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correspondant à un excès donné; inêmp, dans ce cas, les résultats ne seront acceptables que si les températures extrêmes diffèrent très-peu l’une de l’autre. Il faudrait, pour ce cas particulier, observer rabaissement de température pendant un temps très-petit, et diviser cet abaissement par le temps pour avoir la vitesse du refroidissement. Mais les résultats ne seraient rigoureusement exacts qu’;\ la limite. Cette limite, l’expérience ne l’atteint jamais directement, elle ne peut qu’en approcher ; le calcul peut seul la donner.
547. Anirc énonce de la loi de Newton. — Lorsque la température d’un corps s’abaisse de 0°,41, ce corps perd une quantité de chaleur double de celle qu’il perdrait, si l’abaissement de température était moitié moindre ou de 0,22 : cela résulte de la loi des chaleurs spécifiques. Par conséquent, on peut dire que les quantités de chaleur, perdues pendant l’unité de temps par un corps qui se refroidit, sont proportionnelles aux excès de la température de ce coips sur celle du milieu environnant.
548. Observation» varia loi de Newton. — Les diverses expériences, que les physiciens ont faites pour vérifier la loi de Newton, montrent que cette loi n’est exacte, comme Newton d’ailleurs l’avait parfaitement reconnu, que dans le cas où l’excès de température est petit; cet excès ne doit pas dépasser 20", et même il est bon qu’il n’atteigne pas cette extrême limite.
fl faut aussi remarquer que la loi de Newton n’est vraie qu’è une condition ; c’est que le corps soumis à l’expérience ne soit en rien modifié pendant le cours des observations. Un changement apporté à la surface du corps qui se refroidit, peut faire varier la vitesse de son refroidissement.
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540. Les résultats exposés dans ce chapitre trouvent leur application journalière soit dans les recherches scientifiques, soit dans les usages domestiques, soit enfin dans les travaux industriels. Veut-on que le refroidissement d’une substance échauffée se produise avec lenteur? Il faut l’entourer préalablement d’une lame métallique bien polie. C’est ce qup nous faisons dans un grand nombre d’expériences de physique, c’est ce qui se pratique tous les jours lorsque, pour conserver des boissons chaudes, on se sert de théières d’argent. Si l’on désire, au contraire, que le corps échauffé rayonne lieaucoup de chaleur vers les espaces envi-
CHALEUR
ronnanU, on doit le recouvrir d’une substance dont le pouvoir émissif soit considérable; le noir de fumée, quand il est possible de l'employer, est le corps qui convient le mieux.
Relativement aux pouvoirs absorbants, des remarques analogues peuvent être faites. Une substance soumise à l’influence d’une source de chaleur doit-elle s’échauffer rapidement? on aura soin de la recouvrir d’un enduit dont le pouvoir absorbant soit considérable. Inversement, si l’on tient à ce que le corps ne s’échauffe pas ou s’échauffe peu, on le recouvrira d’un métal poli. Voici un exemple pris dans le sujet même : les déplacements de l’aiguille du galvanomètre deviennent plus grands, toutes choses égales d'ailleurs, lorsqu’on recouvre de noir de fumée la face de la pile qui est soumise au rayonnement. Aussi a-t-on le soin de le faire pour rendre l’instrument aussi sensible que possible.
550. Les habitants des pays chauds exposés A l’ardeur des rayons solaires, se couvrent de vêtements blancs, qui absorbent très-peu la chaleur du soleil. L’importance de la couleur du tissu est si grande, qu'on peut la reconnaître par celte simple expérience, qui consiste à appliquer la main sur le corps d’un animal tacheté de noir et de blanc. Quand l’animal est resté quelque temps exposé au soleil, la différence de température des places blanches et des places noires est très-appréciable. Le raisonnement, appuyé sur les notions qui ont été établies dans ce chapitre, rend parfaitement compte de tous ces résultats, seulement ici, comme dans bien d'autres circonstances, la pratique a devancé la théorie, La nécessité où l’on s’est trouvé de se garantir d'une chaleur excessive, a donné des règles qui ont précédé celles que la science n’a été en mesure d’établir que beaucoup plus tard.