‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 66 sur 130 · II. — iietiiiii'uM nus lit lÀ LUMikKL · texte numérisé non relu

II. — iietiiiii'uM nus lit lÀ LUMikKL

l.’ôT. ^ewlou, après avoir opéré, dans les expériences que nous venons de décrire, une analyse des rayons solaires, a complété la démuastralion du principe qu'il avait énoncé, en réalisant la synthèse de la lumière blanche. Ces nouvelles expériences ajoutées aux précédentes iloivent apporter la conviction dans tons les esprits : elles prouvent que la théorie des phénomènes que nous étudions est bien connue, et cela, sans qu’il y ait aucune lacune dans leur explication, puisque l'expérinieiitatciir est capable de reconstituer le sujet de son analyse en se servant des éléments qu’il avait d'abord isolés.

I3Ô8. Première expérieaee. — iNewtoii prit des poudres de diverses couleurs, et après des essais répétés, il parvint à composer un mélange qui semblait d’un blanc parfait. « J’en étendis un couche assez « épaisse sur le plancher de ma chambre, là où le soleil donnait ; et, à

V l’ombi-e, je plaçai un morceau de papier blanc. A une distance de '< dix-huit pieds, cette composition me pamt d’un blanc éclatant qui • surpassait celui du papier. Un de mes amis, qui n’était. pas prévenu,

V après les avoir examinés, me répondit (|ue les deux objets que je lui

V désignais lui paraissaient également blancs. »

On rèpéte cette expérience dans les cours, au moyen d’un carton partagé en sept secteurs, portant chacun l’une des couleurs du spectre solaire ; de plus, on a donné à chaque secteur l'étendue relative que la couleur qui lui correspond occupe dans le spectre; on imprime au carton un inouvenient de rotation rapide autour d’un axe qui est perpendiculaire à son plan et <|ui passe par son centre. La vitesse du mouvement est telle, que l’impression produite par chaque couleur sur l’œil qui regarde, persiste pendant tout le temps que les autres couleui> mettent à venir la remplacer. Toutes les couleuis sont donc vues à la fois, en tons les points de la surface qui parait aloi-s d'un gris blanchâtre ; elle est d’un blanc plus ou moins parfait, selon l’exactitude avec laquelle le.s couleurs du spectre ont été rendues. En général, la teinte tend vei> le gris ou veis le jaune.

oi’Tiyut.

1559. X" ile«omp«»ltioii de la hunl^re Manche par une lenlUIr eonverKenie. — LVxpérieiice (lu carton tournant n'est pas l'aile avec les (■ouleurs véritables du spectre : ce qui sullit pour expliquer la petite cu" luratiun (pii subsiste. Il est évident que l'expérience ne peut être eoiicluaule ((u'eii se servant des rayons inénies du spectre ; il faut en disposer de manière à éclairer par chacun d'eux tous les points d'une nièine surface. Newton y a réussi au moyen d’une lentille cunvei'geute. Un spectre produit par un prisme est reçu sur cette lentille. Les rayons diversement colorés sont aloi’s réfractés par elle et viennent former leur foyer à peu prt';s tous en un même point; les rayons violets un peu plus près de la lentille, les rayons rouges un peu plus loin : mais, quoique différents, les foyers sont voisins et les faisceaux qui viennent y aboutir s’entre-croisent dans un certain espace où les couleurs s’entremêlent ; ils forment sur un écran convenablement placé une image qui parait loul à fait blanche.

Celte expérience permet de reproduire, avec une grande perfection, le résultat déjà obtenu par l'emploi (bi carton tournant ; il suffit de sc servir, comme le faisait Newton, d'un instrumeni en lornie du peigne cpii, placé près de la lentille, entre elle et le prisme, iiilerceplc un ou plusieurs des rayons du spectre qui vont la rencontrer; le champ éclairé se colore aussitôt et prend la teinte qui résulte du mélange des couleurs restantes. Kn déplaçant lentement le peigne, la coloration du champ varie pour chaque déplacement, et la succession des couleurs devient Irés-distincte ; mais quand le mouvement du peigne devient trèsrapide, l’image se mainlient d'une blancheur parfaite.

I5i0. Expérience de» priwme» oppo»é». — Newloll a recompose la lumière blanche par un grand nombre d'autres moyens; nous nous bornerons à ajouter, aux expériences qui précédent, celle des prismes opposés.

Sur le trajet des ravons (|ui ont traversé déjà un prisme et qui donnent un spectre solaire. Newton place un second prisme tout à fait identi(|ue, dont l’arête de réfringence est parallèle à celle A du premier, mais disposée en sens inverse, comme le montre la ligure 681. Les rayons dévif’s par le premier prisme, sont déviés on sens inverse par le svuond, et comme les déviations inverses sont exactement de la même grandeur, les rayons du faisceau primitif sont ramenés au parallélisme. Dés lors on n'aperçoit plus le spectre solaire ; les rayons qui le formaient ont été réunis et donnent désormais de la liiinièrc blanche.

HECOMFOSITlOiN l>K LA LUNIEKK. 3«h

Si l’on éliidif If phénonifiif de très-près, on recoiiiiail que 1rs ravons lels que 1,1), donnent des rayons éinerfrents R",R"', et V",) '", qui sont parallèles, il est vrai, mais qui ne se superposent pas. Les rayons R", II"', et ne pouvant pas se ras.sembler pour former de la lumière

blaiielie, il semble (pi'après la rélraetiou un spectre doit apparaître

Fie. t«l.

encore. Mais liâtuns-nuus de remarquer qu'un l'aiseeau de rayons incidents n'est jamais réduit à une ligne géométrique, comme ce (|ue nous venons de dire semblerait l'indiquer. Au-dessus de 1,1), est un rayon l,P,, au-dessous est un rayon Ijl),, et le rayon violet émergent produit par 1,11. se superpose au rayon rouge donné par 1,1),, le rayon rouge venant de l,Dj au rayon violet de 1,1),, et ainsi la recomposition a lieu entre des rayons colorés qui ne suivaient pas primitivement la même route. Cependant le bord supérieur de l'image blanche est coloré en rouge orangé, et son Iwrd inférieur en bleu violet; car les rayons extrêmes n'unI pu .se reeombiner avec aucun autre.

t54l. ■omoKénéllé dM eoalenrm dn apceVre. — Lorsque l'oil COU* 'idère la succession des coideurs du spectre et que l'on observe par quelles nuances insensibles elles se fondent les unes dans les autres, une pensée ne peut manquer de venir à l’esprit; c’est que les couleurs qui forment les teintes de transition ne sont autres que le produit du mélange des deux couleurs franches dont elles sont les limites. Ainsi, entre le jaune et le bleu du sjvectre apparaît le vert, et nous savons tous qu’en mêlant du bleu et du jaune l’on peut obtenir du vert ; il y a plus, en voyant une couleur verte, l'œil croit le plus souvent y reconnaître une leinte bleue et une teinte jaune ; il y a donc lieu de penser que, dans le spectre, le vert n’est qu’mi mélange des deux couleui's voisines qui empiètent l’une sur l’autre. — Il n’en est rien cependant. — Si l’on répète l’expérience de Newton et que l’on fasse passer une de ces couleurs

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