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T,e mouvement permet de déterminer la po

Fig 424.

Fig. 425.

sition du courant terrestre, lin effet, ce courant qui va de l’est à l’ouest (938), est situé soit au nord, soit au sud du plan vertical qui passe parle courant mobile, soitenhn dans ce plan lui-même. Supposons-le successivement dans ces diverses positions, et recherchons celle qui peut produire le mouvement observé. Si AB (fi g. 426), mobile autour d’un axe vertical passant par le ^ point A, est soumis à l’action du courant E'O',

qui est placé au nord, il tournera de l’est à - l’ouest en passant par le sud, comme le démontrerait le raisonnement du g 930 : ce qui n’est * — % pas conforme au résultat de notre expérience.

Le courant terrestre n’est donc pas au nord du — ji — j- lieu de l’observation. Si AB était soumis à l’ac-

tion d’un courant placé exactement au-dessous ^ de lui. il resterait au repos dès qu’il arriverait

à se trouver parallèle à ce courant et dirigé dans le même sens; il ne tournerait pas d’un mouvement continu, comme l'expérience l’a fait voir. Au contraire, le raisonnement du g 960 prouve que, soumis à un courant E0 situé au sud, le courant AB doit tourner de l’est à l’ouest en passant par le nord, et c’est précisément ce que l’expérience a donné. Donc le courant terrestre est au sud du lieu oit nous obser-

vons.

ACTION DES COCHANTS SL H LES COCHANTS.

Si l’on se transportait eu différents fxiinls du globe, ou trouverait que le mouvement de rotation aurait lieu en sens inverse dans l’hémisphère sud. D’où l'on conclut que le courant terrestre est au nord de cet hémisphère. Il est donc à l’équateur magnétique.

901. Conclusion. — Les mêmes expériences se répètent sur tous les méridiens, et on est amené à concevoir le courant terrestre, comme tournant autour de la terre en suivant une ligne voisine de l’équateur. Toutefois, il est impossible d’admettre l’existence d’un seul courant terrestre; il est probable qu'au sein de la terre circulent une multitude de courants dont l’ensemble agit dans les expériences que nous avons fait connaître comme un seul courant voisin de l’équateur, et allant de l’est à l’ouest.

902. Action de la terre sur un courant rectangulaire. — Suspendons le rectangle qui

nous a servi dans nos premières expériences. Suivant la partie DE (fig.

427), le courant descend; suivant FG, le courant mçnle. Donc , sous l'action de la terre, le rectangle doit se placer dans la direction est -ouest :

DE fixé vers l’est, GF vers l’ouest (958). Quant aux eourauts EF et DG, qui se dirigent suivant les côtés horizontaux du rectangle, la terre exerce sur eux des actions qui se détruisent, comme appliquées à des courants égaux marchant un sens contraires , et situés à la même distance du courant terrestre.

Eig. tï7.

963. Courants «statique» — Le rectangle, qui vient de se diriger de lui-même, est celui qui a servi (947 et 948) pour établir les actions des eourauts parallèles ou augulaires. N’est-il pas à craindre que les mouvements, qui ont été aperçus alors, n'aient été occasionnés par l’action de la terre? On peut se rassurer à ce sujet : car le cadre XY n'a été approche qu'au moment où le rectaugle se trouvait déjà au repos. Mais il n’en est

ÉLECTRICITÉ

pas toujours de

Kig. 4Î8.

même : l'action de la terre serait nuisible à certaines expériences; elle empêcherait la libre manifestation des phénomènes spéciaux que l’on veut étudier. On a, en conséquence, imaginé des dispositions de courants, telles que la terre soit sans influence sur eux : ces sortes de courants s'appellent asiatiques. Un modèle de courant asiatique est sous les yeux du lecteur [fig. 428). Les courants se propagent suivant l’ordre indiqué par les lettres de l'alphabet : on voit que les deux courants verticaux sont descendants, et comme la terre agit pour les porter tous deux à l'est, son action se trouve annulée. D’autre part, les courants horizontaux sont égaux deux à deux, et de sens contraires de chaque côté du cadre ; le courant terrestre agit donc avec la même force pour les faire tourner en sens inverses : il

laisse le rectangle immobile.

964. Courant* circulaire* mobile*. — Revenons aux courants que la terre peut diriger. Au lieu d’un rectangle, rendons mobile autour d’un

axe vertical le courant circulaire UK [fig. 429); le plan du cercle doit se diriger de l’est à l’ouest. En effet, le courant, qui circule le long d’un arc de cercle AU [fig. 430), peut être remplacé par une série de courants horizontaux AC, DE, et verticaux CD, EF (919). Cette substitution faite pour Mutes les parties de OE, il reste, d’une part, des courants horizontaux, sur lesquels les actions de la terre s’équilibrent (comme cela avait lieu dans le cas du rectangle mobile), et, d'autre part, des courants ascendants du côté E, et descendants de l’autre côté 0 : les premiers sollicités vers l est, les seconds vers l’ouest ; leur ensemble doit donc se diriger et le plan du cercle devenir perpendiculaire au méridien magnétique : ce que l’expérience confirme.

965. Moi4n»ïaie*. — Imaginons un grand nombre de cercles, perpendiculaires tous à un même axe qui passe par leur centre. Un pareil système se réalise au moyen d’un fil [fig. 431) qui s'enroule sur un cylindre suivant une hélice et dont les deux extrémités reviennent horizontalement puis se relèvent en montant l’une à côté de l’autre, et se terminent enfin par des pointes convenablement disposées pour (pie le système commu-

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