‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 91 sur 130 · AC5-BC · texte numérisé non relu

AC5-BC

AÜ5-BDs = 7;

AC, — DC, = 2« AD, — BD, = (2;i 4- 1 ) .y

lüOÛ. l'onn^tqiiciiceM qui «e dédubent derea r^Mltab. — Comment ces résultats inexplicables dans la théorie de l’émission se déduisentils de la théorie des ondulations? c’est ce qu’il est facile de voir. Beportons-nous en effet aux notions déjà données en acoustique sur la propagation des ondes. Les mouvements oscillatoires périodiques qui s'exécutent eu A se transmettant en C, la molécule du milieu qui

OPTIQIJE.

ôlü

SC trouve en ce point C, prendra successivement toutes les vitesses <|u'a possédées antérieurement la molécule A. Si en B ont lieu des ébranlements concordants avec ceux qui s'exécutent en A, si à chaque moment les vitesses des deux molécules A et B sont égales et de même sens, ces vitesses an'iveront concordantes en C, l’une Cm ilig. 747), l'autreCn, et en vertu du théorème connu de la composition des vitesses, le point C sera animé d’une vitesse CN, à peu près double de chaque vitesse composante, car les lignes AC et BC se coupent sous un très-petit angle : tel est le cas de l’expérience de Fresnel. La lumière produite par les vibrations de l’éther, sera donc plus vive en C, par suite de ces oscillations dont chaque phase s’exécute avec une vitesse doublée alternativement dans un sens et dans un autre.

Lorsque AC, — BC, est égal à une longueur d'ondulation 'i les vitesses qui à un moment quelconque arrivent en C,, sont de même valeur, à cause de la périodicité du mouvement. En effet, au moment où la vitesse antérieurement possédée par le point A arrive en C,, en ce

point C, parvient également la vitesse que possédait B lorsque l’oscillation précédente se trouvait dans la même phase de son mouvement. Donc C, doit osciller et produire le phénomène de lumière par l’effet de ces deux vitesses concordantes. Il en sera de même pour tous les points C„ C„ etc. La quantité que nous avons désignée par l (H!I9) serait donc la longueur de l’ondulation.

Quant aux franges obscures leur explication est certainement déjà comprise du lecteur : Les molécules A et B oscillent en concordance:

à une molécule d’éther D tellement située que AD — BD= 748) se

transmet la vitesse Du que possédait le point B ; au même moment parvient à ce point la vitesse Dm que possédait le point A (ou le point B à cause de la concordance) quand il exécutait le mouvement qui précédé le premier d’une demi-ondulation ; cette vitesse égale et de sens con-

THÉORIE DES 0NDlJLAT10^S.

traire à la précédente, l'annule à trés-peu prés eiitiérenieiit, d’autant plus cumpléteinent que les directions AD et BD sont plus voisines du parallélisme. Les mêmes explications conviennent aux points D„ D„ etc.

Ces phénomènes ont élé nommés phénomènes d'interférences. Ils sont analogues à ceux que nous avons étudiés en acoustique dans les para* graphes 1115 et suivants.

15(11. De* reaulUita abtenn* axree diverse* e«péee« de raj-on* l■■lllaeuz. — Les divers rayons du spectre peuvent être reçus successivement sur la lentille et former la source lumineuse S : le phénomène des franges se présente toujours avec des caractères généraux identiques aux précédents ; mais une différence saute aux yeux immédiatement. Avec les rayons les plusréfrangibles, tels que les rayons bleus et violets, les franges sont plus serrées que lorsqu'on emploie la lumière rouge. Ce qui rapporté aux longueurs d’ondes signifie que ces longueurs sont d'autant, plus petites que les rayons qui leur correspondent sont plus réfrangibles.

La lumière blanche donne un phénomène qui résulte de la juxtaposition et de la superposition des phénomènes partiels produits par chaque espèce de rayon. La frange centrale blanche se colore à ses bords verticaux en rouge ; puis, vient une bande noire, puis une blanche colorée en violet du côté de la frange centrale, en rouge en sens inverse, et ainsi de suite jusqu'à des bandes qui présentent toutes les couleurs spectrales.

15Ü2. Lonixaear* d’onde*. — Ces expériences donnent les longueurs d'ondes des différents rayons lumineux, du moins ces longueurs dans l’air, hesnel eu a fait le tableau. Le voici ;

LO.*(cvEiit d'oxde da.'ia l'aih

col;LcDlt^ munilTiics

mm.

Violet 0.000423

Indigo 0,000449

Bien. 0,000475

Vei-l 0,000512

Juuiie 0,000551.

Ortngé. . . . 0,000583

Bouge • 0,000020

il -J miQlt.

Les iiuiiibres dü ce tableau montrent combien est petite la longueur d'une ondulation. Si l'on voulait que les courbes ondulées rcprésenlativcs des vitesses fussent tracées en vraie grandeur on devrait, pai'

JT

Kik.TW.

exemple, dans l’espace d'un seul millimètre dessiner pour les rayons verts environ 2 000 (exactement 1957) arcs semblables à ceux de la figure 749.

De ce tableau on peut en déduire un autre, celui de la durée de chaque oscillation de la molécule vibrante, ou ce qui revient au niênie le iioiiibre d’oscillations qu’elle exécute en une seconde. Eu effet la vitesse de propagation de la lumière est de 298 000000 mètres par seconde (1256) : ce qui veut dire que la vibration d’une molécule met une seconde il se transmettre à une molécule placée à une distance égale à 298 000000 mètres. Au bout de cette seconde, si la première molécule n’a pas cessé de vibrer, les vitesses actuelles de toutes les molécules situées sur la droite de 298 000000 mètres, qui joint le centre d’ébranlement et la molécule extrême, figurent autant de fois la courbe représentée (litj. 749) que la première molécule a fait d'oscillations. Pour la lumière verte nous avons trouvé 2 000 de ces courbes dans un millimètre, ou 2 000000 dans un mètre, le nombre total de ces courbes sera à trèspeu près

2 000 000 X 298 000 000 = 596 000 000 000 000 c’est-à-dire 596 trillions. C’est le nombre d’oscillations que fait en une seconde une molécule d’ètber qui par son mouvement produit à nos veux la lumière verte; c’est le nombre de fois (pie le mouvement vibratoire excite le nerf optique en une seconde.

Voici le tableau complet :

MlMCI^C DC Vlgr.iTKM*''

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