Aréomètre* à pold* eonatant. — Les
aréomètres à poids constant sont formés d’un tube en verre cylindrique portant, à sa partie inférieure, une boule ou un renflement qui contient le lest. La graduation est habituellement tracée sur une bande de papier fixée dans l'intérieur du tube. Ils ne servent que pour les liquides. Tantôt ils doivent fournir une indication prompte sur le degré de concentration des dissolutions salines, des acides du commerce, des liqueurs alcooliques. Dans ce cas , il importe peu d’avoir le poids spécifique de la substance examinée, il sullit que tous les aréomètres destinés à l'examen d'un même groupe de corps, portent une graduation telle que, plongés dans le même liquide, au même degré déconcentration, ils marquent tous le même degré. Tantôt, on doit pouvoir déduire immédiatement de l'indication de l'instrument le poids spécifique du liquide étudié : l’aréomètre devient alors un depsimèlre.
12-4. P4if-»el», — pèHc-aride», — graduation. — Dans le premier groupe ac trouvent les aréomètres gradués par Itoumé et qui portent son nom. Un les destine, les ur>s aux liquides plus denses, les autres aux liquides moins denses (pie l’eau. La graduation conventionnelle adoptée pour les premiers est la suivaute : l 'aréomètre est d'abord lesté de manière à ce que, plongé dans l’eau, il affleure vers la partie supérieure. — Un marque 0 au point d’affleurement (fig. 72); on fait ensuite une dissolution de 13 parties de sel marin desséché dans 83 parties d’eau, dissolution dont le poids spécilique à la température de 12", 3 est de 1,1 10 et dans laquelle, par suite, le même aréomètre s'enfonce moins que dans l’eau pure. — Un marque 13 au nouveau point d’affleurement. — L’intervalle de 0 à 15 est divisé en 13 pallies d’égale longueur, et les divisions sont prolongées jusqu’à la naissance du renflement inférieur. l’n aréomètre ainsi gradue marque 06° dans l’acide sulfurique au
Fie.
: iihihus'iatkmk.
niHximtini de concentration, 36" dans l’acide nitiitpio du commerce, etc.
123. Pèif-npril, — pèse-éther, — pènr-tiière. — Quand l'aréomètre est destiné' aux liquides moins denses que l'eau, son point d’affleurement dans ce dernier liquide doit se trouver vers la partie inférieure du rjl tube cylindrique en un point où l’on marque 10 (fi;/. 73). — On inscrit ensuite 0 au point oü il s’arrête dans une dissolution forin inée de (W) parties d’eau et de 10 parties de sel marin dont le poids spécifique est de 1 .0847. L’intervalle des deux traits est divisé en 10 parties égales, et les divisions sont prolongées jusqu’à l’extrémité supérieure du tube.
120. Alcoomètre centésimal. — Pour les liqueurs alcooliques, l’indication purement conventionnelle de l'aréomètre de Baume ne suffit pas. On a besoin, dans beaucoup de cas, de connaître le volume d’alcool absolu que contiennent 100 volumes d’un liquide formé d’alcool et d’eau. C’est pour satisfaire à cette nécessité, qu’a été construit par Gay-Lussac un aréomètre spécial qu’on nomme \' alcoomètre centésimal. La forme ordinaire des aréomètres est conservée, seulement la lige est d’un plus petit diamètre.
La graduation présentait ici quelques difficultés exceptionnelles. En effet, quand on mélange ensemble n volumes d’eau et n’ volumes d’alcool, le volume après le mélange est plus périt que n-|^n’. Il y a toujours contraction; et cette contraction est variable avec -les proportions des deux liquides employés. Il faut dès lors, pour cohstriiire le premier alcoomètre étalon, obtenir par plusieurs essais directs dans des liquides de composition connue, un grand nombre de points de repère à diverses hauteurs de l’échelle aleoométrique: La méthode suivie par Gay-Lussac revient à ceci : 1” marquer 0 au poiut où l’alcoomètre affleure daus l’eau pure à la température de -f- 13“ et lester l’instrument de manière à ce que ce point soit placé vers le bas de la tige ; 2° introduire dans une série de vases distincts: dans l’un 10 centimètres cubes d’alcool pur, dans l’autre 20 centimètres cubes, etc., et dans tous, parfaire ensuite avec l’eau, distillée un volume de 100 centimètres cubes; 3" plonger dans chaque liqueur à 15° l’alcoomètre à graduer, et marquer aux affleurements successifs les nombres 10, 20. 30, etc. Il est clair «pie les points d’affleurement d’un instrument ainsi construit donneront immédiatement, dans toute liqueur où il n’existera que de l’alcool et de l’eau, la proportion pourcent en volume de l’alcool pur qui y sera contenu.
. Comme on peut opérer à des températures autres que 15° et que les liqueurs alcoolique éprouvent des variations de volume très-notables |>ar le fait du changement «1e température , il faut, chaque fois, noter le degré thermomélrique de la liipieur afin d’être en mesure «l'effectuer la correc-
Fig. 73.