‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 37 sur 130 · VIBRATIONS DES CORDES · texte numérisé non relu

VIBRATIONS DES CORDES

de celui qui appartient au son fondamental, et la portion de corde, en apparence immobile, se divise en deux parties qui vibrent à runisson.

IjS figure 540 représente la corde touchée au quart ; des cavaliers blancs ont été posés à chaque quart N', N" ; d'autres, noirs, ont été mi.s en V, V'. V", à égale distance des premiers. Un coup d’archet est donné, les cavaliers noirs sont agités et tombent ; les autres restent immobiles. Avec la corde blanche sur fond noir, on voit les meuds et les ventres se dessiner nettement (fitf. 557) .

l'ne corde fractionnée par la méthode qui vient d’être dite, et qu’on fait vibrer par le segment le plus court, rend les sons snceessifs 2, ô, i, 5, etc. , qu’on nomme les liarnwniques du son donné par la corde entière. Si le plus grave des sons rendus par la corde est appelé «f,, les .suivants sont, d’après ce «pie nous avons expliqué, en étudiant la gamme au point de vue de l’acoustique, iu,, sol,, ut„ mi;,, soi,, etc.

11.52. Non» «imnituneM. — Une corde libre de vibrer tout entière, rend à la fois et le son 1 cl ses harmoniques. Une oreille exercée, qui écoute, entend très-bien ut,, ut,, sol,, ut„ mi, : il est difficile d’entendre au delà. Comment la corde vibre-l-elle pour donner toutes ces notes

simultanément? En même temps qu’elle va et vient, en oscillant tout entière de part et d’autre de sa position d’équilibre, elle s’infléchit, et les parties telles que N' N" (fig. 5.58) vont et viennent individuelleinent pendant le mouvement d'ensemble. On le démontre en passant devant une pointe dressée sur la corde une plaque de verre recouverte de noir de t'uniée. ; les traits sinueux que traœ la pointe sont dentelés ; ces dentelures prouvent, (|u’au mouvement d’ensemble, se joignent des mouvements propres à chaque portion aliquote qui vilm- séparément.

•iSfi ACOIISTIOI’K.

i 1 55. VIbratloB» loBKHndlnalaa dea «>rdr«. — UllO rorde froltéo (1,1118 le sens de s.i longueur, rend un son Irfe-aigu. Les molécules su|ierficielles, enlrainées par le corps qui frotte, s’écartent de leur position d’équilibre; et, en vertu de l’élasticité de la corde, prennent un inouveinent de va-et-vient, qui est nécessairement parallèle ù l’axe, nu, comme on dit, longitudinal. Poisson a montré (|ue 1e nombre de vibrations était donné par ta formule :

N et n représentant les nombres de vibrations longitudinales et transversales que la corde exécute, quand elle rend le son le plus grave qui c-orrespond à (;es deux modes d’ébranlement; / (>xprime la longueur de la cxirde, et ), rallongement qu’elle subit sous l’action du poids P qu( la tend.

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