FUSION
C'est précisément cette propriété qui nous a permis de choisir, maintes l'ois, la glace fondante, pour produire une température constante, pendant un temps quelconque.
Que devient donc la chaleur fournie par le foyer? tllc est employée à effectuer le travail moléculaire, dont le résultat est la désagrégation du corps solide, sa fusion. On est convenu de donner à cette chaleur, le nom de chaleur latente, pour la distinguer de la chaleur sensible, celle qui détermine la température d’un corps cl qui agit sur un thermomètre pénétrant dans sa masse. On apprendra plus tard, dans le chapitre de la oalorimètrie, à mesurer cette chaleur latente; disons, dès à présent, que l’unité de poids de chaque substance exige, pour fondre, une quantité invariable de chaleur et que le nombre qui la représente est une nouvelle constante spécifique propre à caractériser la substance. Ce nombre varie d’ailleurs beaucoup d’un corps à un autre.
51 1. Dissolution. — Un solide peut passera l'état liquide dans des conditions tout autres que celles que nous avons signalées. Le sel ordinaire (chlorure de sodium) et le sucre se dissolvent dans l'eau, l'iode dans l'alcool, le soufre et le phosphore dans le sulfure de carbone; or, ce phénomène de dissolution est tout à fait comparable ù une fusion ordinaire, puisque la séparation des molécules est produite dans le solide, sous l'influence du dissolvant, d'une manière aussi complète qu’elle l'eût été par l'intervention de la chaleur.
La dissolution ne se fait plus, il est vrai, à une température fixe, connue la fusion; mais elle consomme, elle aussi, une certaine quantité de chaleur qui devient latente.
512. Application». — Mélangea rCfrlttcrant» — Celte absorption de chaleur, au moment de la fusion ou de la dissolution d'un corps solide, a été utilisée pour produire des froids très-intenses, à l'aide de certains mélanges qu’on appelle, pour ce motif : mélanges réfrigérants. Qu'on mette eu contact deux corps qui peuvent se combiner ensemble ou se dissoudre l'un l’autre; s'ils sont tous les deux solides, ni la combinaison ni la dissolution ne seront possibles ; ils devront devenir liquides tout d'abord ; et, si aucune source étrangère ne leur fournit le calorique de flui. ilité, ils feront passer leur chaleur sensible à l’état de chaleur latente, se refroidiront eux-mêmes en fondant et refroidiront en même temps les corps voisins. L'abaissement de température, déterminé dans ce cas, sera limité parla congélation du liquide, qui aura été le produit de la dissolution ou de la combinaison des deux corps.
Toutefois, il y a ici une influence qui contre-balance, en partie, I eflcl i là
CHALEUR