‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmes (volume 2)Chapitre 80 sur 150 · SECTION · texte numérisé non relu

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357. Nintioao xénémie». — Tous les liquides, à r exception de ceux qui se décomposent facilement sous l'action de la chaleur, sont suscep libles de se réduire eu vapeur, quand leur température est suffisamment élevée. Le mot vaporisation, qui exprime, dans son sens le plus général, le passage de l’état liquide à l’état gazeux, est employé, le plus souvent, pour indiquer la formation rapide des vapeurs sous l’intluence d’un foyer de chaleur; — l'ébullition est un cas particulier de la vaporisation, — tandis que le mot évaporation est plus particuliérement réservé à désigner la formation lente des vapeurs, à la surface libre d’un liquide abandonné à lui-même. Quelques liquides donnent des vapeurs à toutes les températures; l’eau est dans ce cas; la glace même émet de la vapeur; l’iode, le camphre, etc., jouissent de la même propriété; ces corps a* convertissent en gaz sans avoir besoin de passer d’abord par l’étal liquide.

358. ( ns particulier» ronronnant la ronvrrialon «le» liquida-» en

tapeur». — D'autres liquides ne donnent des vapeurs qu’à partir d’un certain degré de température. Tel est l’acide sulfurique concentré : on peut, à la température ordinaire, placer sous une cloche deux vases juxtaposés renfermant l’un, de l'acide sulfurique, l'autre un sel de baryte dissous dans l’eau, le chlorure de baryum pur exemple ; sans que le moindre précipité se manifeste dans la dissolution saline, malgré la grande sensibilité de ce réactif. Toutefois, cette propriété pourrait bien ne s’appliquer qu’à l'acide sulfurique inonohvdraté additionné d’un très-léger excès d’eau, liquide qu'on avait confondu, jusque dans ces derniers temps, avec le premier hydrate de l'acide sulfurique. Le véritable acide monohyd raté isolé par M. de Marignac, qui donne déjà des fumées sensibles vers 3(1'', se comporterait tout autrement. Le mercure émet des vapeurs au-dessous de+ 10°; mais ces vapeurs ne sont pas diffusibles dans l’atmosphère, elles ne le deviennent qu’à une température plus haute. Ce phénomène a déjà été étudié tll7) à propos de IVxpansibilitè des gaz.

559. Quant aux huiles fixes, huiles d'olive, de colza, d'arachide, etc , elles donnent bien des produits gazeux, quand on les chauffe; mais ces produits ont pour origine la décomposition de l'huile, et non pas sa va-

CHALEIK.

porisation. Si, à la température ordinaire, quelques-unes répandent une odeur, la cause en est due à la présence d'impuretés, de substances étrangères volatiles retenues et dissoutes par l'huile grasse.

Dans tous les cas, la conversion d’un liquide en vapeur se trouve influencèe par la pression de l'atmosphère environnante. Il est par suite naturel, si l’on veut découvrir sans difficulté les lois de la vaporisation, d'éliminer, tout d'abord, cette cause perturbatrice et d’étudier, en premier lieu, la formation des vapeurs dans le vide.

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(gôio. Formation tir» vapeur» dan» le vide. — Le vide le plus Jtartail qu'on sache obtenir est le vide barométrique; c’est donc dans la chambre du baromètre qu’on devra placer le liquide volatil. A cet effet, deux moyens s'offrent à nous : ou bien, après avoir préparé le tube pour la construction du baromètre, à la façon ordinaire, on achèvera de le remplir avec une petite colonne du liquide sur lequel on veut opérer, pour, le i en verser ensuite dans la cuvette; ou bien, quand le baromètre est déjà construit et installé, il faudra faire arriver, sous le tube barométrique, une petite éprouvette K pleine du liquide voulu (fiij. I (15). Cette éprouvette retournée laissera échapper le liquide qui, étant moins dense que le mercure, gagnera sans difficulté la partie supérieure ,Br'- de la colonne mercurielle, et se

trouvera dès lois; en présence du vide.

541. Première loi. — L h liquide se va/torise instantanément dans le

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ride et fournit , tlunxtiit temps très-court, toute la vapeur qu il peut donner, dans les circonstances de i expérience . — l*ar le second procédé que nous venons d'indiquer, ou lait passer dans un baromètre une petite quantité d’éther ou d'alcool. On voit aussitôt la colonne de mercure se déprimer sous l'influence de la vapeur (pii a pris naissance, et acquérir immédiatement nue hauteur qui ne change plus.

I,a différence des hauteurs du mercure, dans ce baromètre à vapeur et dans un baromètre ordinaire, donne évidemment la mesure de la force élastique de la vapeur, dans les conditions de l’expérience.

ô4l2. Terainn niaxlma — Cette même expérience peut être répétée dans deux conditions différentes : ou bien le liquide introduit est en quantité assez considérable pour qu’il en reste un excès qui ne se vaporise pas, ou bien la quantité de liquide est insuffisante pour qu’un excès se maintienne dans la chambre barométrique. Hans le premier cas, celui de la saturation, la tension de la vapeur est toujours plus grande que dans le second ; elle représente une limite vers laquelle tend celte force élastique, et qu’elle n’acquiert que lorsque le liquide qu’on introduit en plus grande quantité ne donne plus de vapeur nouvelle. De là le nom de tension ma.xima que l’on donne à la vapeur en contact avec un excès du liquide générateur.

A chaque température, correspond une tension maxiina déterminée, indépendante de toute ciconstauce extérieure et eu particulier du volume occupé par la vapeur; tension, par conséquent, invariable. C’est dans cette notion que se résument toutes les propriétés des vapeurs.

ôiô. Kxperirnre. — lieux baromètres identiques T et T', supportés par la même cuvette (fig. It>4), plongent dans le même bain M : dans l’un d’eux T' se trouve de l’éther en excès, de façon que le liquide forme, dans la chambre barométrique, une couche d’une certaine épaisseur (pii demeure en contact avec la vapeur. Dans le second baromètre T il n’a été introduit qu'une très-petite quantité du même liquide, quantité tout à fait insuffisante pour donner à la chambre barométrique toute

Fig. lût.

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la vapeur qu’elle peut contenir, à la température de l'expérience. — Qu'on mesure, dans ces conditions, avec le cathélomélre, les hauteurs des colonnes mercurielles dans les deux tubes ; on constatera que la dépressiou est moindre en T qu'en T', moindre dans le tube où la vapeur n'est point en contact avec un excès du liquide qui lui a donné naissance. La vapeur non saturée possède donc une tension inférieure à celle de la vapeur saturée.

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