I# GENERALITES SI H LES COH PS ET SCR LES POUCES
Si donc on prend |H»ur unité dp travail le travail d'une force d’un kilogramme faisant parcourir à son point d’application un chemin de un mètre, unité qu’on nomme le kilogrammètre, et qu'on représente par le signe Km, on aura : t — (Fek“). D'où cette définition du travail mécanique :
38. — On nomme travail d'une force , dont le point d'application se déplace parallèlement à sa propre direction , le produit de l'intensité de cette force exprimée en kilogrammes par la grandeur du chemin parcouru />ar le /xiint d’application exprimé en mètres.
39. Travail moteur, travail résistant. — Quand la fon<c est dans le sens même du chemin, on la considère comme positive; le travail est dit travail moteur: c’est celui des ouvriers dont nous parlions tout à l’heure. Si la force agit en sens contraire du chemin parcouru, elle est considérée comme négative : le travail est dit travail résistant : c’est celui de la pesanteur agissant sur les pierres qu'on élève à une certaine hauteur.
Une machine quelconque reçoit une certaine quantité de travail moteur et l’emploie : soit à vaincre les résistances actives, celles dont la machine a précisément pour but de triompher, et alors c'ést du travail utile qui est accompli ; soit à vaincre les résistances passives, qu’on ne peut jamais complètement éliminer, et qui tiennent aux frottements des divers organes de la machine les uns contre les autres, aux chocs, à la résistance des milieux (air, eau) au sein desquels ces organes sont en mouvement. Cette dernière portion de travail effectuée par la machine représente le travail perdu.
40. Principe de la transmission dn travail. — On démontre, en mécanique, ce principe fondamental que nous ne saurions passer sous silence : lorsque le mouvement d'une machine est uniforme, le travail moteur est toujours égal au travail résistant total , c'est-à-dire au travail des résistances actives, plus au travail des résistances passives. Comme ces dernières ne sont jamais milles, le travail utile est toujours moindre que le travail moteur; c'est leur rapport, toujours plus petit que l’unité, qu’on nomme le rondement de la machine.
41. impossibilité du mouvement perpétuel. — Ainsi une machine, quelle qu’elle soit, ne crée jamais du travail; elle transmet et transforme celui qu'on lui fournit, et comme une portion du travail moteur est con- ■sonmii'e en pure perte par des résistances passives, qu’on ne peut entièrement supprimer, on est en droit d’aflirmer que cette idée du mouvement perpétuel, qui a préoccupé tant d’esprits, est une pure utopie. On peut, sans doute, découvrir de nouveaux moteurs, mais on n’inventera jamais une machine dans laquelle, par une certaine combihnison d’organes, il puisse se faire que le travail à exécuter soit réalisé ; et qu’en outre, un travail nouveau soit produit qui entretienne le mouvement de la mnehmr en lui rendant à chaque instant sa vitesse primitive.