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288. Conclusion» générale». — Une conséquence générale ressort des nombreuses évaluations numériques faites par M. Régnault : c’est que les coefficients de dilatation des différents gaz se rapprochent d'autant plus de l’égalité, qu'on étudie individuellement ces gaz à des pressions plus faibles. La loi de Gay-Lussac. d'après Laquelle le coefficient de dilatation est le même pour tous les gaz, serait donc vraie, si l'on po>sédait les substances gazeuses dans un état d'expansion tel que l'inlluence de l'attraction moléculaire frit négligeable. — Un gaz dans cet état idéal porte le nom de yaz parfait.
Notons, avec soin, deux autres conclusions importantes qui se dédui-
APPLICATIONS DES DILATATIONS. -JOô
sont des expériences de M. Ileguault : 1° Quoique l’air possède un coefficient de dilatation variable avec la pression, cependant 1a loi de sa dilatation demeure la même de 0“ à 550'’ quand bien même on fait varier la force élastique initiale de O”, 4 à 1“,5;
2" Entre les mêmes limites de température, l'hydrogène, l'air et l’acide carbonique présentent la même loi de dilatation ; si bien qu'il est possible de les employer indifféremment l’un ou l’autre à la construction des pyromètres destinés à la mesure des températures élevées, à la condition pourtant que, dans les calculs que nécessitera cette mesure, ou se serve du coefficient de dilatation propre au gaz employé.