I. Quand le mot ^1 fils^ se trouve entre deux
noms propres et qu'il indique la filiation paternelle
- ou maternelle immédiate, il perd son élif initial, et
le nom propre qui le ^précède immédiatement perd
sa nounnation s'il en a une. ^x:, Mohammed fils d' El-
Hariih \t>xsù\ ^^ Ju^u. De plus il se met au même cas que le nom propre qui le précède. Ex.: fat
-o^s«> Jo^-
blessé Mohammed fils d El-Harith ,^ Ju-s^u t^yj>'^
J. Le mot ^t fils, conserve son élif quand il sert d'attribut au nom propre qui le précède, et celui-ci garde alors la nounnation s'il en a une. Ex.: Mo-
Jiammed (est) le fils a'El-Harith \^\Js^\ ^\ Os^.
K. Quand le mot ^l n'est pas précédé d'un nom propre, il garde toujours son élif. Ex.: lôn Balhoulha à dit iiiJûÂ ^ Jli (v. expl. Thème I2e).
L. Le nom propre ^-é* Amr s'écrit avec un ^ muet au nominatif et au génitif pour qu'on ne le
confonde pas avec -«^ Omar. Ex.: Nominatif ^-^.é Amr, Génitif 3-4X A' Amr, Accus. \^ Amr,
THÈME 98e.
{Noms propres , suite^
{Noms propres dépourvus de nounnation,)
Abraham. Ahmed. Yazid. Zeinab. Thalha. Fathima. R'athafan. Aqrab. Othman. Omar. Marie. Soliman. La Mecque. Egypte. Joseph. Oran. Constantine. Bône. Damas. Zohra. Yamina. Antara. Zoubeida. Ammara. Theldja bent Saïd. Omar ben Moaouiya. Le Tigre. L'Euphrate. Le Jourdain. L'Afrique. L'Europe,
Explications ^grammaticales du Thème 98e.
Plusieurs espèces de noms perdent leur nounnation lorsqu'on les emploie comme noms propres. Ce sont: 1® Les noms tirés de langues étrangères et qui
contiennent plus de trois lettres. Ex. : *j^U' Abraham.
2® Les mots arabes qui n'ont pas de nounnation dans l'usage ordinaire. Ex.: joJ Yazid (3e personne
d'aor. indic); Ju>»t Ahmed (type jJîàl). 1
3° Ceux qui sont terminés en ^{1. Ex.: ^SÇyh Kathafan (tribu).
4® Ceux qui sont terminés par un g. Ex.: X^\£&
Thalha; iUiali Fathima.
5° Ceux qui contiennent plus de trois lettres. Ex.: yjfix; Aqrab (nom d'homme).
ô° Ceux qui ne contiennent que trois lettres et
ont un fatha sur la seconde. Ex. : iL Saqar (nom propre d'une partie de 1 enfer).
7** Ceux qui, ne contenant que trois lettres, ont leur seconde quiescente, et s'appliquent à des êtres
ou objets féminins. Ex.: ^ Djour (nom de ville);
ju^ Bind (nom de femme).
8® Ceux dont la forme typique est plus fréquemment appliquée aux verbes qu aux noms. Ex. : s^yto
Dhourib (nom d'homme).
9® Ceux qui sont terminés par un t ou un ^^ muets.
Ex.: j^ôlc Alqa (nom d'homme).
10® Ceux dont le type est \)jtà. Ex.: -^os. Omar (nom d'homme).
11° Ceux dont le type est JljS appliqué à des êtres
ou objets féminins. Ex.: ^\ô^ Had^ami (nom de femme).
12° Ceux du type jUs dans la même circonstance. Ex.: s^jii, Koulahe (nom. de femme).
Exceptions.
A. Tous les noms propres arabes de cette catégorie prennent la nounnation quand ils sont employés
d'une manière indéterminée. Ex.: yjs>\ Juijj vX.j>j Yazid et un autre Yazid (quelconque).
B. Ils peuvent encore prendre la nounnation par nécessité prosodique.
C. Quelques-uns peuvent prendre la nounnation dans toutes les circonstances. On peut dire paiement
v,;^; et v-AJ^; Zctnao (nom de femme); JUP et jo^
-^jsW (nom de femme).
D. Les noms propres, dont le nominatif est en — et qui s'appliquent à des femmes , se déclinent comme
JI> (v. expl. Thème 19e).
E. Les noms propres persans terminés en &j- sont indéclinables. Cependant ils redoublent le kesra final quand ils sont employés d'une manière indéterminée* Ex.: fai vu Sybaouaîh et un autre Sybaouaïh (c'est-
à-dire et une autre personne du même nom) vi>jL
j^"' ^^'itv^^ ^vi-^y^ *
THÈME 99e.
