SECTION I
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508. Première loi de la rasion. — Température llxe de la rasion ,
— Chaque corps, chaque espèce chimique fond à une température déterminée, invariable, qu’on nomme son point de f union (nous indiquerons tout à l’heure une certaine restriction à introduire dans l’énoncé de cette loi). Ce point de fusion devient même, dans quelques ras, un caractère qui permet de reconnaître la pureté d’une substance.
Les divers corps présentent, au point de vue de leur température de fusion, des différences très-marquées. Un peut dire que, si on les rangeait en série continue, selon leur plus grande facilité à se convertir en liquide, on parcourrait, ensuivant leurs points de fusion, tous les degrés de l’échelle therinométrique, ainsi :
L'acide sulfureux tond * — KM)*
L'acidc carbonique — 78
te mercure — 40
L’acide livpoazotique — S)
l.’cau 0
te chlorure de calcium hydraté à 4- 20
Le phosphore 4t,2
La cire 64
L’acide stéarique 70
Le soufre 115
L’étain 228
Le plomb 552
L'antimoine 455
L'argent 4000
L’or 1250
Le fer : 1500
Lutin, le platine fond à une température qu'on peut évaluer à 2011(1", d'après les déterminations récentes de MM. Deville et Debray. Il n’est pas jusqu'au charbon, qu’on avait considéré longtemps comme absolument infusible, qui n'ait semblé se ramollir lorsque Despretz l a porté à une très-haute température.
Il est bon de remarquer que certains corps solides, lorsqu'on les chauffe, se décomposent au lieu de fondre; tels sont le carbonate de chaux, la cellulose, etc. Toutefois le carbonate de chaux subit la fusion ordinaire, lorsqu'il est chauffé dans un vase hermétiquement clos et à parois résistantes. Les premières portions d’acide carbonique, qui proviennent du dédoublement de la substance, exercent une pression croissante, qui permet la fusion en rendant impossible toute décomposition nouvelle.
509. Les phénomènes, observés par Despretz, les résultats nouveaux qui viennent d'être présentés, montrent que les substances qui résistent à la fusion sont de moins en moins nombreuses, à mesure qu’on perfectionne les moyens de produire des températures très élevées. Aussi, quoique la science lie puisse pas, aujourd’hui, amener tous les corps à l'état liquide, on n’en a pas moins le droit de conclure qu’il n’est pas de corps absolument réfractaire : il n’en est aucun qui, porté à une température suffisamment haute, ne soit susceptible de fondre.
Ô10. Deuxieme loi de lu fuxlon. Chaleur Intente de fusion. — La
température d’un corps, qui fond, demeure invariable, quelle que soit la température du foyer de chaleur au milieu duquel il se trouve placé. Si la quantité de chaleur reçue par le corps devient plus grande en un temps donné, sa fusion est plus prompte, mais sa température ne change pas.