AIMANTATION PAH I.KS COURANTS ÈLKCTHO-AI MANTS
Fig. 401.
«37. Télégraphe de Brégnet. — L’éleetro-aimanl «lu télégraphe Bréguet est horizontal : il se trouve représenté en E {fi g. 400) ; l’armature A, mobile autour d’un axe horizontal 00', porte un levier L auquel est fixé le ressort antagoniste R. Les oscillations du levier, transmises à une palette d’échappement P, règlent la marche d’une aiguillemobile sur un cadran (fig. 401) où se trouvent marquées les 25 lettres de l’alphabet, plus une croix. Sans cette palette, l’aiguille, sollicitée sans relâche par un mouvement d’horlogerie, passerait successivement sur chacune des lettres sans se fixer sur aucune. Mais par l’action de la palette, elle peut être mise au repos. Pour cela , à l’axe qui la porte, sont adaptées, côte à côte, deux roues K et K' | fig. 401 et 402), dites roues à rochet, qui sont armées chacune de 13 dents obliques et disposées de telle sorte que les dents de la première alternent avec celles de la seconde. En tout, 20 dents se succèdent donc, et d’une dent à la dent la plus voisine, on compte un vingtsixième de tour. La palette P, inter- <W J calée entre les dents d’une roue, cmpêche le mouvement, car une dent butlecontre elle; si elle vient à passer |f| 492
d’une roue à l’autre, la dent en prise
cesse de l’être, la rotation commence , et dure jusqu’à ce qu’une dent de la seconde roue butte de nouveau, ce qui a lieu après un vingt-sixième de tour. Donc, à chaque oscillation, l’aiguille avancera d’un vingt-sixième de tour, c’est-à-dire d’une lettre.
L’axe CG' prend d’ailleurs son mouvement oscillatoire à celui du levier L. au moyen d’une espèce de manivelle qui se compose d’une fourchette renversée E, dont la pointe est fixée à l’axe CC', et entre les branches de laquelle passe une tige de transmission T attachée au levier L.
ÉLECTHIC1TK.
L'aiguille étant sur la croix, si remployé, placé à lu station de départ, fait passer le eourant, une oscillation a Ijeu, l’aiguille vient sur la lettre A; quand le eourant est ensuite interrompu, une oscillation en sens contraire se produit et amène l’aiguille sur la lettre B : ainsi, chaque fermeture ou chaque interruption du courant fait avancer l’aiguille d’une lettre. L’employé, qui envoie la dépêche, peut, en comptant le nombre d’émissions et d'interruptions qu'il produit, savoir si l’aiguille se trouve sur la lettre qu’il veut transmettre. Quand elle y est arrivée, il n’a qu’à la laisser stationner dans cette position pendant le temps sullisant |>our que son intention soit bien marquée et comprise; puis il devra provoquer le nombre d’oscillations convenable pour que l'aiguille passe de cotte lettre à la seconde lettre qui doit être envoyée, et ainsi de suite : la dépêche sera transmise.
1)38. Manipulateur. — Les calculs, que l’ou serait obligé de faire a la station de départ, ne manqueraient pas d’entraîner des erreurs continuelles. Le manipulateur compte comme de lui-même le nombre des interruptions et des fermetures du courant. Il se compose d'un levier horizontal AB ifiy. 403), oscillant autour d’un axe vertical passa nt par le point 0. Ce levier, parson extrémitéB.
est en communication constante avec le fil de la ligne télégraphique L ; et son extrémité A se trouve à une petite distance d’une masse métalliqueP', qui communique avec le pôle J* de la pile. Quand le levier oscille et que A vient toucher P', comme B d'ailleurs ne cesse pas d’être en communication avec te fil de ligne, lecourant passe de lv en A, de A en B et de B en L ou en sens inverse selon le pôle qui est en rapport avec P’. Mais quand, par suite de l'oscillation du levier. A est éloigné de P’, la communication est interrompue, le courant ne pusse plus.
Le mouvement d’oscillation est donné au levier par une roue métallique que l’on fait tourner au moyen de la manivelle M. Cette roue creusée d’une rainure sinueuse qui présente treize ondidations dans un sens, et treize en sens contraire, imprime un mouvement de va-et-vient à une che-
Fig. wt.