(Noms propres y suite,) {Transcription des noms propres étrangers)
France. Paris. Marseille. Bordeaux. Nantes. La Seine. La Loire. Le Rhin. Madrid. Rome. Auguste. Jean. Pierre, Paul. Napoléon. Louis. Jacques. Alfred. Adolphe. Julie. Isabelle. Louise. Valentine. Sylvestre de Sacy. De Slane. ChampoUion. Victor Hugo. La-
martine. Espagne. Portugal. Italie. Allemagne. Angleterre. Russie. Suède. Grèce. Gaule.
Observations sur la transcription des noms propres étrangers.
A. Le système d'écriture des Arabes, différant essentiellement de celui des Européens, leur commande moins impérieusement le respect de l'orthographe originale des noms propres étrangers, que ne le fait pour nous l'analogie de notre alphabet avec celui de nos voisins. De là résulte pour eux la faculté plus étendue de se rapprocher plutôt des sons que de la lettre des noms à transcrire.
On a souvent ajouté à l'alphabet arabe, dans la transcription des noms, les lettres particulières au persan, et qui sont: y^ P français; Tch; -i J français; ^ G dur.
On peut joindre à ces signes la lettre o» po^^ représenter notre V.
B. On est tenu d'observer les règles de l'orthographe arabe quand on veut transcrire en cette langue des noms étrangers.
Les principales lois d'euphonie arabe et d'orthographe sont les suivantes:
1® Éviter la rencontre de deux lettres quiescentes
consécutives; ainsi Ton ne doit pas écrire jJ— ^; et quand cette rencontre doit avoirlieu, on supprime, pour 1 éviter, la lettre de prolongation et l'on écrit
Ji — !^. Si Ton avait à transcrire en arabe le mot Gaule on ne ferait donc pas suivre le ♦5' d'un 3 muet;
le J devrait venir immédiatement après le £^ Ex.: ^
Gaule. On écrira aussi ^^^ et non -a^U» Saint- Cyr
à cause de la rencontre des lettres quiescentes ^ et y.. 2® Éviter de surcharger les mots de lettres pro-
longatives. Écrivez ^y> et non (j^C^ Horace.
3° Ne jamais commencer un mot par une lettre quiescente. Les mots étrangers , qui commencent par deux consonnes sans interposition de voyelle et qui ont passé dans la langue arabe, prennent avant la première consonne un élif hamzé muni de la voyelle convenable, ou bien la première consonne prend une voyelle auxiliaire. Ex.: ^^àA éponge (du grec
(r%6yyoq)\ qJ^^ ou q^^^Î Platon,
D'après cette règle le mot France^ qui commence par deux consonnes sans interposition de voyelle,
devrait s'écrire iûô5 ou X^jl.
THÈKE lOOe.
{Adjectifs relatifs^
Terrestre. Solaire. Canin. Canine. Mecquois. Mecquoise. Damascène. Égyptien. Africain. Français. Italien. Scientifique. Hanéfite. Malekite. Chaféite. Hé-
patique. Sicilien. Sicilienne. Théorique. Pratique. Impérial. Royal. Réel. Spirituel. Corporel. Arabique. Arabe. Syrien. Hostile. Virtuel. Céleste. Paternel. Citadin. Nomade. Bédouin. Bédouine. Virginal. Grammatical. Grammairien. Lexicographique ou lexicographe. Camelique. Unique. Intellectuel.
Explications grammaticales du Thème 100«.
A. Les adjectifs relatifs servent à indiquer la relation d'une personne ou d'une chose avec le nom qui en rappelle l'origine, la famille, la race, la ville, le pays, le métier, la secte, etc. Ils se forment des mots dont ils dérivent par le changement de la voyelle dé-
sinentielle en la finale ^. pour le masculin et iu-
pour le féminin. Ex.: ^î terre, adjectif relatif mas-
cuhn ^c^^ terrestre, fémimn iLyto^î terrestre \ ^^Uw»
la Syrie, adjectif relatif ^Lï Syrien^ fém. âUfLÂ Syrienne, etc.
B. Plusieurs espèces de noms éprouvent des accidents particuliers dans la formation de leurs relatifs.
l*' Les noms terminés par » perdent cette lettre.
Ex.: ïSj^ la Mecque, jC» Mecquois ^ fém. 'âa>C«.
2^ Ceux qui ont un kesra sous Tavant-dernière radicale le changent en fatha. Ex.: ^^Xa roi, ^jCLo
royal.
