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jolis et P. Dessins, qu’ou u une n.Ost re exacte de la longueur d’onde du son produit, en évaluant pur une expérience directe la distance de deux nœuds consécutifs dans l’intérieur même de ce tuyau.
1114. Aperça de la théorie dp* tujnux sonore*. — Nous avons, dans ce <|ui précède, envisagé la question des tuyaux sonores, à un point de vue exclusivement expérimental, llest cependant une question à laquelle l'analyse mathématique peut seule répondre d’une manière complète, et que l’esprit du lecteur a dû sc poser. Quelle est la raison de ces nœuds fixes et de ces ventres fixes, dont nous avons prouvé l'existence dans la colonne gazeuse, qui vibre dans les tuyaux? Un mot seulement sur ce [>oint.
1115. L’air contenu dans les tuyaux est parcouru simultanément par des ondes directes allant de la bouche vers l’extrémité opposée, et par des ondes inverses cheminant eu sens contraire et ne gênant nullement le mouvement des premières. Ces ondes inverses proviennent do la réflexion des ondes directes, soit sur le fond solide du tuyau fermé, soit sur la tranche de l’air extérieur qui affleure à l’extrémité du tuyau ouvert. La superposition des deux systèmes d'ondes détermine, en chaque point de la colonne gazeuse, une vitesse résultante qui dépend de la grandeur et du signe des vitesses apportées par chacune des deux ondes. On comprend donc qu'on puisse avoir certaines tranches pour lesquelles les vitesses apportées soient constamment égaies et de signe contraire : celles-là représenteront les nœuds fixes. Pour d’autres tranches au contraire, les vitesses s’ajouteront en donnant constamment une vitesse résultante maximum ; ces dernières constitueront les ventres fixes. En appliquant le calcul à ce mode complexe d’ébranlement, on arrive à prévoir la position des nœuds et des ventres, et les résultats de la théorie s'accordent bien avec ceux que donne l’expérienpe.