AIMANTATION PAR LES COURANTS
est interrompu, le contact de fer doux tombe, et la charge est immédiatement abandonnée.
1)25 bis. Magnétisme et diamagnétisme. — Ail
moyen des aimants puissants que l’électricité peut produire, il a été possible de reconnaître les propriétés magnétiques de diverses substances sur lesquelles l’influence des aimantsordinaires était trop faible pour qu’on pût la constater autrefois. Jusqu'ici nous n’avons signalé que le magnétisme du fer, du nickel, du cobalt et du manganèse. Mais d’autres métaux, tels que le platine, sont aussi attirables par l’aimant. Une aiguille de platine suspendue entre les pôles A et B de l’é- j,-|g 3i>,
lectro-aimant [fi g. 30 1 ) se
fixe dans la direction de ces pôles. Il en est de même de plusieurs autres substances métalliques.
Un autre fait intéressant et tout à fait imprévu s’est offert à Faraday : certains corps sont repoussés par les aimants, on les distingue par le nom de substances diamagnêtiques ; ce sont : le bismuth, l'antimoine, le zinc, l’étain, le plomb, l’argent, le cuivre, l'or, le soufre, le phosphore, le charbon et un grand nombre d’autres. Une aiguille de ces substances suspendue entre les pôles de l’électro-aima'ni se dirige perpendiculairement à la ligne des pôles. Les liquides mêmes, les gaz sont magnétiques ou diamagnétiques, la fumée d’une bougie que l’on vient d’éteindre est repoussée par l’électro-aimant. Un liquide posé sur les pôles de l’élcctro-aimant AB renversé se Soulève dans la capsule qui le porte.
O^ti. Emploi de» électro-nimaats comme moteur*. — De même que la vapeur met en mouvement le piston sur lequel sa pression s’exerce, de même un électro-aimant, dans le fil duquel un courant circule, peut imprimer un mouvement à un contact de fer doux placé à distance. Puis le courant étant interrompu dès que le contact aura fourni toute sa course possible, une action contraire, celle d’un ressort antagoniste ou d’nn
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second élcelro-aimant. le ramènera suus peine à sa position primitive: ui|e série d’aimantations et de désaimantations alternatives produira doue un mouvement de va-et-vient facile à transformer selon les besoins de l’industrie. Il sera possible aussi, par des dispositions appropriées, d'obtenir uue machine rotative.
927. Mnrhine île l'age. — Parmi les machines de ce genre qui ont été construites, nous citerons celle de Page. Kl le se compose de deux électroaimants B et B’ (fig. 392) formés par des cylindres creux de fer doux, sur chacun desquels s’enroule un fil de cuivre revêtu de soie pour isoler les spires. Une bielle de cuivre T, qui s’adapte à la manivelle M , porte deux barreaux de fer doux F et F', qui peuvent pénétrer alternativement, l’un dans l’intérieur de l’éleclro- aimant B. l’autre dans l’intérieur de l’électro-aimant B'.
Lorsque l’hélice B est parcourue par le courant, l’hélice B' u’est pas en communication avec la pile, et le fer doux F, qui se trouve alors en dehors de l’élec-, tro-aimant actif, est seul attiré et pénètre à l’intérieur de l’hélice; la manivelle commence son mouvement. Mais aussitôt que le fer doux a pénétré dans l’hélice, celte hélice cesse d’être parcourue par le courant qui passe à ce moment dans le til B'; c’est F' qui est alors attiré, et la bielle FF' prend un mouvement en sens contraire. La roue doit donc être animée d’un mouvement de rotation continu. On comprend que les passages alternatifs du courant dans les deux bobines puissent être facilement déterminés en temps utile par la machine elle- même, comme cela a lieu pour le mouvement alternatif des tiroirs dans les machines à vapeur (583).
928. Machine de M. Froment. — M. Froment a construit une machine rotative, qui sc compose d’une roue, sur la circonférence de laquelle sont fixées des plaques de fer doux situées à égale distance les unes des autres. A l’entour de la roue , et ne la touchant pus, sont disposés des électro-aimants dont les surfaces polaires paraissent former par leur ensemble un cylindre concentrique à la roue. Ces électroaimants sont égaux en nombre à celui des armatures de fer doux.
La machine étant en mouvement, le courant circule dans les électroaimants lorsque chaque armature se trouve voisine de l'électro-aimant (pii lui correspond: l'aimantation produite donne naissance à un ensemble de forces motrices qui continuent le mouvement de la machine. Mais le
Fig. 3ü2.