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COC'UU)»- ÉVALCCfc EN TH|UV>Ü^.
Violet
indigo 003
Bleu 028
Vorl 383
Jaune 5iO
Orangé 5il
Rouge. . 480
THÉÜBIK DES ONDULATIONS.
1503. rnf Ifmrwlti relatlTn * l'expérience de Freancl. — l/expérience de Fresnel ne réussit que si les deux sources A et 1) ont une origine coramune; il faut qu'elles soient constituées avec le même foyer lumineux dont on compose par arliPice un système de deux centres (l'ébranlement; elle ne réussit jamais si deux llanimes ou deux corps |K>rtés à des températures élevées sont mis à la place de A et de B. An |ireinier abord cet insuccès surprend étrangement. Il semble que, si (leux points lumineux existent et sont en concordance de vibration, ils doivent donner des franges identiques à celles de Fresnel, et que s’ils ne vibrent pas d’accord, il ne puisse en résulter qu’un d('placement de la frange centrale. Si, par exemple, la pliàse du mouvement de .A est en avance sur celle de B d’une demi-oscillation, la frange centrale viendra se plaa'r en D et ainsi il y aurait recul de chaque frange sans autre modililatiun du phénomène. Mais Fresnel a parfaitement fait voir qu’une flannne était une source de lumière sujette à des perturbations nombreuses même dans l’air le plus calme; le moindre accident la trouble à nus yeux, soit que cet accident vienne de l’air environnant, ou qn'il résulte de ce que te combustible n’est pas identique à lui-inéme à chaque moment. Outre ces accidents visibles (et pour qu'ils soient visibles il leur faut une durée extrêmement grande par rapport à celle d’une oscillation de la molécule lumineuse), combien dans l’air le plus calme, avec les matériaux les plus purs, n’y anra-t-il pas, durant quelques millionièmes ou billioniémes de secondes, de perturbations inapen;ues, qui changeront subitement le mouvement périodique, le ralentissant, l’accélérant ou l’arrêtant? Puis après ce temps inappréciable, la périodicité reprendra; mais alors les deux point lumineux n’auront plus la même différence de phase, et un changement dans la position de la frange centrale et de toutes les autres franges en sera la conséquence nécessaire. Pour peu qu’une perturbation arrive après quelques trillions d'oscillations, les bandes brillantes se déplaçant à droite (;t à gauche quelques dix un cent fois par seconde auront remplacé les bandes obscures ; une teinte uniforme nous semblera éclairei' l’écran. Or une perturbation de ce mouvement vibratoire arrivant après un trillion de vibrations n’est-elle pas plus que probable dans les conditions indiquées? Ce n'est pas une probabilité, c’est une certitude.
Il est vrai que tous les corps lumineux ne sont pas aussi sujets qu’une llamme à des perturbations; mais si l’on prend un cas des plus favorables celui d'un fil de platine porté au rouge par une pile dans le vide, les variations accidentelles du l’intensité du courant, l’action du gaz qui II. 55
i'csIl* toujum-N dans In vide le plus parfait que nuus puissions ubteuii . les rayonncmcnls du dehors, les altérations de la structure du fd, sont des causes perturbatrices permanentes qui détruisent les conditions lie stabilité dn phénomène.
1504. Expérience d'YoonK- — Avant Fresiiel, Young avait fait une e.vpérience analogue. Mais, outre le phénomène simple que nous avons analysé, l’expérience d'Young se complique d'autres phénomènes, et c’est ponr cela que nous ne l'avons pas prise pour base de notre théorie, tiependant elle mérite d’être rapportée ; elle est la première en date, cl la facilité avec lai|uelle elle peut être réalisée permet à chacun de la répéter sans aucun appareil.
Une plaque mince de métal percée de deux trous lins est placée devant une lentille qui donne une très-petite image du soleil et .se trouve adaptée au volet d’une chambre noire .,Les rayons solaires, qu’il si-ra bon de rendre horizontaux par la réflexion sur un miroir extérieur, traversent la lentille, puis les deux ouvertures, et forment deux cônes de lumière qui, à nue petite distance des ouvertures, se recouvrent en partie sur l’écran placé pour les recevoir. Dans la portion commune des faisceaux se rencontrent alors des ondes lumineuses émises de la même source, le soleil, étayant parcouru des chemins égaux jusqu’à leur arrivée à la plaque métallique. Les mouvements concordants vibratoires qui animent l’éther des molécules situées A chaque ouverture se transmettent à l'intérieur et agissent comme s’il existait réellemeid deus sources de lumière analogues à celle qu’employait Fresnel. Toutes le» apparences que nous connaissons peuverd s’observer, bi frange centrale se voit brillante à la place qui nous est connue; puis à droite et à gauche, nue frange obscure, et ainsi de suite, sans aucune niodificatiou.
Mais A ces fi'anges s’en joignent d’antres, qui bordent l’ombre gisanétrique. Celles qui nous occupeut actuellement se distinguent aisément à ce caractère, qu elles disparaissent toujours dés qu’une des ouM'rtuu's est bouchée au moyen d’nu corps iqiaque. IJiiant aux autres, par quelli' imuse sont-elles produites? Nous ne tardertms pas A l’expliquer (15III.
CHAI’ITRIi XIII
PKOPAtiATlON DE LA EVMIÈRE — DIFFRACTION RÉFLEXION — RÉFRACTION