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(|iie l'œil prenne une bonne (tosition, 1« face AD est recouverte d’une plaque qui est percée d’un petit trou divisé en deux parties par l’arête A du prisme.
Nous avons admis que les rayons qui émanaient des différents points de l’objet éclairé tombaient sur les surfaces réfléchissantes. comme dans le cas /
où la chambre claire était formée seulement desdeux miroirs AB et BC : cependant la lumière, en pénétrant dans le prisme ou en s’en échappant , sc réfracte, les deux' réfractions ainsi produites n’amèneront-elles pas quelque déviation capable de troubler le phénomène ? Ce danger n’est pas à craindre. La lumière subit deux réfractions successives, cela est vrai , mais toutes deux se compensent, comme elles le font dans le cas où les rayons traversent une lame à faces parallèles. Le calcul peut le démontrer : nous donnerons simplement la figure ci-jointe ( fxg . 637) qui montre que le rayon émergent ik est toujours perpendiculaire au rayon incidente/-. Nous laisserons au lecteur le soin de la démonstration qui est aisée.
Cet ensemble de deux miroirs présente pour le dessin des paysages ou des monuments, des avantages précieux. Son champ est illimité dans le sens vertical. En effet, que l’on fasse tourner le système des deux miroirs autourde leur intersection commune, l’image restera immobile, et quel le que soit la hauteur des objets, la chambre claire la plus petite permettra de les dessiner dans toute leur étendue.
Cet instrument présente un autre avantage très-important pour les dessinateurs, c’est qu’il donne les images sans aucune déformation de la perspective.
1297. Perfectionnement de ta chambre cintre. — Une chambre claire aussi simple que celle que nous avons décrite, exige, de la part du dessinateur, un effort d’accommodation impossible à réaliser. Le papier et le crayon étant placés à la distance de la vision distincte, l’œil, pour les voir, doit s'accommoder à cette distance, et, d’autre part, l'image de l’objet à dessiner se formant derrière la face réfléchissante AB, à la distance même
Fig. 637.
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où il se trouve, l’œil doit s'accommoder en même temps pour voir à nue grande distance si cet l’objet est éloigné. Ce sont deux états que le màme œil ne peut réaliser à la fois, et une lutte s’établit entre les deux tendances à ces accommodations souvent très-différentes: l’observateur, passant sans cesse de l’une à l’autre, ne tarde pas à éprouver une fatigue considérable.
Un autre défaut de cette chambre, c’est que si le prisme peut tourner sans inconvénient, les déplacements de l’œil sont, au contraire, très-fâcheux : ils changent la position relative de l’image et du papier, et ce changement est tout à fait comparable à celui qui se manifeste , lorsque lions regardons en marchant deux objets inégalement distants de notre vue.
Déjà, pour remédier à ces défauts, Wollaston avait adapté une lentille divergente au-dessus de la face Al), et il la construisait de telle sorte quelle fît apparaître les objets éloignés juste à la distance de la vision distincte ; à travers cette lentille, le dessinateur regarde l’image donnée parle miroir AB, et il la voit à la même distance que le papier. Il n’a pas à lutter pour
réaliser une accommodation impossible. Cette lentille pourrait être formée par un verre plan concave placé sur la face AB; mais il vaut mieux quelle fasse corps avec la chambre claire, qui présente alors nue disjMwilion analogue à celle que nous avons figurée ici [fig. 638). Par ce perfectionnement, on évite eu outre l'erreur due aux petits déplacements de l’œil, puisque l’image et le papier sont exactement en coïncidence. Le spectateur a beau se déplacer, il ne peut pas les voir changer dans leurs positions relatives.
1297 Ois. \oiiTruu perfectionnement. — La posiliou du centre optique de la lentille divergente est importante à considérer dans l’instrument que nous étudions, et cependant Wollaston ne s’en était point préoccupé. M. Laussedat, voulant utiliser la chambre claire pour le lever des [dans, et avant besoin de retrouver facilement ce point sur le prisme, « l’a trans- « porté sur l’arête près de laquelle on place l’œil, en prenant le centre « de la sphère qui entaille la face du prisme sur une perpendiculaire à « cette face menée par un point de l’arête elle-même. » La figure 638 montre la chambre claire de M. Laussedat: seulement l’entaille du prisme a été exagérée |>our qu’elle soit sensible.
Les avantages de cette construction résultent de ce que l’œil qui regarde est placé sur l’axe principal de la lentille, et la vision est dès lors irèsdislincle. Mais le principal avantage, c’est que lorsque l’on dessine une perspective, o le centre optique de l’appareil peut être considéré comme