Antre dlapoaition dn m anomètre à
atr comprimé. — L’instrument que nous venons de décrire présente un inconvénient : si l’on oublie de fermer le robinet R, au moment où la vapeur se liquéfie dans la chaudière, un vide partiel se produit dans la cloche B. et un peu d’air s’échappe du tube •
APPLICATIONS DK LA LOI UK MAHIOTTE. H9
manomctrique ; l’instrument est, par suite, hors de service. La disposition suivante le met à l’abri de ce genre d’accidents. Le manomètre est formé par un tube de verre à parois épaisses, recourbé en M, fermé en I {fiq. 108) et portant deux boules A et B de capacités à peu près égales; il communique avec la chaudière par l'intermédiaire «lu robinet R. Quand la pression, dans cette chaudière, est de I atmosphère, la branche fermée est pleine d’air; et les deux niveaux de la colonne de mercure qui sépare l’air confiné de la vapeur, sont sur un même plan horizontal. On griuluQ le manomètre par la méthode empirique qui vient d'être décrite, et si l’on a le soin de terminer le manomètre en IA, par un tube conique, les traits qui correspondent à des variations égales dans la pression peuvent devenir, dans ce cas, à peu près équidistants.
Supposons maintenant que le vide se fasse dans la chaudière : le mercure qui remplissait la boule A passe dans la boule R ; l'air qui occupait l’espace IA se répand dans la boule A, dont la capacité est au moins 80 fois
plus grande ; sa force élastique devient ~ d’atmosphère, et dès lors elle peut
être équilibrée par la petite colonne de mercure comprise entre-les niveaux dans A et dans B.
193. Manomètre métallique de Bourdon. — Le principe théorique de cet instrument est le môme que celui du baromètre métallique. Un tube de cuivre à parois minces (fiy. 109), dont la section est figurée ci-contre, est contourné en spirale.
Il porte un robinet R qui le met en communication, par l’une de ses extrémités, a\ee la chaudière; l’autre extrémité fait marcher la longue aiguille A . qui se meut sur un cadran divisé. La vapeur pénètre dans le tube et en distend plus ou moins les parois métalliques, suivant la pression qu’elle exerce ; il en résulte une variation correspondante de courbure dans la spirale, qui provoque uu mouvement de l’aiguille sur le cadran. Le manomètre métallique est gradué par comparaison avec un manomètre à air libre, comme nous l’avons déjà indiqué pour les manomètres à air comprimé. On l’emploie très-fréquemment, surtout pour les locomotives, les locomobiles, où son faible volume le fait préférer 11 tout autre.
Fig. 109.
l'KSANTKI K.