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irilitt. l/alierralion de rérrangibililé des lentilles, i|ue nous avons plusieurs fois constatée dans les précédents chapitres et dont nous connaissons actuellement la cause, est un inconvénient très-grave, qui l onipromel le succès de la plupart des expériences d’opli(|ue; elle empêche la formation des images nettes. Les espaces brillants, au lieu il'étre limités par des traits déliés, le sont par des lignes épaisses dans lesquelles se trouvent séparés les divers éléiueiils du spectre. Chaque ligne empiète quelquefois tellement sur les espaces voisins, que, dans certaines circonstances défavorables, il peut arriver que l'image soit tout à fait méconnaissable. Newton, trompé par des expériences incomplètes, afiirma avec trop de précipitation qu'il était impossible de corriger ce défaut, attendu (|ue, selon lui, on ne pouvait supprimer la dispersion dans un système réfringent qu'en annulant en même temps la réfraction, c'est-à-dire en ôtant au prisme et aux lentilles leurs propriétés essentielles. Mais, peu de temps après, un amateur nommé Hall, en n.'ô, et un peu plus tard llollond, en 1707, montrérentde la manière la plus nette, l'erreur dans laquelle Newton était tombé; ils parvinrent à construire des lentilles donnant des images incolores. Ces lentilles sont dites nchriinwtiques.
I 370. .ftchromalimne dea priant ra. — Dans le but de faire compi'eiidre coinment Newton était arrivé à la conclusion dont nous venons de parler, et comment, d'autre part, l'achromatisme est possible, considérons d’abord la marche de la lumière dans les prismes. On comprend aisément, en effet, que les différents éléments dont se compose une lentille (■eiivciit être considérés, (piand on les groupe conveuablement, comme liiiiitaiit des milieux réfringents de forme prismatique.
Suit II) (/i;/. G80) un rayon de lumière blauche qui tombe sur la face
Ol‘THJl K.
AB (lu priisiiio ABC. Ce rayon, déconiposi' par lu prisiiiu, duiiiir un spurlre liinilù, d'un cdlé, par lu rayon rouge BU', et de l’aiilre, par le rayon violet VV'. L'angle formé par ces deux rayons exlréines s'appelle l'angle de dispersion du prisinu, ut c'est la valeur de cet angle qui delerniinc l'ctciidnu des bandes irisées un de l'aberration cbrunialique.
Un prisme A'B'C', placé d'une manière inverse par rappori an prisme ABC, dévie les deux rayons Bit' et VV' en sens inverse, et les rayons émergents R"B'", V'"V'", pourront, par un choix convenable du prisme A'B'C', èti'u it'iidus parallèles, comme dans l'expénence des prismes opposés. .Mais la déviation |>roduite par le premier prisme sera évidemment (liiiiinuée par le second, et même n'esl-il pas à craindre que linalement les rayons émergents ne soient devenus |>aralléles aux rayons incidents II)? Ceci aurait lieu infailliblement si le second prisme A'B'C était de même nature et de même angle que le prisme ABC. Dans ce cas, la dispersion serait détruite, il est vrai, mais la déviation le seniil eu même temps. Newton alTirmait (pi'il ne pouvait pas en étreantremeni, et i|ne, (|uulle que fiU lu nalnre du prisme A'B'C', rachroniatisme n'était possible ipi'â une condition, c'est que le système achromatique ne déviai pas du tout la lumière, ce ipii revient eu délinitive à le rendre inactif. Ileurensement la perspicacité de Dolloml et son habileté comme constrnctcurlni permirent de montrer clairement qu'il suffisait d'accoler deux prismes formés de substances inégalement réfi ingentes et dont les angles fussent c.onvenablemcnl choisis poni' rendre un système achromatique, du moins pour les couleurs extrêmes, sans lui enlever la propriété de dévier les rayons Inmineux. Ainsi un prisme de Ilint-glass, dont l'indice de réfraction moyen est 1,604, peut aehromaliser un prisme de crowii-glass, dont l'indice de réfraction moyen est 1 ,5"».
IÔ7I. Exp^rlencr. — Dans les cours, un emploie, pour faire celle dé-
VCHROMATISMI';.