II. ï.s
58H OI'TlQlJt.
liniitos Hu speclre à li'avei> un ou plusieurs prismes succcssit's, comme dans rexpérience du \ 155-, jamais le verl ne se décompose en jaune et en bleu : jamais l'oraiigé ne se dédouble en rouge et en jaune. Les couleui-s du spectre sont indécomposables.
Ce n'est pas qu’on ne puisse obtenir, avec des rayons jaunes et de> rayons bleus réunis, une couléui' verte toute semblable à celle qui se montre dans le spectre solaire. Newton réalisait ce phénomène im inlerceplant toutes les couleurs d’un spectre avant leur transmission à Iravers une lentille (umvergente (lôô'.l), toutes, sauf deux, celles que l’on voulait combiner; et au foyer, une image verte apparaissait. .Mais si l’on l’egardait cette image à travers un prisme, comme dans l’expérience des deux bandes {1331), elle se divisait en deux autres inégalement déviées, montrant les deux couleurs qu’on avait mélangées. Regarde-t-on. nu contraire, par le même procédé, le vert du spectre, il est dévié, mais il ne se dédouble pas.
134'i. Couiean dea corpH. — Examinons de même une bande colorée artificiellement ou présentant une de ces teintes que nous trouvons dans la nature, et exécutons de nouveau l’expérience des deux bandes (1,331) : regardons ainsi une étoffe, un papier, les pétales d’une Heur ou l’aile d’un papillon, nous reconnaîtrons qu’aucune des couleurs que ces objets présentent n’est simple : toutes sont décomposables par le prisme.
Lorsque la lumière blanche vient à frapper un objet, les rayons diffusés dans tous les sens ne sont pas toujours de même espèce, (iliaque surface exerce une action spéciale sur la lumière incidente, absorbe certains rayons, en renvoie d’autres, et c’est de l’ensemble des rayons ainsi renvoyés que dépend la couleur des corps. Quand le corps a une certaine transparence, la lumière qu’il transmet à travers sa niasse a précisément une teinte, résultant du mélange des rayons colorés qu’il ne réllécliit pas ou qu'il ne diffuse pas; ainsi l’or qui est jaune rougeâtre par réllcxion est vert par transmission, quand on le réduit en lames excessivement minces. Les rayons que sa surface réHéchil ajoutés à ceux qui ti'aversent la feuille d'or reproduiraient par leur ensemble de la lumière blanche. Un exprime ce résultat en disant que le faisceau transmis est complémentaire du faisceau réfléchi.* Si les rayons qu’un corps diffuse ù sa surface contiennent les différentes couleurs dans les mêmes proportions que la lumière solaire, l’objet parait blanc : tel est le cas d’une feuille de papier ordinaire.
iniEs l»l M-ECTRE.