COEFFICIENT
DE DILATATION LINEAIRE
Verre en tube. . .
Verre en verge
Platine . ....
Fer doux torgé
Acier trempe recuit à 80*
Or
Cuivre rouge
Laiton. .
Argent
Étain
l’Iomb
Zinc.
(■lace.
Verre a..
Fer à .
Cuivre à
IMaline a
r.OKK F 1 r. I KNTS DK DILATATION CCBIQUE 'D'après Du long.
100* du thermomètre à air. .
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100° du thermomètre à air. .
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! D'après N liegnnult.
Verre ordiuaue à . . .
j 100“ du thermomètre à air. .
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Cristal de Clioisy— le— Moi à .
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257. < OB»é<|n<'iiee« ««'Hernies n déduire de» nombre» précédents.
— Un fuit général ressort de la comparaison de ces nombres : c’est que, si l’on compte les températures sur le thermomètre à air, les coefficients de dilatation des corps solides vont en croissant avec la température; de telle sorte que des thermomètres construits avec les corps solides ne s’accorderaient avec le thermomètre à air qu'aux points lixe>
DILATATION DES SOLIDES 170
servant à la graduation. Au delà de 100° , les thermomètres métalliques seraient en avance sur le thermomètre à air. Il n’est donc pas tout à l'ait exact de dire que le volume d'un corps augmente d'une quantité constante, pour chaque degré d’élévation dans la température ; mais, dans le cas des corps solides, la différence est si faible, qu’il n’y a presque jamais lieu d'en tenir compte. Il était bon pourtant de la signaler.
On remarquera aussi que, pour les verres, le coefficient de dilatation est notablement différent d’une espèce à l’autre; cela lient à la différence de leur composition chimique. Des expériences très-délicates de M. Régnault on* montré, en outre, que le coefficient change notablement suivant la manière dont le verre a été travaillé ; si bien qu’il devient nécessaire, dans les expériences de précision, de faire une évaluation directe de la dilatation sur le vase de verre qui est employé. Nous avons vu comment on y arrive. Au reste, cette influence exercée sur la valeur des coefficients de dilatation d’une substance par le genre de travail auquel elle a été soumise, ne concerne pas seulement les substances vitreuses. La structure des corps métalliques, quand elle est modifiée par des actions mécaniques, amène toujours un changement appréciable dans leur dilatabilité : ainsi le fer fondu, le fer forgé, le fer écroui, n’ont pas le même coefficient de dilatation.
25*. Dilatation de» crlatnuv. — Enfin, des déterminations de coefficients de dilatatiou ont été aussi tentées sur les substances cristallines, appartenant aux groupes dont l'élasticité est variable dans diverses directions. M. Mitscherlich qui, le premier s’est occupé de la question, a étudié le spath d’Islande, qui cristallise dans le système rhoinboèdrique. Nous n’en dirons qu'un mot : la mesure des angles dièdres du cristal, que l'on porte à diverses températures, indique des variations angulaires, qui sont la preuve évidente d'un changement de longueur qui dépend de la direction considérée. La dilatation la plus considérable a lieu suivant l'axe du cristal. Entre cet axe et le plan qui lui est perpendiculaire, la dilatation diminue d'abord à mesure qu’on l'observe suivant une ligne plus inclinée à l’axe cristallographique ; enfin, elle devient tout à fait nulle; puis, si l'inclinaison de cette ligne est pins grande, on peut constater une contraction qui se trouve iriaxima dans une direction perpendiculaire à l'axe. Toutefois le volume du cristal augmente, car l'effet de la dilatation est plus grand que celui de la contraction.
M. Fizeuu a de nouveau étudié la question : ses observations ont porté sur un grand nombre de substances. Citons l’émeraude qui cristallise dans le système hexagonal : il prouve, dans la direction parallèle a
CHALKUK.
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l’axe une contraction dont le coefficient est égal à 0,00000106 ; dans la direction perpendiculaire à l’axe le coefficient de dilatation a été trouvé égal 0,000001 37. Quant au coefficient de dilatation cubique de celte substance, il est égal à 0,00000168.
258 bis. Maximum de «icnnllé de quelque» corps solides. — llailS
ses recherches M. Fizcau est arrivé à un l’ait très-remarquable : c'est qu'un grand nombre de solides, l'émeraude, le diamant, le protoxyde de cuivre cristallisé, etc., quand on les refroidit, doivent se contracter jusqu'à une certaine température, puis ensuite augmenter de volume. Ainsi à — 4”, 2 l'émeraude aurait un volume minimum ou un maximum de densité.