‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 90 sur 315 · VU · texte numérisé non relu

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CHAI. El H.

parcourrait, eu suivant leurs points de fusion, tous les degrés-de l'échelle hermométrique, ainsi :

l.'acide siilfureuv fond à — lOO»

L’acide carbonique. . — 78

Le mercure — 40

l.'acide hxpoaintique — y

L'eau 0

Le .chlorure de calcium hydrate 29

Le phosphorp 44,2

La cire • 04

L'acide stéarique 70

Le soufre 115

L'étain • 228

Le plomb 332

L’antimoine 434

L'argent 1000

L'or 1250

Le fer 1500

Enfin, le platine fond à ulté température qu’on peut évaluer à 2000". d’ap’rès les déterminations récentes de MM. Deville et Debray. Il n’est pas jusqu'au charbon, qu’on avait considéré longtemps connue absolument infusible, qui ne semble se ramollir, à de ires-hautes températures.

Il est bon de remarquer que certains corps solides, lorsqu’on leschaufTe, se décomposent au lieu de fondre : tels sont le carbonate de chaux, 1? cellulose, etc. Toutefois, le carbonate de chaux subit la fusion ordinaire, lorsqu’il est chauffé dans un vase hermétiquement clos et à parois résistantes. Les premières portions d’acide carbonique, qui proviennent dtt dédoublement de la substance, exercent une pression croissante, qui» permet la fusion en rendant impossible toute décomposition nouvelle.

329. Production des température» élevées pour déterminer la fusion des rorps. — Voici un aperçu rapide des méthodes récemment imaginées pour produire les températures les plus hautes auxquelles on . soit parvenu : la chaleur est fournie dans tous les cas, soit par la combua- . tion du charbon, soit par celle de l’hydrogène, soit enfin par le passage de {«tirants Voltaïques d'une grande puissance,

330. 1“ Par la combustion du charbon — La combustion du charbon

est le moyen vulgaire; mais on était loin d’en tirer tout le parti possible. C’est M. II. Saint-Claire Deville, qui h le premier analysé, d’une manière très-nette, les conditions nécessaires pour produire les températures extrênje6, en recourant simplement à la combinaison du charbon avec l'oxygène. ,

Sans doute, quoi qu’on fasse, un poids déterminé de charbon ne fournira jamais, en bridant, qu'une quantité invariable de chaleur, qu’il n'est possible

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d’accroilre par aucun moyen ; mais ce à quoi l’on peut arriver, c’est d’accumuler toute la chaleur produite, dans un espace très-restreint et de -la- développer, dans le temps le plus court possible. La lénifié rature des corps placés dans le foyer incandescent s’élèvent d’autant plus que ces deux conditions seront. plus complètement réalisées.

Dans les fourneaux des laboratoires, ou place d’habitude, unt* longue colonne de combustible qui, à un moment donné, brûle tout entière. Il y a sans doute beaucoup de chaleur développée; mais la majeure partie se trouve disséminée en pure perle, et le creuset; placé an centre du fourneau, n’en absorbe, à son profit, qu’une minime proportion. Au lieu de cela, restreignez la combustion sur une hauteur très-petite; •employez du charbon réduit en petits fragments, de manière à présenter à l’oxygène nne large surface; activez la circulation de l’air, au contact du combustible, et vous vous trouverez évidemment dans -les conditions les plus favorables.

