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CHAPITRE VII

INSTR t’MENTS D’OPTIQUE

(295. Les surfaces réfléchissantes, les milieux réfringents, dont les effets sont intéressants à étudier par eux-mêmes, présentent une importance considérable par les applications qui ont été laites de leurs propriétés. Déjà quelques-unes de ces applications ont été signalées dans l’étude que nous avons faite des miroirs plans, de la chambre noire, du microscope solaire. Cependant jusqu’ici, par la nécessité qu’il y a de commencer toujours par l’examen des cas les plus simples, nous nous sommes bien gardés de composer un appareil où plusieurs éléments optiques fussent combinés, et si un pareil groupement a été quelquefois signalé (comme pour le microscope solaire), c’est qu’en réalité une seule pièce jouait un rôle important, tandis que les autres n’avaient qu’un rôle accessoire, celui d’éclairer l’objet.

Dans les appareils dont la description va suivre, plusieurs des éléments optiques dont la théorie nous est connue vont être assemblés, et si un miroir isolé, si une lentille toute seule peut recevoir des applications importantes, nous verrons qu’une association convenable de lentilles, de miroirs et de prismes peut fournir des effets plus remarquables encore : ces

ensembles, qu’on H|q>elle instruments d’optique, sont destinés pour la plupart à venir au secours de l'œil, à rendre notre vue plus pénétrante ou plus précise, et leur valeur est telle, qu’ils constituent aujourd’hui les auxiliaires indispensables des sciences d'observation : l’astronomie et lt* sciences naturelles.

Au début, nous décrirons deux instruments assez simples, la chambre cluire et la loupe.

1296. Chambre rintre. — La chambre claire a été inventée en 18U4 par Wollaston. Elle se composait d’abord de deux miroirs plans AB et BG n {fig. 636), faisant entre eux

un angle de 133°. Une image de l’objet ab. placé devant ce système réfléchissant, se forme d’abord en a'b' par la réflexion de la lumière qui tombe sur le miroir BG ; mais ab' joue, par rapport au miroir AB, le rôle d’un objet, et il se forme eu a" b" une image qui sera visible pour l’œil situé au-dessus de AB. Si l’objet est vertical, l’image paraîtra horizontale et droite à l’observateur : cela tient à ce que tout rayon qui se se brise en faisant avec sa

Pin. 03M.

réfléchit sur deux miroirs faisant un angle,

direction primitive un angle double de celui que font les deux miroirs: le lecteur trouvera sans peine la démonstration. Wollaston prenait pour ce dernier miroir AB une lame de verre non étamée ; en même temps que l’image a"b", il pouvait donc apercevoir une feuille de papier placée à la distance de la vision distincte, et avec un crayon, il pouvait suivre les l’image et les dessiner.

Mais un pareil système laissait perdre une grande quantité de lumière, et l’image aTb" était trop peu intense ; Wollaston le remplaça par un prisme de verre à quatre faces ABCD, tel que l'angle D fût droit, et les angles A et G égaux. Les rayons arrivent sur BC et sur AB sous l’angle de réflexion totale, et les images acquièrent alors une grande vivacité. Mais, dans ce cas, l'œil placé au-dessus de AB ne peut plus voir ni le papier ni le crayon, qui se trouvent cachés par le prisme. On est dans la nécessité de pincer l’œil enO, dans une position telle que l’ouverture de la pupille soit au bord d’une arête du prisme, et puisse laisser pénétrer, à la fois, jusqu'à la rétine la lumière directe qu’envoie le papier et la lumière réfléchie qui produit l’image. Afin

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