‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 200 sur 315 · Démonstration expérimentale · texte numérisé non relu

Démonstration expérimentale

— Voici la démonstration de ces premiers phénomènes. Près du rectangle mobile abandonné d'abord à lui-même et arrivé au repos, par exemple vis-à-vis de la partie DE ( fig . 409|, on tend un autre courant, que l’on tient à la main, et l’on reconnaît sans difficulté la nature de l’action produite, suivant que ce nouveau courant, parallèle à l’un des côtés verticaux du rectangle mobile, est dirigé dans un sens ou dans l'autre, ün rend les effets plus marqués en plaçant vis-à-vis de DE , au lieu d'un fil unique représentant le courant lixe. le côté XY d’un cadre sur lequel est enroulé plusieurs fois un fil métallique recouvert de soie, comme sur un galvanomètre. Tous les courants qui passent le long de XY vont dans le même seus , et de cette façon, l’action d’un simple courant, qui pourrait ne produire aucun mouvement appréciable de l’équipage mobile, si elle Fig. 409. s’exerçait seule, devient

très-sensible quand elle est multipliée. Dans l'exemple représenté par la figure, DE et XY marchent dans le même sens; il y a attraction.

948. Les actions des courants qui font un angle so reconnaissent, en pla-

Fig. 408.

Fig. 408 bit

ACTION UES COCHANTS Sli K LES COURANTS;

ça ut le cadre XY comme le montre la ligure 409 bit. I,e couraut XY est horizontal et est rencontré |>ar l’axe vertical autour duquel le cadre est mobile.

On remarquera que, dans l’un comme dans l’autre cas, une seule pile suffit pour produire les deux courants en action. Au lieu de réunir directement le pôle négatif avec K’, on intercale entre eux le fil du cadre XY’.

949. Antre* résultat* fondamentaux . — I * Deux parties d'un même courant parcourues en sons contraires par le flux électrique, exercent sur un courant extérieur des actions égales et contraires.

2° Un courant sinueux agit avec la même intensité que le courant rectiligne qu’il enveloppe , pourvu qu'en se contournant, il s’écarte peu de ce dernier.

Ces deux nouveaux principes, pour lesquels la vérification expérimentale paraîtrait, au premier abord, plus embarrassante que pour les quatre premiers, s’établissent au moyen du rectangle que nous avons déjà employé.

On présenteà l’un de ses côtés verticaux un fil [fitj. 410) recouvert de soie et plié de telle sorte que deux de ses parties se côtoient dans une certaine longueur. Dans ce fil, on fait circuler un courant qui monte selon AB et redescend selon BC. L’expérience fait voir que ces deux B courants de sens contraires, ainsi associés, sont sans action sur le rectangle. L’immobilité du rectangle persiste si. au lieu de présenter seulement ABC, on enroule un très-grand nombre de fois sur le cadre d’un multiplicateur un double courant tel que le précédent, mais d'une très-grande longueur. Seulement pour cette dernière expérience il faudra procédera l’enroulement avec le soin nécessaire pour que les deux parties du fil soient bien à égale A Kt distance du côté du rectangle dont on l’approche : résultat très- / ' difficile à obtenir; aussi observe-t-on toujours un mouvement plg 410 du courant mobile. Mais si l'on construit mi grand nombre d'appareils avec lesquels on répète l'expérience, tantôt un effet se produit

Kig. U»U bit.

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dans un sens, lanlôt un effet dans un autre : ce qui prouve que les mouvements observés ne résultent que de défauts inévitables de construction.

R On démontre la seconde proposition en employant des dispositions semblables, seulement l’un des courants BC (fig. fil) tourne autour du premier AB en formant une sorte d'hélice. Le système de ces deux fils est enroulé sur le cadre d’un multiplicateur, et sous l’influence des deux courants de sens contraires. le rectangle reste immobile. Le courant sinueux agit donc comme un courant rectiligne, puisque, d’après l’expérience précédente, un courant rectiligne qui prendrait sa place et descendrait comme lui aurait équilibré l’action du courant ascendant AB.

Les résultats précédemment constatés nous donnent le pouvoir de déterminer par le raisonnement seul- et à la manière des géomètres, les actions exercées par des courants de Tonnes connues, du moins dans certaines circonstances de formes et de positions (*).

950. Action d’an courant horizontal Indéfini lur un courant horizontal limité et mobile autour d’un axe vertical. — SoitXY (fig. 412)

un courant fixe, horizontal et indéfini que le lecteur pourra supposer sur la page même du livre.; soit AB un courant horizontal, li-

"x mité et mobile autour

d’un axe vertical passant par le point A. Ce courant marche de A vers B, et il est d’une longueur telle que dans tous les mouvements, le point B reste toujours d’un même côté par rapport

Fig. 4IÎ.

(*) Parmi les conséquences, que l'on peut déduire des premiers phénomènes décrits, en voici uné qui est souvent signalée :

En fil unique plié. en angle suivant des directions telles que A'B', C'D’ (fiy. 408) se trouve composé de deux parties qui se repoussent quand on fait entrer par l’extrémité B' un courant qui sort par l’autre extrémité b'; et cela est exact quel que soit l’angle des deux directions : ainsi, quand on agrandit cet angle et qu’il est très-prés d’ètre égal A deux angles droits, les deux courants se repoussent encore. Un est alors conduit A penser qu’à la limite, quand l’angle sera augmenté au point que les deux directions soient dans le prolongement l’une de l’autre, il y aura encore répulsion. D’où l’on arrive A cette conclusion : beux parties consécutives d’un même courant se repoussent.

Ampère donnait une expérience pour le démontrer ; mais nous nous abstenons de lu décrire, parre qu’en réalité les courants, qui agissent dans l’expérience d’Atnpèrc, sent des courants angulaires et non des courants qui cheminent dans la meme direction.

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