331. Méthode de M. Deville. — M. Deville emploie de préférence ces fragments de charbon, ces escarbilles qui tombent de hi grille des calorifères chauffés à la houille; il lait d’abord un premier triage pour éliminer le mâche-fer. et passe .ensuite tous -ces débris au crible, pour éliminer les cendres; puis,- eu écrasant les plus gros fragments, il obtient un conibus- , lible dont les morceaux varient de la grosseur d’un petit pois à celle d’unp noisette. L’appareil dans lequel ce combustible est brûlé, se compose d’un cylindre de terre réfrac- • taire (jig. 171)’, de 18 centimètres de diamètre, posé sur le rebord plan d’uuc cavité hé- • mispbériquc. dont il est séparé par. une grille circulaire (J, percée de trous d’un petit dia- mètre (8 à 10- millimètres). Le vent d'un fort soufflet de forge est amené daus la cavité A et se distribue. àla faveurdela grille, sur toute la scctiou du fourneau. Lo creuset M contenant la matière à fondre est posé au Tig. 171.

centre du fourneau, et se trouve

entouré dece combustible à petits fragments qui garnit entièrement la partie annulaire comprise entre le creuset et le cylindre. Dans ces conditions, réchauffement maximum commence à 2 011 3 centimètres au-dessus de în grille circulaire et se maintient dans une hauteur de 6 à 8 centimètres, précisément dans la région occupée par le creuset. Au-dossifs, un refroi-

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disscmcnl miens*1 se produit, par suite de la conversiou de l’acide carl»nique eq oxyde de carbone.

Los creusets destinés à subir ces hautes températures doivent être labriqués avec les substances les plus réfractaires. La chaux vive, le charbon des cornues à gaz, l'alumine ou bien un mélange d'alumine et de marbre pulvérisé sont celles qui conviennent le mieux.

332. Héanitata. — Avec ces-disposilions, M . Deville est parvenu à fondre directement le platine, et à transformer des quantités considérables dece métal en un culot qui, refroidi, présentait une malléabilité parfaite. Dans quelques essais, le platine a même pu être volatilisé. La silice a été fondue par masses de 30 grammes, dans les creusets de graphite.

333. î" P»p ln combunllon de l’hyd raffine. — Par la combustion de

l’hydrogène convenablement dirigée, les effets acquièrent une intensité plus grande encore. Ou connaissait depuis longtemps l’action calorifique très-énergique due à la combustion d'un mélange d’oxygène et d’hydrogène, fait en proportions convenables. Le chalumeau à gaz de Newman, celui de M. Desbassyns de Richemond, construits dans le but d’utiliser celte chaleur, ont rendu à la science d'importants services. M. .Gandin était parvenu, par l'emploi d’appareils de ce genre, à la fusion des substances minérales les plus réfractaires et à la production artificielle de quelques pierres, précieuses, avec la forme cristalline qu’elles ont dans la nature. Mais, on n’avait pas tiré tout le parti possible dé l'énorme masse de chaleur dégagée par l’oxydation de l’hydrogène. MM. Deville et Debray ont imaginé, en exécutant leur grand travail sur le platine et les métaux de la famille du platine, d'ingénieuses dis|>ositinns auxquelles on doit des résultats inaspérés. - • .

334. Description de l’appareil de MM. II. Deville et Debray. — Dans l’appnreil de cesexpérimenlateiirs, l’oxygène et l'hydrogène arrivent par deux conduits distincts munis de robinets R et R' (fig. t72). Le premier gaz circule.dans un tube cylindrique central C en cuivre, de 3 millimètres de diamètre terminé par un bout deplatine m. L’hydrogène arrive par la partie annulaire K comprise entre le tube à oxygène et un cylindre extérieur I), de 12 millimètres de diamètre, dont la partie supérieure est- en cuivre et la partie inférieure eh platine, (’.e cylindre extérieur descend un peu plus bas que m, de sorte que le mélange des deux gaz s’opère, à une petite distance, à 3 ou 4 millimètres, du point où la combustion doit avoir lieu.

Le four destiné à 1a -fusion des substances réfractaires est entièrement formé par des fragments de chaux vive; il se compose d’un cylindre H, percé d’une ouverture centrale et destiné à contenir les creusets ; d’un autre cylindre G de même dimension, portant un canal intérieur assez étroit, dis|H>sé pour recevoir le chnluineau, et enfin d’un disqueS servant

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