‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 196 sur 315 · CHIFFRES. SIGNES · texte numérisé non relu

CHIFFRES. SIGNES

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2 B a BM Mi BM

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P a mm mm m

0 MB BM Mi MB a 1

1 mmmmm —

Pour rendre la transmission lisible

il faut espacer à peu près également

deux éléments d’un même signal, espacer un peu plus, mais toujours par des intervalles égaux entre eux, les différentes lettres d’un même mot; enfin il faut, comme dans l’écriture usuelle, bien isoler chaque mot. On

peut voir (fi g. 397). comment le mot dè/iêche se trouve transcrit sur une

tki.ki;kaphes éi.ectriqi es.

bande de papier en signes télégraphiques. l/imprimcur a repi'oduit ici exactement les traits avec leur longueur et leur espacement, tels, en un mot, que l'appareil télégraphique les a lui-même tracés.

Pendant longtemps, on s’était contenté d’inscrire les traits sur la bande de papier avec une pointe mousse placée en I/. On obtenait, de celte manière, une sorte de gaufrage qui rendait la dépêche souvent fort difficile à lire et qui se trouvait bientôt effacé par le frottement. Aujourd’hui, dans les stations principales, le récepteur est muni de cet appareil à encrage que nous avons décrit et dont l’invention est due aux frères Diguey . Cette modification introduite dans le télégraphe de Morse est très-avantageuse : la dépêche est toujours lisible, elle peut être conservée indéfiniment sans subir d’altération et. en outre, la dépense de force nécessaire pour l’encrage est incomparablement moindre que celle qu’exigeait le gaufrage du papier.

935. Manipnlatear de l’appareil de Morne. — Il résulte de ce que nous disions tout à l’heure, que l’employé, qui transmet la dépêche, doit mettre le fil télégraphique en communication avec l’un des rhéophoresde la pile, puis il doit interrompre la communication, et de plus le passage et la suppression du courant doivent être effectués avec une grande régularité; on y est parvenu au moyen d’un appareil simple nommé le manipulateur.

Dans ce manipulateur, l’un des rhéophoivs P est en communication avec une petite colonne K que nous appellerons l’enrlume ; le fil télégraphique est réuni avec le levier AB, qu’un ressort R écarte de l'enclume. Dans ces conditions, le courant ne passe pas. Mais vienton à appuyer sur la poignée A, le levier S’abaisse, un contact métallique s’établit entre l'enclume et ce levier, et dès lors le courant peut arriver à l'électro-aimant d’une station éloignée. Dès que l’on cesse d'appuyer, le courant est interrompu, car le ressort R agit seul. En quelques jours d’exercice, un employé parvient à transmettre lisiblement une dépêche, et avec de l’exercice, on arrive à produire des signaux aussi nets que ceux qui ont été représentés sur notre tableau.

Tout manipulateur est muni en outre d’une seconde colonne ou enclume K’ sur laquelle le levier AB s'appuie quand le courant ne passe pas. Cette colonne E’ est nécessaire pour l’installation d’un poste télégraphique, comme nous allons le montrer dans le paragraphe qui suit.

936. installation d’an poste. — Un |)Ostc est installé de manière à

Kl. KCTH If.l TK.

» pouvoir transmettre cl recevoir les dépêches; il doit avoir, par conséquent, un manipulateur et un récepteur, et le poste auquel il est relié

doil satisfaircaux mêmes exigences. Enfin, il faut qu'à un instant quelconque, une dépêche puisse être transmise, soit dans un sens.soiidansl’autre.

Tout d’abord, on pourrait croire que celle double transmission exige deux fils, car il faut pouvoir réunir chacun des

manipulateurs au récepteur qu’il doit faire marcher; mais il n’en est rien : un seul fil suffît. La figure 399 montre comment les deux postes sont en rapport. P, et P, représentent les piles, M, et M, les manipulateurs, H, et R, les récepteurs; enfin, T, et Tf les fils qui vont à la terre. Les deux appareils étant au repos, les deux récepteurs communiquent tous deux avec le

Fia. *oo.

fil de ligne par les colonnes E’( et E’, qui sont les analogues de celle qui a été désignée par E’ dans le paragraphe précédent; et si le manipulateur M, est baissé, le récepteur R, marche. De la première station, on a donc attaqué la seconde, et inversement, de la seconde, on pourra attaquer la première.

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