CHIITE MS COUPS
venant à son point de départ m, la mémo vitesse qu'il y avait ou partant.
10. Fnrmnhn «lu mouvement uniformément vnrlt*. — El) partant de eo principe fondamental qu’on établit on mécanique, à savoir : que l'effet d’une force sur un corps est indépendant du mouvement antérieurement acquis par ce corps, nous pouvons écrire que la vitesse d’un mobile animé d’une vitesse initiale v.„ suivant la verticale et soumis en même temps à l’action de la pesanteur, est égale, au bout du temps t, à :
v = f0+gi
mouvement uniformément accéléré, si la vitesse est de même sens que la pesanteur et à
v — fo—gi
mouvement uniformément retardé, si elle est île sens contraire. En général ,
v— v„±gt.
De même , on aura pour In valeur de l’espace parcouru dans l’un et dans l'autre cas :
* e=tV)f±
41. Marhinr de M. Morin. — Un poids rylindro-conique de fer I* (fii/. 14), tombant en chute libre, est muni d’un crayon C, qui laisse une trace continue de son passage sur la surface du cylindre de bois M revêtu de papier et tournant autour d'un axe vertical. I.a rotation du cylindre est produite par la chute d’un poids P', suspendu à un cordon, lequel, en se déroulant, fait tourner la roue dentée H, engrenant à la fois, par des vis sans fin, et avec l’axe du cylindre M, et avec l’axe A muni de quatre ailettes. Celles-ci , en frappant l’air avec une vitesse croissante, éprouvent de la part de ce fluide une résistance qui augmente plus rapidement que cette vitesse : elles finissent donc par régulariser le mouvement du cylindre et par le rendre uniforme, l u levier coudé L maintient le poids cylindro-conique à la partie supérieure de l’appareil, et c’est lorsque le poids P’ a déjà parcouru les deux tiers de sa course suivant la verticale, qu’on peut considérer Je mouvement du cylindre comme uniforme. A i’aide du cordon X on abaisse alors la longue branche du levier coudé, et le poids P tombe librement.
On déroule la feuille de papier qui recouvrait le cylindre, on l’étend siir un plan, et c’est l’étude de la courbe tracée par le crayon qui va nous permettre de vérifier immédiatement la loi des espaces.
Convenons de prendre, pour unité de temps, le temps nécessaire pour que dans la rotation du cylindre, l’arête «Y' (fuj. Ib) vienne prendre la place de AY, les longueurs A a, alt,hc, cd étant égales, om sera l’espace
■2\ PESANTEUR
parcouru , pendant la première unité du temps, par le poids cylindro-
Fig. 14. — Machine «Je M. Morin.
M Cylindre de bois revêtu de papier.— R. Ilnne déniée recevant le mouvement .lu pmd.P’.— .titoll» rétrulannnnt le roomement.-?. Poids cvlindro-conique tombant en chute litre.-C Crayon filé au pofcK. | Le,„.r coudé retenant le poids à la partie «upéneure. — X et X’. Poignée» des conlona à l’aide desquels on rend libres les poids P’ et P.
conique; bn, l'espace parcouru pendant 2 unités de temps; co, pendant ô ; dp, pendant \ , etc. Or. en mesurant au compas cos diverses
longueurs, on trouve
r bu — ianr,
co = Onm ;
dp — 1 0ffrir ;
La loi des espaces se trouve donc vérifiée et nous retrouvons ainsi la formule e — r/‘, déjà déduite des expériences laites avec la machine d’Awnod (06). La courbe que nous venons d’obtenir avec la machine de M. Morin porte, en géométrie, le nom de parabole.