3** Ceux qui ont pour type Ji^ ou jdL«3 perdent leur ^^ et changent le kesra de la deuxième radicale en fatha. Ex.: XJLij^ ville ^ j-j*X« citadin.
Exception. Si le générateur provient d'une racine sourde, il n'éprouve aucun changement. Ex.: cXjA^
/<?r, j^^JuJo ferrugineux.
4° Les noms propres des types J^ et xLuô per-
dent leur ^^, Ex.: ^jàw«j^ Qpretch (tribu), ^^^^y^ Qpreîchite,
5° Les noms qui ont avant leur dernière radicale deux (^ réunis par un techdid, en perdent un. Ex.:
6° Les noms provenant de racines défectueuses
qui suivent les types J^', îiL»^) ''A^'^ '^^' ^^ ^^ terminent par une lettre faible doublée, remplacent
cette lettre par un seul j. Ex.: /jL^ r/VA^, (^yL^ ^<f
Sj - s ^ ^ "
riche {divitia!)\ ^^Xc ennemi ^ ^^^lAc hostile.
7° Les mots indéclinables de trois lettres, provenant de racines défectueuses, changent leur désinence en 5. Ex.: ^ih jeune homme ^ l5V^^'
8° Cependant s'ils ont quatre lettres on peut supprimer la dernière lettre faible, ou la convertir en ^ précédé d'un I muet. Ex.: /le lI> monde ^ on forme
^^-Jo, (^-uO et (^^Li«3 mondain^ terrestre.
9° Si le mot a plus de quatre lettres, on supprime la dernière lettre. Ex.: ^L^uxp élu, ^iL*n<.
lO** Les noms terminés en i\ peuvent changer leur hamza en y Ex.: ÏÎJ^ ciel, ,^^^^Ju^ ou ^^^U^
11** Les féminins terminés en i\ changent le hamza final en y Ex.: il.iÂc vierge, lôV^ virginal,
12® Les noms terminés en - changent leur désinence en 3 et prennent un fatha sur la 2e radicale. Ex.: ax aveugle, ^j^tt^
13° Les noms en qui ont trois lettres peuvent changer leur désinence en 3, comme les précédents,
ou le perdre. Ex. : {jo^Juge, ^^^toli ou ^Jo\l judiciaire, * - '
14° Les noms provenant de racines défectueuses et terminés par &j forment leur relatif en
changeant leur ^^ en ^. Ex.: iuJ> village, ^^^
villageois.
15° Ceux de ces noms qui se terminent par deux ^ réunis sous un techdid, changent le second en y
Ex. : ^j^- vivant, ^^^ de vivant,
16° On rétablit dans le relatif la 3e radicale disparue dans le primitif. Ex.: ^ sang , i^^o sanguin;
^Ç ^^r<?, ^^\ paternel; 'ijà langue, ^^ lexicogra-
phique ou lexicographe,
17*^ Les duels et les pluriels peuvent donner nais-
sance à des noms relatifs servant à exprimer des professions ou des habitudes. Ex.: wsX5' des livres^
^u^ libraire,
18° Quelques adjectifs relatifs ont été formés d'une
manière insolite. Ex. ^tT natif ou habitant de ^^
(ville); (V1& natif ou habitant de ^^L^^IÉ (province);
^^^.^ corps ^ ^LéJN*c>- corporel,
19° La forme féminine de l'adjectif relatif peut prendre le sens de nom abstrait de qualité. Ce nom abstrait correspond aux désinences //, isme du fran-
çais. Ex.: K-ç^^î Aï divinité de xS! ^/>«; ^fyâJJ» *<?
Christianisme de j^^y^ai chrétien.
20® On peut former des adjectifs relatifs de qualité avec des pronoms et des particules. Ex.: XxiU'
égoïsme de Qî y^, /«^// '^t^ qualité de s.,ftA5^ comment
21° Les adjectifs relatifs forment ordinairement leur
pluriel régulièrement. Ex.: ^fiAËgyptieny^XxmA^^^joJ^
Égyptiens, xlyo^ Égyptienne, pluriel sdu^fo^Égypiiennes.
THÈME lOie.
{Diminutif) Petit homme. Petite forteresse. Petit ruisseau. Petit bâton. Petit scorpion. Petit passereau. Petit garçon.
Petit roi. Petit livre. Petite lune. Petite tente. Bleuâtre. Rougeâtre. Petite Zeinab. Petit cavalier. Petit jeune homme. Petite dent canine. Un peu avant. Petit soleil. Petit enfant. Petite porte. Petite chose. Petite béte. Petite montagne. Petit soulier. Petite main.
Explications grammaticales du Thème 101 e.
