite m,m'„ aura pour effet d’augtnenter l’inclinaison du fléau, c’est-à-dire la sensibilité de la balance. dette fois donc, la sensibilité croîtra avec la charge.
On voit de suite, à l’inspection de la figure 32. que si A est au-dessus de mm' la résidtante 21* appliquée en 0' leud à diminuer 'l’inclinaison; la sensibilité décroit donc à mesure. que la charge totale augmente. — Nous
Elg. 3t.
supposerons désormais, dans ce qui va suivre, que les trois |Hiints m. A, mi. sont en ligne droite.
82. Condition* de «enalhilit* — Elles sont toutes contenues dans la formule la) (yn — : on y voit que .///a, et par suite l'angle » lui-même
l’KSAVm'H.
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i|iii, lorsqu'il <“st très-|ietil, peut Aire considéré e< >mm<‘ se confondant nvee sa tangente, varie proportionnellement à la longueur du bras du fléau /, en raison inverse du poids du fléau /»,. et en raison inverse de la distance d du centre de gravité à l’axe de suspension. Donc, pourqu’une balance soit sensible, il faut : t" un fléau long ; 2* un fléau léger. Ces deux conditions paraissent au premier abord ineonqiaiiblcs, quand on songe que le fléau doit offrir en même temps une grande rigidité, afin que les points met m' ne descendent pas au-dessous de l'horizontale passant par A, nu moment de l’équilibre. On les réalise toutes les deux, le mieux possible, en donnant au fléau la forme indiquée ci-eoutre, relie d'une losange évidée de part et d’autre de l’axe. Los bras offrent ainsi une grande résistance à la flexion, quoiqu’ils ne possèdent qu'une niasse assez faible.
3° Le centre de gravité doit être au-dessous, mais voisin de l’axe de stispension. A cet effet, l'opérateur règle lui-même In sensibilité de la balance et l’augmente ou la diminue à volonté. Il est des cas, en effet, oti
Fin. 33.
une trop grande sensibilité est nuisible, en rendant les pesées très-longues. Une petite masse in 'fig. 33) servant d'écrou |H>ut se déplacer sur la tige I.
baI/ance.
<|iti parle tnr | mis de vis : l'ascension de l'écrou rapproche 11 de A et augmenle lu sensiliililé.
t” Le Béau doit être parfaitement mobile. G’est l’arête vive d'un prisme t d'acier A fixé perpendiculairement au lléau et posé sur-un plan d'agate horizontal (pii représente l’axe de suspension. Pour éviter que l'arête de ce prisme et celles des couteaux extrêmes qui portent les bassins ne s'émoussent par une pression trop prolongée, un système de fourchettes P, nui par un houtou II placé en dehors de la cage de la balance, supporte le fléau et les bassins pendant que la balance ne sert pas.
83. Condition* d'exactitude d’une balance. — De la théorie qne
• nous venons de donner, découlent naturellement les principes qui doivent' guider pour la bonne construction de la balance. Pour que cet instrument soit exact, il faut : 1° que les deux bras du fléau soient égaux en poids; 2° qu'ils soient égaux eu longueur; qu'en un mot, de part et d’autre «lu plan vertical passant par l'axe de suspension la balance présente une symétrie complète. On constaté que la première condition est remplie en enlevant |ioids et bassins et examinant si le fléau se place de lui-même horizontalement. Gelte horizontalité se reoonnait d’ailleurs aisément à l'aide d'une longue aiguilleS fixée perpendiculairement à l'axe du fléxui. en son milieu, et se mouvant sur un polit arc gradué eu ivoire i/ig. 33) ; ou règle d'avance l'appareil de manière que lorsque l’aiguille est verticale, elle coïncide avec le zéro de la graduation. La seconde condition est réalisée
.Unîtes les fois qu'après avoir suspendu les bassins en 0 et 0', reconnu cpie. sous leur influence, le fléau est encore horizontal, et placé dans charnu d’eux des corps se fnisaut mutuellement équilibre, on trouve, qu’en changeant les corps de bassin, l'horizontalité du fléau se maintient encore. Il est certain que si les bras avaient été inégaux, pour produire l'équilibre dans la [(rentière |>esée. le corps le moins lourd en t été placé à l’extrémité du bras de levier le plus long, et, dans la seconde il se serait trouvé transporté à l’extrémité du bras le plus
* court ; le fléau n’eiït donc pu cette fois demeurer horizontal. 3° Les points d’attache des Imssins au fléau doivent demeurer invariables et la verticale du centre de gravité de chaque bussin et des corps qui y sont .placés doit toujours passer pat ces points de suspension. A cet effet, le crochet de suspension du bassin consiste en un étrier E I fig. 34) dont la partie supérieure plane et constituée par mie