‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 191 sur 315 · AIMANTATION PAH I.ES COURANTS. — TÉLÉGRAPHES ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

AIMANTATION PAH I.ES COURANTS. — TÉLÉGRAPHES ÉLECTRIQUES

920. Action du ruurnnt sur In limnillr «Ir fer." — Aussitôt fit*1*

l’expérience d'OEreted fut connue, Arago (septembre 1820) essaya l'action du courant sur le fer doux. Un fil de cuivre traversé par un courant énergique fut plongé dans la limaille de fer, et il en sortit emportant avec lui une portion de cette limaille adhérente. De ce fait, A rago conclut que le courant agit non-seulement sur l’aiguille aimantée, mais encore sur le fer doux, qui n’a pas reçu une aimantation préalable. Toutefois, il se demanda si le phénomène était bien dô au courant, et ne devait fias être attribué à une certaine quantité d'électricité libre qui. répandue sur le fil, reproduirait le phénomène bien connu de l’attraction des corps légers. Pour s'en assurer, il plongea le lit au sein de la limaille d’un métal autre que le fer, et il reconnut que, dans ce cas, aucune parcelle métallique ne restait adhérente. Le fluide libre n’est donc pour rien dans l’action qui avait été d’abord observée, et le phénomène en question était bien dit à l’état dynamique de l’électricité.

921 . Aimaïutloi par le» eoarnnta — Arago reconnut également que, si l’on met un t'ocrant en croix avec une aiguille d’acier non aimantée, il se forme un péde austral à la gauche du courant, si bien que l’aimant nouveau et le courant sont dans la position relative qu’ils auraient occupée après une expérience d’OEreted. répétée selon le mode ordinaire.

Gomme l’expérience d'Arago ne réussit bien que si le courant est très-énergique, une idée très-simple se présentait naturellement à l’esprit des expérimentateurs : ne devait-on pas engendrer une aimantation aussi forte de l'aiguille d’acier en se servant d'un courant peu intense, à la condition qu’on accroîtrait son action de la même manière que dans le galvanomètre multiplicateur? En un mot, l'aiguille à aimanter placée dans l'intérieur du cadre du galvanomètre et mise en croix avec la direction du courant qui parcourt le fil de cet instrument, ne devait-elle pas s’aimanter tout aussi bien que sous l'influence d'un courant très-énergique ? Les raisonnements que nous avons faits en développant la théorie du galvanomètre,

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