A. Le diminutif ajoute au nom primitif le sens de diminution, gentillesse, petitesse, délicatesse. Il prend
la forme j4*^ ^^ ^^t dérivé d'un nom trilitère, et la forme JJLis s'il est dérivé d'un nom quadrilitère. Ex.: Juç>-, p^tit homme ^ dérivé de Jj>. homme (trilitere) y-xôc petit scorpion y dérivé de yJ*^ scorpion
(quadrilitère).
B. Les désinences féminines , les désinences des adjectifs relatifs, des duels adjectifs verbaux, des pluriels masculins et féminins sont maintenues et ajoutées
aux diminutifs ainsi obtenus. Ex.: xjJLs forteresse^ wulô petite forteresse^ *^^4.> rouge (féminin), A^aj^^ un peu rouge\ qI^ ivre, ^\J^ petit ivroine\ ^y^^Ji^
musulmans, ..^JL^mwo petits musulmans \ oUJLm^ ^«-
^ulmaneSyKdLkL^^ petites musulmanes.
C. Si la troisième lettre du nom primitif est un I ou un ^ ou un l5 , elle se change en c^", et ce is se contracte avec le ^ du diminutif au moyen d'un techdid. Ex.: ^^ serviteur, *.JLê petit serviteur \ ^^X:>
ruisseau^ J^jJl.» petit ruisseau] Lao* bâton ^ iLf^si petit bâton,
D. Les noms féminins ayant une forme masculine
prennent un h au dimmutif. Ex.: ,j*.4-û soleil^ 'k^^
/^AV soleil \ to maison^ '^^o petite maison,
E. Si le nom primitif féminin, ayant une forme masculine, a un nom d'unité, on n'ajoute pas le s
au dmimutif. Ex.: y^ui arbres^ ^irF^ petits arbres.
F. Dans |les noms provenant de racines sourdes, les lettres contractées par le techdid se dédoublent
au diminutif. Ex.: ^ ombre, J-Jb petite ombre.
G. Si le générateur a perdu une radicale faible, cette radicale reparaît au diminutif. Ex.: ^t enfant,
^u petit enfant] ^\ père y ^\ petit père, H. Si le générateur contient une radicale faible,
elle reparaît au diminutif. Ex.: U^ porte , ^^^..Ji^ petite porte,
I. Les diminutifs sont soumis aux lois de permutation comme tous les autres mots de la langue. Ex.: ^^^ chose , ^yi petite chose.
THÈME 102e.
{Diminutifs suite ^
Petite clef. Petit empereur. Petit homme. Petit coing. Petit rossignol. Un peu de safran. Petit Abd-Allah. Petite vieille décrépite. Un peu agité. Qui appelle humblement à son aide. De choix inférieur. Qui dégringole un peu. Une courte nuit. Un peu noir. Petit Ahmed. Deux petits Zeïd. De petits aides. De petites Hind. De petits serviteurs. De petites mosquées.
Explications §yammaticales du Thème 102e.
A. Les diminutifs dont les générateurs ont plus de quatre lettres suivent les types suivants:
1® ,yxfÂQ et ^^j^xM, Ex.: Jssu clef, ^^.jjJàa petite clef,
2 . J^..ALoê. Ex.: ^LULm empereur s ^ ^^ \\Am petit empereur,
3° qX^w. Ex. : ^L^i) homme , qU-^Î petit homme,
^ Q^ii^- Ex. : ^f^^ safran , qJJç-^ petit safran,
B. Les diminutifs des noms propres composés de deux noms, se forment par le premier des deux. Ex.:
&Ul Juft Ahd'Allah , «jJl wXaac /<?//V Abd-Allah,
C. Quand le nom est composé de cinq lettres fortes, ou de plus de cinq lettres fortes, on en forme
le diminutif Jjtjuw au moyen des quatre premières lettres seulement et on néglige les autres. Ex. : ^}SJu^ coing, rj^ A^^^ coing; J^JULc rossignol, JjJlc
j^tit rossignol,
D. Certains diminutifs sont formés d'une manière
exceptionnelle. Ex.: xÛ nuit, iuLli petite nuit; ,!>^f
noir^ AlW «« peu noir.
E. Les duels et les pluriels peuvent donner nais<sance à des diminutifs. Ex. : ,.Jju-, deux Zeîd, ...îjwjut
^(^«jc /<?///j Z(??^y CJi>/^'^ ^'^'^ aides, ^jyajy ^<f /^-
F. Les diminutifs formés des singuliers peuvent se mettre au pluriel féminin régulier. Ex.: JcfLy*^ une
petite mosquée y oIOl:^Ua*mo ^^ petites mosquées.
DE
TBÈMES FRANÇAIS-ARABES.